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Développement durable

Le jardin pédagogique, plus que jamais au cœur de l’initiation à l’écologie

Publié le 15/12/2021 • Par Michèle Foin • dans : A la Une Education et Vie scolaire, France, Innovations et Territoires

enfant-jardin
D.R.
Le jardin pédagogique offre aux enfants une expérience sensible de la nature qui rend concret l’enseignement du développement durable. Plus cet enseignement est délivré tôt, meilleurs sont les résultats. Les enfants des écoles maternelles et primaires sont donc les premiers concernés. La commune a une carte à jouer en impulsant les projets de jardin pédagogique sur les temps périscolaires pour y associer toute la communauté éducative.

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La pratique du jardinage à l’école n’est pas nouvelle. Mais, depuis quelques années, les projets fleurissent. En 2016, l’appel à projets « Potagers et jardins pédagogiques » du ministère de l’Environnement faisait l’objet de plus de 10 000 manifestations d’intérêts. De fait, avec le dérèglement climatique, l’éducation à l’environnement et au développement durable est devenue stratégique pour les acteurs éducatifs. « Cela nous semble être un enjeu majeur pour engager les transitions et la transformation des comportements », a rappelé ­Rozenn ­Merrien, présidente de l’Association nationale des directeurs de l’éducation des villes, en octobre. Créer un jardin pédagogique permet justement d’introduire une expérience sensible de cet enseignement, sans investissements colossaux.

Faible engagement

Malgré les bonnes volontés, la principale difficulté des jardins pédagogiques reste leur péren­nité. « Avec le turnover des équipes, c’est inévitable. Tous les enseignants n’ont pas la même volonté de s’engager dans un tel projet », concède ­Sylvain­ ­Benaïn, responsable du pôle « écoles, personnels et patrimoine » à Tours (136 300 hab.), où 90 % des 58 écoles sont dotées soit d’un jardin en pleine terre, soit de bacs potagers. « Mais la moitié ne sont pas suivis, admet le responsable. Pour éviter que le jardin pédagogique ne soit laissé en jachère, il faut qu’il s’inscrive dans un projet d’école », insiste-t-il.

C’est aussi le constat qu’a fait la ville de ­Rochefort. « Jusqu’en 2008, chaque école avait un coin jardinage, mais faire constamment se déplacer un jardinier dans chacune d’elles était compliqué, et les sites n’étaient pas forcément adaptés », relate ­Eric ­Bourdajaud, directeur des espaces verts. Beaucoup finissaient par être abandonnés.

Plutôt que d’avoir un petit jardin dans chaque école, la municipalité fait le choix d’un vaste jardin pour toute la ville. En 2008, les élus décident donc de transformer le potager du Roy, qui jouxte la Corderie royale, en jardin pédagogique pour l’ensemble des écoles et crèches. Le jardinier ­Philippe Eppert est chargé de gérer son animation. Depuis, les classes s’y déplacent une à deux fois par an pour des ateliers. Quant au jardin, il est florissant toute l’année.

Formés à la permaculture

A La Ciotat (35 300 hab., Bouches-du-Rhône), la question a été mûrement réfléchie. Et c’est au sein des accueils de loisirs qu’une solution a été trouvée. Grâce au projet « la nature dans ma cour d’école », lancé en 2016, les dix groupes scolaires sont aujourd’hui dotés de jardins pédagogiques portés par la communauté éducative. « Au moment de la réforme des rythmes ­scolaires, en 2014, quelques projets de jardin ont émergé, notamment pour occuper le vendredi après-midi. Nous avons voulu accompagner ces animateurs en construisant un projet éducatif autour de la découverte de la nature », témoigne Karine Carro, coordinatrice de projets à la maison de la pédagogie.

Les bonnes volontés ont d’abord été recensées. Un référent « nature » a été choisi par accueil de loisirs, animateur ou agent territorial spécialisé des écoles maternelles. Tous ont été formés à la permaculture et à la biodiversité. En 2016, une méthodologie de projet a été mise en place pour rendre les enfants acteurs de cette démarche dès la conception du jardin. De l’éco-enquête, « pour poser un autre regard sur leur environnement et les amener à s’interroger sur leurs besoins », détaille ­Karine ­Carro, à la concrétisation, avec le souci de tenir compte des contraintes repérées par les services techniques et le directeur d’école. « L’idée est de valoriser le travail des enfants », pointe-t-elle.

Espaces délimités

Aussi, les enfants présentent leur projet sur plan, en classe ou dans les accueils de loisirs. Enfin, tous réfléchissent aux moyens de protéger la nature et de pérenniser le jardin. « Nous avons dû redimensionner certains projets trop ambitieux. Aujourd’hui, on choisit plutôt des jardins en carrés pour délimiter les espaces. Si une classe veut moins s’investir, on peut toujours planter de l’engrais vert, ces plantes qui, en se décomposant, enrichissent le sol. Ainsi, il se passe toujours quelque chose au jardin », se réjouit la coordinatrice. Fortes de cette méthodologie de projet, les équipes d’animation veulent aller plus loin et réfléchissent à un meilleur partage des cours d’école, en installant des jeux, des coins cocooning, des boîtes à livres… des souhaits exprimés par les enfants qui veulent jouir du jardin sous ses différentes facettes.

Cette dynamique encourage également les services techniques à changer progressivement la nature des sols, et celui des espaces verts à planter davantage d’arbres. ­Karine ­Carro y voit les vertus du projet éducatif de territoire qui permet de fédérer toute une ville, en s’appuyant sur les richesses du terrain. La dernière étape avant les cours végétalisées ?

L’enjeu de la pérennisation

D’après une enquête de la Semae, l’inter­profession du secteur des semences, menée auprès de 2 500 enseignants en 2015, seulement un sur dix déclarait une pratique du jardinage depuis plus de six ans, tandis qu’ils étaient quatre sur dix à le pratiquer depuis moins d’un an.

Les écoliers mettent les mains dans la terre et participent à des ateliers toute l’année

Lorsque la ville de Rochefort se porte acquéreuse du potager du Roy, en 2008, et décide d’en faire un jardin pédagogique, elle en confie l’animation à ­Philippe Eppert, qui a effectué toute sa carrière dans la collectivité, en tant que jardinier animateur. « Toute la ville me connaît ! » lance-t-il dans un rire jovial. Ce vaste potager était autrefois destiné à nourrir les marins du roi. S’il a conservé son caractère historique, avec des légumes anciens pour la consommation, des plantes médicinales pour les soins, du lin et du chanvre pour les cordages et les voiles, il compte aussi une jachère fleurie pour la biodiversité, une ruche et un espace de permaculture. ­Là-bas, ce sont les enfants qui font. Et tant pis s’ils arrosent ­parfois un peu trop.

« Je travaille avec mon cœur en faisant travailler les mains des autres. Il faut que les enfants touchent », dit le jardinier, qui calcule la rotation des écoles « pour partager ce lieu au maximum ». « Avant le Covid, je voyais entre 3 000 et 4 000 enfants par an. Maintenant, j’accueille une classe par demi-journée, au lieu de deux », se désole ­Philippe ­Eppert. Il reçoit les enfants au potager en classe entière de septembre à novembre, puis de février à juillet. « J’essaie de les faire venir une fois par trimestre pour qu’ils participent aux semis, voient la pousse, goûtent et récoltent. » De novembre à février, il se déplace dans les écoles pour des ateliers d’éveil à la nature.

Contact : Eric Bourdajaud, directeur des espaces verts, eric.bourdajaud@ville-rochefort.fr

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