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[PORTRAIT] Fonction publique

Itinéraire atypique d’un manager libre

Publié le 02/12/2021 • Par Gaëlle Ginibrière • dans : France, Toute l'actu RH

Portrait de Bernard Agarini, DGS de Calluire et Cuire
J. Rambaud/Alpaca/Andia
Bernard Agarini, le directeur général des services de Caluire-et-Cuire, a déployé un projet d’administration assis sur un management innovant, fruit de la réflexion de toute une carrière.

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Bernard Agarini est un sportif accompli – il a décroché sa ceinture noire de karaté il y a trois ans – et un passionné de lecture. Sa capacité à peu dormir lui permet de dévorer deux livres par semaine. C’est pourtant la métaphore musicale qu’il file pour évoquer son métier. « Le DGS est un joueur d’orgue. Il a à sa disposition plusieurs claviers, et en joue selon les besoins et les moments. »

Et de se plonger dans les détails du quotidien des administrés, que d’aucuns jugeraient triviaux mais qui revêtent leur importance pour les élus, ou de se projeter dans une vision stratégique avec le même enthousiasme… et des valeurs managériales solidement ancrées.

Transmission de compétences

A 58 ans, le lauréat de l’un des derniers concours d’attaché communal « reste profondément attaché aux fonctions communales », constate Anne-Laure Chalet, sa DGA, à Caluire-et-Cuire. Il a en effet exercé en commune une grande partie de sa carrière, démarrée en 1988. S’il fait ses premiers pas à Nice (7 000 agents), il enchaîne à ­Villefranche-sur-Mer, où il est l’un des deux seuls cadres A d’une administration de 100 personnes. « Une expérience très formatrice où je suis un hypergénéraliste, à la fois juriste, financier et un peu DRH », se souvient-il. Il y affûte ses premières convictions mana­gériales, assises sur la confiance dans les aptitudes de chacun. Un point de vue un peu trop librement exprimé lors d’un entretien, alors qu’il était en short-list pour un poste de DGS. « Je suis passé pour un icono­claste, cela m’a coûté le poste », sourit-il aujourd’hui.

Qu’importe, en 1997 il fait un pas de côté, devenant secrétaire général du parc national du ­Mercantour. Un nouveau terrain de jeu : « J’ai découvert l’intérêt de pouvoir compter sur des agents bien formés [beaucoup sont titulaires d’un bac + 5 avec des spécialités très pointues, même si la majorité est de la catégorie C], l’effi­cacité du travail en transversalité pour gérer les dossiers et la portée de l’intelligence collective. »

De retour dans une commune (à Cagnes-sur-Mer, en tant que directeur de la prévention et de la ­sécurité en 2001), ­Bernard ­Agarini s’empresse de mettre en application ses observations. « Encadrant la PM, je me suis attaché à valoriser les compétences de chacun pour les diffuser dans le collectif. Par exemple, avec un maître-chien qui a formé ses collègues au travail avec les canidés ou un professionnel en arts martiaux qui enseignait les gestes de base. Spécialistes des écrits professionnels, du code de la route ou du maniement du bâton défense… tous ont été invités à partager leur savoir », résume-t-il.

A la clé, la PM, jusque-là vieillotte dans son fonctionnement, retrouve un dynamisme grâce à la transmission de compétences. « Avec l’émergence d’une ambiance de travail et d’un climat social qui change du tout au tout. Par exemple, l’absen­téisme a diminué de moitié et le turn-over a largement décru », s’enorgueillit ­Bernard ­Agarini.

Doyen de promotion

Après huit ans comme directeur de centre communal d’action sociale puis DGA d’une commune du Sud-Est, il réussit le concours d’administrateur territorial et entre à l’Inet… à 48 ans, sur un ­quasi-coup de tête. « J’avais demandé à suivre le cycle supérieur de management de l’Inet, ce qui avait été accepté par ma hiérarchie… puis rejeté sous un prétexte fallacieux. Comme on me refusait l’entrée par la fenêtre, j’ai pris comme un défi de rentrer par la porte. Préparer un tel concours à cet âge a été une vraie aventure », plaisante-t-il. Le réussir a donné un véritable élan à sa carrière.

« La formation apporte une distance, une compréhension des enjeux à nulle autre pareille. Et les élus ne s’y trompent pas », concède-t-il. Presque doyen de la promotion, l’homme salue l’alchimie entre élèves internes et externes. « On fait gagner quelques années aux collègues externes sur la compré­hension du dessous des cartes, et eux nous donnent les clés de la génération d’après et leur mode de fonctionnement. »

Goût de la transmission

Depuis sa sortie de l’école, il a d’ailleurs gardé ce goût de la transmission. « Il a d’abord fait partie d’un groupe d’élèves qui nous a pro­posé d’améliorer la pédagogie d’un module d’analyse financière et l’a expérimenté sur la promotion suivante. Puis il a été intervenant. Une fois DGS de Caluire-et-Cuire, il a accueilli des élèves en stage d’observation, et son engagement à transmettre m’a donné envie de lui proposer de faire partie du conseil de professionnalisation de l’Inet, qui accompagne les élèves. Il en a même occupé la présidence pour la 27e et la 28promotion », témoigne ­Béatrice ­Calligaro, responsable de promotion des élèves administrateurs territoriaux à l’Inet depuis la promotion Salvador-Allende… celle de ­Bernard ­Agarini.

A Caluire-et-Cuire, il a fait fructi­fier depuis cinq ans sa réflexion sur la pratique de la confiance, de l’intelligence collective, de la subsidiarité et du droit à l’erreur, avec l’assentiment du maire, ­Philippe ­Cochet. « La réussite d’un mandat repose sur un binôme maire-DGS où la notion de confiance est majeure. Le politique doit rester dans l’orientation et l’arbitrage, et le DG amener la collectivité à les mettre en œuvre », confie-t-il.

Libre d’expérimenter, ­Bernard ­Agarini a lancé un projet d’administration basé sur des valeurs partagées par les agents… qui recoupent largement les siennes. « La démarche de Bernard est sincère. Il exprime des convictions, et en plus il les incarne », confie ­Béatrice Calligaro.

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Commentaires

Itinéraire atypique d’un manager libre

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François

02/12/2021 02h37

Bravo pour ce portrait très vivant et cet exemple intéressant à imiter.
J’aime beaucoup la formule sur le tableau :
« Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots »

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