Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement
Club finances

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

icon Club finances

Finances locales

L’évaluation des budgets participatifs, une étape clé de leur amélioration

Publié le 07/12/2021 • Par Clément Le Foll • dans : A la Une finances, Actu experts finances, France, Innovations et Territoires

Faily budget concept. Miniature family on coins pile.
Kirill Makarov
Evaluer son budget participatif permet à une collectivité de compiler les témoignages, d’en tirer des conclusions et de perfectionner l’organisation. Les citoyens et agents territoriaux impliqués dans ce type de budget peuvent donner leur retour d’expérience sur ce processus auquel ils ont participé. On procède en faisant circuler des questionnaires, en organisant des entretiens individuels et collectifs ou en confiant une partie de cet audit à des civic techs.

Ma Gazette

Sélectionnez vos thèmes et créez votre newsletter personnalisée

Pouvez-vous détailler la méthodologie d’évaluation choisie par le comité­ scientifique ? Avez-vous rendu publics les résultats de l’évaluation ? Si oui, sous quelle forme ? Le 2 décembre 2020, dans le cadre des rencontres nationales du budget participatif, la ville de ­Clermont-Ferrand anime un atelier consacré à l’évaluation de son budget participatif. Covid-19 oblige, il se déroule à distance. Diffusé en direct sur YouTube, il engendre des dizaines de questions dans le chat. « C’est l’atelier sur lequel nous avons eu le plus d’interactions », se souvient Roseline Peters, cheffe de projet « innovation et participation » de la ville.

Alors que les budgets participatifs se comptent par dizaines, les évaluations restent dans l’ombre des phases de communication ou de conception de la plateforme de vote. Prévu sur deux ans et lancé en 2018, le premier budget participatif clermontois était doté d’un budget d’un peu plus de 2 millions d’euros. Il était ouvert à tous, sans limitation de projets lauréats. Le désir de l’évaluer est intervenu en cours de processus. « C’était une expérimentation, l’évaluer était déjà un moyen de savoir ce qui avait fonctionné ou non, mais, surtout, s’il y aurait une seconde édition », détaille ­Roseline Peters.

Récolte et diagnostic

A Clermont-Ferrand comme ailleurs, ce diagnostic du budget participatif se construit autour des retours d’expérience des agents territoriaux et citoyens impliqués. Si la municipalité a géré les entretiens téléphoniques et questionnaires avec les participants, elle a fait appel au Centre d’innovations sociales Clermont Auvergne, le Cisca, pour les échanges avec ses services. « On ne pouvait pas étudier notre fonctionnement interne de manière neutre », estime Charles-André Dubreuil, adjoint au maire chargé de l’innovation démocratique, qui a lui-même été auditionné par un membre du Cisca. Le département de la Gironde s’est quant à lui associé à Planète publique, société spécialisée dans l’évaluation de la participation citoyenne, pour récolter les témoignages de ses agents.

« En plus des quinze entretiens individuels réalisés par Planète publique, nous avons organisé quatre demi-journées collectives de discussion, indique ­­Julie ­Blanquet, chargée de mission “résilience et innovation territoriale” au sein du département. Nous avons ainsi eu 50 témoignages supplémentaires sur les 150 agents impliqués. » L’une des questions centrales liées au budget participatif girondin, qui était réservé aux 11-30 ans, était de mesurer son impact sur l’implication citoyenne de ces jeunes. Réponse dans quelques semaines, les résultats n’ayant pas encore été communiqués.

Depuis sa première édition en 2015, Grenoble (157 600 hab.) ­réalise un audit continu. Après chaque phase – dépôt du projet, réunions, vote – la municipalité fait circuler un questionnaire et échange avec les porteurs de projet. « C’est un mécanisme au long cours. Nous avons encore des discussions avec des participants de 2015 qui s’intéressent aux éditions suivantes », détaille Boris ­Kolytcheff, chargé de mission « démocratie locale » à la ville.

Pratique marginale

Au-delà d’une meilleure connaissance des participants et de leur perception, l’audit facilite l’adaptation du budget participatif. Après avoir constaté que la plupart des votants habitaient à proximité de l’hôtel de ville – seul endroit où il était initialement possible de voter –, Grenoble a aménagé des bureaux de vote dans différents quartiers, puis ouvert un scrutin numérique et, enfin, installé des zones de vote à proximité des lycées après avoir observé que les jeunes ne participaient pas au vote en ligne.

« Nous avons découvert que beaucoup de nos agents étaient gênés de n’être associés qu’à certaines étapes du processus, confie quant à elle Julie Blanquet. Nous menons également une réflexion sur l’articulation d’un budget participatif en tant que département, alors qu’il en existe à l’échelle de communautés de communes et municipalités. »

Fondateur du site « lesbudgetsparticipatifs.fr », Antoine Bézard considère que l’évaluation du budget participatif demeure une « pratique encore marginale dans les collectivités, pas toujours bien conçue ». A Clermont-Ferrand, les principales diffi­cultés ont été liées au Covid-19, qui a forcé à mener des entretiens avec les citoyens par téléphone. « Nous aurions aimé interroger ceux qui n’ont pas participé, aller à leur rencontre dans la rue, mais ce n’était pas possible », regrette Roseline Peters.

Un enjeu également primordial du côté de Grenoble. Lors du Forum des idées, événement public qui lance le budget participatif, la municipalité a fait circuler un questionnaire, complété par 500 des 1 000 participants à la journée. « C’est un chiffre encourageant, mais notre défi est de réussir à quantifier l’impact d’un budget participatif sur les personnes qui n’y participent pas. » Pour remédier à cela, la ville a recruté un thésard dont le travail porte sur l’impact des dispositifs de démocratie locale sur la population.

Questionnaire et entretiens permettent de dresser le portrait des participants

PHOTO - IMG_290980_02.jpg[Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) 141 400 hab.] En déployant un questionnaire en ligne, mais également en multi­pliant les entretiens physiques et téléphoniques, la municipalité de Clermont-Ferrand a pu esquisser un portrait des participants à son budget participatif. « La majorité des votants sont des gens qui se renseignent sur l’actualité, plutôt politisée, mais qui n’ont pas participé aux conseils de quartier et autres instances de démocratie participative, liste Roseline Peters, cheffe de projet “innovation et participation”. Concernant les catégories socioprofessionnelles, nous avons notamment un quart de participants employés ou ouvriers et un tiers de CSP +. » Au fil des entretiens, les services de la ville ont également remarqué que le budget participatif avait permis de renforcer les liens entre les Clermontois et la mairie. Son format de travail en petit groupe, accompagné d’agents présents pour aiguiller les porteurs de projet sur certains points comme les contraintes juridiques, a facilité les échanges. « Jusqu’à présent, les citoyens n’avaient pas trouvé le moyen de s’adresser à la mairie, ils ne vont pas oser interpeller directement les élus », analyse Roseline Peters. Cette évaluation a entériné l’utilité du budget participatif comme démarche de démocratie locale. Les retours des citoyens ont également abouti au lancement d’une newsletter qui les tient informés de l’avancée des projets sélectionnés.

Contact : Roseline Peters, rpeters@ville-clermont-ferrand.fr

 

Réagir à cet article
marche online

Aujourd'hui sur le Club finances

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Commentaires

L’évaluation des budgets participatifs, une étape clé de leur amélioration

Votre e-mail ne sera pas publié

Club finances

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement