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Crise sanitaire

Spectacle vivant : les professionnels face à la baisse de la fréquentation

Publié le 07/12/2021 • Par Judith Chetrit • dans : Actualité Culture, France

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© alphaspirit-adobestock
Les gestionnaires de salle peinent encore à comprendre si la raréfaction du public relève de la prudence face à l’épidémie ou une modification durable des pratiques culturelles. En attendant, ils procèdent à quelques changements stratégiques dans leurs relations avec les publics.

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Malgré les jauges fluctuantes, le passe sanitaire, le masque et autres précautions sanitaires désormais communes, les professionnels du spectacle vivant espéraient que l’automne marquerait le retour d’une culture réellement déconfinée après deux périodes de fermeture.

Au téléphone, plus de six mois après les premières réouvertures progressives d’équipements, le ton est plutôt déconfit – en dépit de l’enthousiasme général face à l’entrain de spectateurs ravis de retrouver leurs fauteuils. Sans compter une petite musique préoccupante qui commence à remonter ces derniers jours avec la progression très sensible de cas de Covid.

Qu’en est-il de la reprise? Timide, fébrile, fragile. Alors qu’un prochain sondage sur la fréquentation, commandé par le ministère de la Culture,  devrait être diffusé dans le courant du mois, une précédente enquête d’opinion (Les pratiques culturelles des Français – Bilan réalisé à la fin de l’été 2021) réalisée début septembre faisait déjà écho aux premières remontées de terrain émanant des salles de spectacle et des syndicats professionnels :  quasiment un Français sur 2 – contre 88% avant le début de l’épidémie – n’avait pas repris le chemin d’un lieu culturel. Et, toujours selon le même sondage, pour un tiers d’entre eux, cette fréquentation sera revue à la baisse.

Fréquentation des salles : une érosion de l’ordre de 30%

Pour les gestionnaires de salle, les statistiques sont encore à affiner. “La crise sanitaire nous rappelle encore qu’à la différence du cinéma, nous ne disposons pas de suivi des billetteries du spectacle vivant au niveau national”, glisse Nicolas Dubourg, le président tout juste réélu à la tête du Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles (Syndeac).

“Selon les endroits, nous observons une érosion du public de l’ordre d’à peu près 30% par rapport au niveau d’avant-Covid. Dans des bassins de vie les moins peuplés, l’érosion a été plus rapide”, relève Sébastien Justine, directeur des Forces musicales, organisation d’employeurs qui regroupe une cinquantaine d’opéras, d’orchestres et festivals d’arts lyriques. Malgré des succès remarqués comme à l’opéra de Nice, il estime que cette baisse est aussi liée à la diminution des abonnements et à la réallocation des budgets dans les ménages. Les spectacles reprogrammés se remplissent aussi plus vite que les nouvelles propositions.

Réagissant aux propos de la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, interviewée par la Gazette des communes, le président du Syndicat national des scènes publiques, Frédéric Maurin affirme que le passe sanitaire a “bel et bien un impact sur le remplissage de salles. A cet égard, celui-ci a un effet particulier sur les réservations des collèges et lycées : “il y a annulation si un ou plusieurs enfants n’ont pas de passe. C’est une complexité logistique qui décourage beaucoup d’enseignants”.

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Des réservations de dernière minute

Autre observation commune : “les réservations sont de plus en plus proches de la date de représentation”, note Sébastien Justine.  Au Fil, une salle de concerts de musiques actuelles à Saint-Etienne, à l’exception de quelques têtes d’affiche comme Clara Luciani, “nous voyons les ventes s’accélérer dans les sept derniers jours”, confirme Marilou Andrieu, la responsable des relations publiques. Ce qui a déjà généré un budget bien plus important dédié à la communication avec des encarts presse, des messages sur les réseaux sociaux ou de l’affichage coûteux sur des écrans digitaux en gare et sur les trams.

Même les quotas de places pré-achetées par le service jeunesse de la ville ne trouvent pas toujours preneurs. “Nous demandons aux collectivités territoriales et aux élus d’être un réel soutien dans la communication car celle-ci a un effet cumulatif sur les spectateurs », préconise Nicolas Dubourg.

Stratégie pour tenter de booster la billetterie

La baisse de la fréquentation elle est loin d’être une surprise. Pour regagner la fidélité des spectateurs, beaucoup avaient déjà revu, dès l’ouverture de la saison, leur fonctionnement. Au théâtre Saint-Louis de la communauté d’agglomération de Cholet (Maine-et-Loire), la mise en place d’une billetterie en ligne a peut-être facilité le maintien d’une fréquentation satisfaisante, juge Emmanuelle Labatut, la directrice de cette salle exploitée en régie municipale. Quand certains ont interrompu les abonnements ou au contraire, programmé des dates gratuites de spectacles pour en booster les ventes, d’autres ont changé de périodicité de programmation ou ont revu le nombre de dates à la baisse.

Le ticket gagnant des artistes émergents

Une programmation trimestrielle ou semestrielle représente une marge de manœuvre supplémentaire en cas d’aggravation de la situation sanitaire. Ce tableau, plutôt morose, ne doit pas éclipser les bonnes reprises dans certains équipements.

Inauguré en mars 2019, l’Hydrophone de Lorient, une salle de musiques actuelles, estime avoir fait une meilleure rentrée qu’il y a deux ans ! “Nous avons repris une programmation dès le début de l’été et la saison a démarré très tôt en septembre avec plusieurs concerts gratuits de musique électronique sur différents sites de l’agglomération”, raconte le directeur, Frédéric Carré. Dans cette salle qui programme une cinquantaine de dates annuellement, le choix des artistes a été capital, excluant le hip hop difficile à reconfigurer en cas d’interdiction de fosse ou misant encore plus sur des talents émergents qui disposent déjà d’un public, certes moins volumineux que des stars mais fidèle.

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