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Finances

Emprunts toxiques à l’hôpital : un outil à double tranchant

Publié le 06/10/2011 • Par Catherine Le Gall • dans : Actu expert santé social, Actualité Club finances, Dossiers d'actualité, France

« Je revendique ma part d’erreur » a affirmé Pierre-Charles Pons, directeur général du centre hospitalier régional universitaire (CHRU) de Dijon, mercredi 5 octobre 2011, devant « la commission d’enquête sur les produits financiers à risque souscrits par les acteurs publics locaux », à l’Assemblée Nationale. Comme lui, les directeurs d’hôpitaux ont assumé leurs responsabilités face au président de la commission, Claude Bartolone (député de Seine-Saint-Denis et président du conseil général) et le rapporteur, Jean-Pierre Gorges (député de l’Eure-et-Loir). Tous ont reconnu l’utilité des crédits structurés pour gérer une dette ou faire face à une montée des investissements, même s’ils avouent que la facture est aujourd’hui lourde à payer.

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Emprunts toxiques : comprendre l’engrenage

Tout est histoire de contexte. Pierre-Charles Pons est revenu sur les conditions dans lesquelles il a été amené à contracter des emprunts toxiques : « Rapidement, la seule solution que nous avons eue pour faire face aux investissements demandés dans le cadre du plan Hôpital 2007 a été l’emprunt. Dans un contexte de faible concurrence entre constructeurs, nous avons été confrontés à une hausse des prix et nous avons donc eu recours aux emprunts structurés. L’offre était séduisante : le taux d’intérêt n’était que de 1%. Cela nous a permis, sur la période 2007-2011, de gagner 9 millions 600 000 euros ».
D’autres directeurs ont évoqué la nécessité d’avoir recours à des produits structurés dans le cadre d’une « gestion active de la dette », comme à l’hôpital de Decazeville, par ...

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