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[Interview] Montagne

« Le vrai patron du domaine skiable, c’est le maire »

Publié le 30/11/2021 • Par Olivier Schneid • dans : Actu expert acteurs du sport, Actu experts finances, France

COMPAGNIE DES ALPES - DOMINIQUE THILLAUD
Julien Knaub / La Compagnie des Alpes
Nommé pour sa « grande expérience de la gestion des situations compliquées », Dominique Thillaud, le directeur général de la Compagnie des Alpes, défend une stratégie « moins dépendante au ski » et « au plus près des attentes du délégant ».

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A trois semaines des vacances de Noël et après une saison blanche, dans quel état d’esprit abordez-vous l’avenir pour votre entreprise et les communes dont vous exploitez le domaine skiable ?

On sort d’une période pendant laquelle tout était à l’arrêt. Cette crise sans précédent a touché un écosystème. On a eu la chance d’être aidés par l’Etat. Nous devons faire bloc ensemble, la Compagnie des Alpes (CDA), ses délégants et les socioprofessionnels, pour créer les conditions de la relance.

Le plan Avenir montagnes, présenté en mai par le gouvernement, prône un virage du modèle du tout ski vers un tourisme « quatre saisons ». Cela vous inquiète-t-il ?

Quand l’autorité publique se penche avec bienveillance sur le développement à long terme de l’écosystème alpin, c’est positif. Et la stratégie que je porte vise aussi une moindre dépendance au ski. Comme le gouvernement et la région Auvergne - Rhône-Alpes, nous allons investir avec cet objectif en tête dans les huit sites que nous avons la chance d’opérer grâce à la confiance des commu­nes. Il s’agira même de sommes très supérieures à celles du plan Avenir montagnes­.

A propos de confiance, vous avez perdu celle de la commune des Deux Alpes (Isère), qui a résilié votre délégation de service public (DSP) trois ans avant son terme et choisi un autre opérateur, Sata Group, jugeant son offre « plus valorisante »…

Je ne commente pas cette affaire. La CDA a déposé des recours et les juges trancheront. Nos autres partenaires sont contents de travailler avec nous et des investissements consentis, notamment pour améliorer l’attractivité de la saison été. Comme à La Plagne, où nous ouvrirons une base nautique sur un lac d’altitude l’année prochaine.

Redoutez-vous néanmoins de perdre d’autres DSP ?

Ce risque fait partie du jeu. C’est également ce qui nous pousse à agir au plus près des attentes du délégant, à qui il revient de choisir son délégataire. C’est sa légitimité. Il peut arriver que l’on ait des divergences et on trouve alors la solution pour avancer dans l’intérêt de tous – élus, CDA, tissu économique, skieurs, etc.

A l’inverse, envisagez-vous de conquérir de nouvelles DSP ? Iriez-vous jusqu’à démarcher des communes aujourd’hui en régie ?

Si une municipalité souhaitait migrer d’un système, la régie, vers l’autre, la DSP, nous regarderions. Mais nous n’allons pas en démarcher chaque matin. En cette matière, le vrai patron, ce sont le maire et son conseil municipal. Ce sont eux qui organisent le développement de la commune et de son domaine skiable. Nous, nous aimons la montagne ; y investir l’hiver­ et l’été, c’est notre credo. Nous sommes force de proposition, nous finançons, nous opérons et nous nous adaptons.

La CDA est une « machine à créer du dividende », disent vos détracteurs. La « croissance rentable » que vous défendez pour votre entreprise est-elle compatible avec une logique de service public de territoire ?

Bien sûr que oui, et heureusement ! Gagner de l’argent de manière raisonnable, ce n’est pas grossier. D’ailleurs, nous sommes l’un des premiers investisseurs et employeurs privés des Alpes. Pour vous donner les grandes masses, sur un forfait ski de 100 euros, un euro va à nos actionnaires, 25 sont investis. Et quasi seulement localement.

Le gouvernement veut s’attaquer au sujet des « lits froids », ces logements occupés tout au plus quatre semaines par an, voire à l’abandon. Est-ce un sujet pour la CDA ?

Absolument, l’entreprise a d’ailleurs créé une « business unit » dédiée notamment à l’hébergement, un outil industriel stratégique de la montagne. Or, il a vieilli et n’est plus adapté à la nouvelle demande ni à une consommation l’été que nous voulons ­développer. La CDA a prévu d’inves­tir chaque année dans ce secteur pour participer à l’effort collectif de réno­vation des logements.

Comment une entreprise dont plus de la moitié du chiffre d’affaires dépend, comme c’était le cas avant la crise sanitaire, des domaines skiables, activité très profita­ble, aborde-t-elle le risque climatique ?

Le climat est, évidemment, un sujet majeur pour nous. Notre plan stratégique vise le « triple zéro » à l’horizon 2030 : en matière d’impact carbone, de déchets et de biodiversité. Nous allons scanner toutes nos sources d’émissions, afin de les effacer, mais certainement pas de les compenser. Si nous y parvenons avec nos dameuses, que nous voulons électriques et à l’hydro­gène, nous aurons fait 90 % du chemin. Un engin tout électrique conçu par une entreprise implantée près de ­Chambéry­ (Savoie) va faire ses ­premiers tours de chenilles cet hiver. Et la CDA veut aussi agir sur les émissions qui ne sont pas directement de son fait…

Plus précisément ?

Nous relançons cet hiver la ligne ferroviaire Londres - Bourg-Saint-Maurice (Savoie), mode de transport moins polluant que la voiture et l’avion. D’autres projets de mobilité seront annoncés ces prochains mois. De plus, d’ici au mois de mars, nous mettrons à la disposition de chacun de nos délégants la modélisation de son site, suivant les trois scénarios du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), à vingt, quarante et soixante ans. Un outil important d’aide à la décision quand vous envisagez un inves­tissement, remontée ­mécanique ou autre.

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