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Action sociale

« La vraie finalité de l’analyse des besoins sociaux est de permettre plus d’échanges entre les acteurs »

Publié le 25/11/2021 • Par Laure Martin • dans : A la Une santé social, Actu expert santé social

Laurence Diederichs-Diop
DR
Menée en début de mandat, l’analyse des besoins sociaux (ABS) doit permettre aux équipes municipales de mieux connaître leur territoire pour orienter l’action publique. Mais dans les faits, la finalité n’est-elle pas tout autre ? Le point avec Laurence Diederichs-Diop, maître de conférences associée à l’Université de Nîmes, anciennement en charge de l’ABS au CCAS de Marseille.

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L’analyse des besoins sociaux se résume-t-elle à une obligation légale ?

Ce n’est pas du tout le regard que je porte sur cet outil. D’après l’expérience que j’ai eue au CCAS de Marseille, où j’ai notamment été en charge de mener l’ABS pendant plus de dix ans, je considère qu’il s’agit d’un dispositif très utile. Comme le mentionne le décret de 2016(1), l’ABS est un outil de diagnostic partagé avec les partenaires du territoire, et cela peut réellement être le cas s’il est bien mené.

Ce même décret a modifié la fréquence de l’ABS qui ne doit plus depuis 2016 être réalisé tous les ans, mais uniquement en début de mandat. Une décision justifiée ?

Tout à fait, car la réalisation de l’ABS tous les ans ne l’était pas selon moi. La situation socio-économique d’une commune ne varie pas foncièrement beaucoup d’une année à l’autre, sauf en cas de situation exceptionnelle comme ce fut le cas avec la crise sanitaire. De plus, il s’agit d’un travail relativement lourd à déployer, qui demande des moyens et un important travail de partenariat. Et pour rappel, lorsque l’ABS a été imposée aux CCAS en 1995, aucune ligne directrice n’avait été donnée sur la façon de remplir cette obligation. Les chambres régionales des comptes ont d’ailleurs souvent reproché aux CCAS de produire des rapports d’activité et non des ABS. Mais dans les petites communes par exemple, les CCAS regroupent souvent deux à trois personnes issues du secteur social et qui n’ont pas les compétences pour mener à bien une ABS. Sans compter que cela implique, pour qu’elle soit bien réalisée, de mobiliser les partenaires. A Marseille, j’ai été amenée à travailler avec de nombreux acteurs du territoire comme l’Agence de l’urbanisme ou encore le Dispositif régional d’observation sociale (DROS) de Provence-Alpes-Côte d’Azur. Cela demande des investissements qui ne peuvent pas toujours être dégagés au sein des petites villes.

Ce travail avec les partenaires est d’ailleurs selon vous, la réelle valeur ajoutée de l’ABS…

La finalité officielle de l’ABS est logique puisqu’il s’agit de donner des éléments de compréhension et d’outils d’aide à la décision pour les élus. Néanmoins, penser que l’ABS va mener à élaborer des reformes sociales immédiates est un leurre. Cet outil permet davantage de faire émerger des actions de bonne pratique et il offre au CCAS la possibilité de renvoyer l’image d’un acteur incontournable du développement social sur la commune. Selon moi, la vraie finalité de l’ABS est de permettre plus d’échanges – qui ne sont pas si fréquents de manière collégiale – avec l’ensemble des acteurs du territoire, qui vont pouvoir partager un diagnostic sur la situation sociale locale. Il permet ainsi de les fédérer. A titre d’exemple, une année à Marseille, nous nous sommes interrogés sur l’impact du passage au tout numérique sur les personnes en situation de précarité. Nous avons effectué un état des lieux et trouvé des partenaires sur lesquels s’appuyer pour ensuite prendre des décisions afin d’orienter les personnes concernées pour mieux s’équiper et/ou se former. Avec l’ABS, le travail fourni est plus riche et elle permet aux partenaires de créer un réseau utile pour la mise en œuvre d’actions.

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