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Développement durable

Conserver et dépolluer un fleuve, plus rentable qu’un barrage

Publié le 08/12/2021 • Par Stéphanie Stoll • dans : Innovations et Territoires

photo d'un fleuve ou d'une rivière bordée d'arbres et de végétations
laurine45-Fotolia.com
Les communes de la vallée du Taravo, en Corse-du-Sud, construisent leur stratégie de développement autour de la conservation du fleuve.

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[Collectivité de Corse, 338 600 hab.] En Corse-du-Sud, la vallée du Taravo offre un territoire rural faiblement peuplé (1), dont l’activité économique repose principalement sur l’agriculture. Dépourvu de retenues d’eau et de digues, le cours de ce fleuve côtier de 62 kilomètres est resté sauvage.

Après que de lourds désaccords ont secoué la population au sujet d’un projet de barrage hydroélectrique, le conseil départemental de la Corse-du-Sud (désormais fusionné dans la collectivité de Corse) a ordonné, en 2017, une étude sur l’évaluation économique de cinq services écosystémiques du fleuve : production agricole, eau potable, pêche de loisirs, baignade, conservation des paysages.

« Il s’agissait d’évaluer les retombées économiques de la conservation du Taravo­ en l’état, indique ­Pascal da ­Costa, ingénieur à l’Ecole centrale de Paris, auquel l’étude a été confiée. Nous sommes arrivés à un résultat de 8 millions d’euros par an. La construction d’un barrage aurait généré de fortes perturbations socio­économiques, peu d’emplois et les retombées fiscales n’auraient profité qu’à une commune. »

Aménagements légers

« Cette étude a servi d’outil d’aide à la décision et contribué à la prise de conscience de la richesse du fleuve, estime ­Charles ­Chipponi, directeur adjoint au service des milieux aquatiques de la collectivité de Corse. Il ne s’agit pas simplement de la préservation du fleuve, c’est un projet de développement durable. On cherche à réaliser des aménagements légers et nombreux pour éviter la surfréquentation comme sur le littoral. » Depuis sa labellisation « Site rivières sauvages » en 2017, le Taravo fait partie d’un réseau de 29 cours d’eau impliqué dans la conservation des milieux aquatiques.

C’est désormais la collectivité qui accompagne les communes au titre de trois compétences : espaces naturels sensibles (tout le cours d’eau est classé depuis 2017), randonnées et Gemapi.

Pêche « no kill »

Les décharges sauvages le long du cours d’eau et les renouées du Japon ont été progressivement éliminées, et la ­reconquête de la qualité de l’eau est en cours (lire ci-dessous). Entre 2015 et 2017, l’étang de Tanchiccia a été aménagé pour recevoir le public, accueillant désormais 10 000 visiteurs par an. En 2019, deux parcours de pêche « no kill » ont été créés avec deux CC et la fédération de pêche. Lors du confinement, les agents qui ne pouvaient plus accueillir de public à Tanchiccia ont aménagé un sentier pédestre ludique en fond de vallée, sur deux parcelles de forêt communale, à Corrano (70 hab.). ­Tony ­Peraldi, le maire, espère ainsi diversifier l’économie locale, qui repose principalement sur une quinzaine d’éleveurs de porcs.

Depuis que les communes de la vallée se répartissent sur deux CC, la coordination des actions se passe au sein du comité de suivi du label « Sites rivières sauvages », ouvert aux acteurs privés­.

Contact : Charles Chipponi, directeur adjoint « milieux aquatiques », charles.chipponi@isula.corsica

La baignade est rouverte !

Depuis un arrêté d’interdiction de baignade en 1997, le Taravo traîne une réputation de fleuve pollué. Beaucoup de communes rurales ne disposent pas de station d’épuration et rejettent les eaux usées dans le milieu naturel. Pour y remédier, la communauté de communes de la Piève de l’Ornano et du Taravo (28 communes) a signé, en novembre 2020, un contrat de territoire mobilisant, sur trois ans, 14  millions d’euros, dont 8 millions de l’agence de l’eau Méditerranée-Rhône-Corse et 3 millions de la collectivité de Corse. Cinq stations d’assainissement seront construites et quatre réhabilitées.

Sur l’aval du Taravo, les efforts ont permis de retrouver une bonne qualité bactériologique de l’eau et de décrocher, en juillet 2021, l’autorisation préfectorale de rouvrir la baignade au pont d’Abra. Un service évalué à 535 000  euros par an sur l’ensemble du fleuve.

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