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[TRIBUNE] Insertion sociale

« Faire du maire le véritable coordonnateur de la politique de lutte contre la grande précarité »

Publié le 01/12/2021 • Par Auteur associé • dans : Actu Santé Social, France, Opinions

sans-abri sans-abrisme SDF
©SearchingForSatori - stock.adobe.com
Après deux décès de SDF sur sa commune, le maire de Vesoul souhaite que les édiles deviennent les chefs de file de la politique de lutte contre la grande précarité dans leur commune.

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Alain Chrétien

Alain Chrétien

maire de Vesoul (Haute-Saône)

À un mois d’intervalle, en plein été, à Vesoul, 15 000 habitants, préfecture de la Haute-Saône, deux jeunes marginaux sont morts. Ils sont morts dans des conditions abominables, au fond d’un garage inutilisé, au su et au vu de tout le monde.

Pourtant, à Vesoul, il existe toutes les structures de suivi, d’insertion et d’hébergement possibles et imaginables. Des moyens humains, financiers, des services publics d’assistance sociale et sanitaires gérés par l’État, le département, la ville, des associations dotées de subventions conséquentes et pourtant ces deux jeunes hommes sont morts dans la quasi indifférence générale.

Ces drames montrent à quel point il est nécessaire de revoir la prise en charge de la grande précarité et d’adapter notre fonctionnement pour plus de coopération entre les acteurs concernés.

Les maires, tout au moins ceux qui le souhaitent, doivent devenir les véritables coordonnateurs de la politique de lutte contre la grande précarité dans leur commune. Au centre de la vie sociale de la cité et pourtant à la marge de toutes les politiques sociales de l’État, du département et du monde associatif, le maire n’est souvent qu’un acteur parmi d’autres. Or il faut un chef de file et ce chef ce pourrait être lui.

La grande précarité et la grande pauvreté sont au croisement de problématiques de santé et d’addictions, de formation et d’éducation, de logement et d’exclusion familiale. Toutes ces problématiques sont gérées bien souvent par des institutions différentes qui ont du mal à dialoguer et s’opposent entre elles le secret professionnel et le secret médical.

Par exemple, est-il normal qu’il soit interdit aux maires de connaître les allocataires du RSA présents sur leur commune ? Qui sont-ils ? Sont-ils âgés ou jeunes, sont-ils concentrés sur une partie de la ville ou dispersés dans tous les quartiers ? Impossible de le savoir tant que les caisses d’allocations familiales qui gèrent le dispositif ne seront pas autorisées à partager ces informations.

La concertation avec les professionnels de santé est, elle aussi, indispensable. Addiction à l’alcool, aux drogues, psychopathologies traitées ou non, la construction d’un parcours de réinsertion passe obligatoirement par la construction d’un parcours de soin coordonné et l’obligation, parfois contrainte judiciairement, de traitements.

Le mal logement est aussi un facteur aggravant qui gangrène les centres-villes souvent engagés dans les politiques de reconquête rendues plus difficiles par la concentration de la misère sociale dans les centres anciens délaissés par les propriétaires occupants. Le logement des personnes fragiles sous tutelle devient ainsi un marché lucratif, les propriétaires bailleurs ayant l’assurance d’être payés par les tuteurs ou les curateurs.

Pour faire le bon diagnostic il est indispensable de bien connaître les maux dont souffrent notre société. Des observatoires locaux de la grande pauvreté alliant informations statistiques et enquêtes terrains permettraient de définir des priorités et des programmes d’actions ciblées.

Eviter l’amalgame délinquance/précarité

La lutte contre la grande précarité doit aussi se faire sans stigmatisation et dans le respect de la dignité de la personne. La question du secret partagé est donc centrale et nécessite une déontologie partagée par tous les acteurs. Comme il existe des groupes locaux de traitement de la délinquance (GLTD), des groupes locaux de traitement de la grande précarité permettraient d’échanger des informations sensibles sur les situations juridiques, financières ou sanitaires sous le sceau de la confidentialité garantie par la signature d’une charte.

Cette dualité permettrait aussi d’éviter l’amalgame entre délinquance et précarité ; les deux sans-abri décédés cet été à Vesoul ne perturbaient ni l’ordre public ni la quiétude des voisins.

Selon ses proches, Jordan M., l’un des deux sans abri « s’est laissé partir. Il avait baissé les bras ». Face à ces drames, c’est à nous collectivement de ne pas baisser les bras et de nous remettre en cause pour éviter que ces drames ne se reproduisent dans nos villes et nos campagnes.

Les outils existent, les moyens aussi, avec un peu de bonne volonté et une meilleure coordination de tous les acteurs, il est possible de surmonter les obstacles et de décloisonner les politiques publiques. Depuis l’apparition de la pandémie, le maire est apparu plus que jamais comme une figure protectrice. C’est vers lui en priorité que se tournent ses concitoyens lorsqu’ils sont en difficulté ; il faut donc lui permettre d’organiser la réponse sociale sur son territoire avec la bienveillance qui le caractérise.

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