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[Entretien] Politiques culturelles

Roselyne Bachelot : « Le passe sanitaire ne freine pas la fréquentation des lieux culturels »

Publié le 24/11/2021 • Par Hélène Girard • dans : A la une, Actualité Culture, France

Roselyne Bachelot, ministre de la Santé
S. Gautier
La ministre de la Culture fait le point avec La Gazette sur les principaux sujets d'actualité. Elle précise aussi sa vision des relations entre l'Etat et les collectivités en matière de politiques culturelles.

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Rebond de la pandémie, fréquentation encore faible, équilibre financier incertain… Partagez-vous l’inquiétude des acteurs culturels ?

Si la reprise est tangible, elle est effectivement fragile. La crise sanitaire n’est pas terminée.

Cependant, les acteurs culturels, quels que soient leur niveau de responsabilité et leur position – élus locaux, professionnels, artistes – savent très bien que l’Etat a été puissamment présent, et d’une façon unique au monde.

Les chiffres sont impressionnants : entre les aides sectorielles et transversales, la prise en charge de l’année blanche des intermittents, et le volet « culture » du plan France Relance, le soutien de l’Etat à la Culture représente un effort de 13,6 milliards d’euros depuis le début de la crise. Tout cela s’ajoute aux crédits du ministère, qui sous mon égide, ont augmenté respectivement de 4,4% en 2021 et 7,5% en 2022.

L’évolution de la situation en 2022-2023 reste une inconnue. Maintiendrez-vous les dispositifs d’aide au-delà du 31 décembre 2021 ?

Il y a deux façons d’aborder l’avenir. Serons-nous dans une sortie de crise lente, avec un retour progressif à la normale ? Dans ce cas, nous suivrons les évolutions du secteur au jour le jour. Les mesures de soutien sont là, et nous les poursuivrons tant qu’elles seront nécessaires.

On peut aussi se demander si la crise n’a pas exacerbé des mutations déjà sous-jacentes : par exemple la révolution numérique, les nouvelles habitudes liées aux nécessités écologiques, les nouveaux modes de vie, comme le télétravail, qui modifie les habitudes de sorties culturelles lorsqu’on habite loin des centres urbains. Autant de mutations qui appellent des mesures d’ordre structurel.

Mais ces mutations étaient déjà en débat et étudiées avant 2020 …

Certes. Mais les moyens qui y avaient été consacrés étaient insuffisants. On en était resté au diagnostic, car on estimait pouvoir avoir du temps. La crise sanitaire a complètement changé la perspective.

Il faut des moyens inédits, que nous avons commencé à mettre en œuvre : il convient en effet d’une part, de jouer sur la demande, par des mesures de démocratisation culturelle, avec, entre autres, le pass Culture et le développement de l’éducation artistique et culturelle ; et, d’autre part, de travailler sur l’offre, pour l’adapter aux nouvelles pratiques, ce que nous faisons notamment avec le quatrième plan d’investissements d’avenir et France 2030.

Beaucoup de professionnels et d’élus pointent le passe sanitaire comme un frein au retour à une fréquentation normale. Qu’elle est votre analyse ?

Le passe sanitaire n’est pas un frein à la fréquentation des lieux culturels. Son application se passe très bien. Les gestionnaires de salles redoutaient des difficultés de gestion de flux, mais les choses se sont bien passées.

De surcroît, le sondage réalisé par le ministère de la Culture sur les pratiques culturelles des Français à la fin de l’été 2021 nous montre que le passe sanitaire rassure le public.

Dans les bibliothèques, on observe une levée de boucliers, voire des grèves, car le passe sanitaire contredit le principe déontologique de libre accès à ces équipements. Des assouplissements sont-ils envisageables ?

J’ai bien conscience de cet enjeu. Mais nous sommes confrontés à une crise sans précédent, et les bibliothèques sont des lieux culturels comme les autres.

Il s’agit d’une mesure exceptionnelle de sécurité sanitaire, et dès que la situation le permettra, nous la lèverons évidemment. J’en appelle à la responsabilité collective et individuelle de tous les professionnels, mais aussi des élus locaux.

Je suis une militante des bibliothèques publiques, et je crois que le ministère de la Culture leur a donné des preuves d’amour ! Nous les avons considérablement aidées financièrement pour qu’elles puissent élargir leurs horaires d’ouverture et renforcer leurs acquisitions. Enfin, j’ai apporté tout mon soutien à la proposition de loi sur les bibliothèques et le développement de la lecture publique défendue par la sénatrice Sylvie Robert.

Elus et professionnels s’interrogent sur l’exception qui a été faite pour les bibliothèques d’études et de recherches, non soumises au passe sanitaire…

Si pour certaines bibliothécaires d’étude et de recherche [Bibliothèque nationale de France, Bibliothèque publique d’information, ndrl], nous avons fait une exception, c’est pour les aligner sur le modèle des établissements  universitaires. Selon la même logique, dans les autres bibliothèques publiques, nous avons étendu l’exception pour les publics venant pour les travaux d’étude et de recherche.

Les élus sont demandeurs d’une plus grande « co-construction » entre l’Etat et les collectivités. Comment concevez-vous ces relations ?

Ce qui qualifie le mieux la relation entre l’Etat et les collectivités c’est le terme partenariat. Très concrètement il faut un tour de table, une discussion, voire, le cas échéant, une négociation.

La réalité est que les collectivités sont toujours étroitement associées aux politiques que nous menons. Ce n’est pas un hasard si les crédits déconcentrés – c’est-à-dire ceux qui sont gérés au plus près des territoires – n’ont jamais été aussi élevés, puisque sur les 4 milliards du budget de la culture prévu pour 2022, un milliard est directement géré par les Drac.

L’Etat peut-il aller plus loin ?

En complément du conseil national des territoires pour la culture, j’ai mobilisé, dès le début de la crise, la concertation au niveau régional en mettant en place des conseils locaux des territoires pour la culture. Ils se sont d’abord réunis à titre expérimental, puis, en avril dernier, je les ai institutionnalisés par un arrêté qui en fixe l’organisation.

Chaque fédération d’élus y est représentée, dans chaque région, par trois membres titulaires et trois suppléants. Je souhaite que tous les conseils locaux se réunissent dans ce format avant la fin de cette année, dans toutes les régions. Ils seront aussi consultés à échéance régulière au fur et à mesure de la mise en œuvre du plan France relance, ainsi que sur les autres politiques territoriales.

Beaucoup d’acteurs culturels trouvent le fléchage des crédits du volet « culture » de France Relance trop « parisien ». Comment recevez-vous cette critique ?

Nous sommes les héritiers d’un pays centralisé. C’est un fait, les grands équipements culturels sont à Paris. Ces opérateurs nationaux ont été confrontés à de très grandes difficultés avec la crise. Il convenait donc de les sauver.

N’oublions pas que la vitrine culturelle que représente Paris sert aussi à l’ensemble du pays qui est la première destination touristique au monde. En ce sens, les équipements nationaux sont un produit d’appel considérable pour les lieux culturels en région.

Il est temps de dépasser cette opposition stérile et récurrente entre Paris et les territoires. Cela n’apporte rien au débat et ne correspond pas à la réalité des politiques que nous menons.

Pour ce qui est de France Relance, un tiers des crédits du volet culture ont été d’emblée répartis dans les territoires. De surcroît, la très grande majorité de ces crédits ont été attribués à des villes moyennes.

Toutes les autres enveloppes du plan de relance ont vocation à bénéficier aux territoires. Les bénéficiaires sont en train d’être identifiés et le rééquilibrage territorial pourra être observé au fur et à mesure du déploiement de ces crédits.

Considérez-vous que le pass Culture peut aussi contribuer à la relance de la culture ?

Absolument ! Contrairement à ce que j’entends ici et là, les crédits du pass Culture n’ont pas été soustraits au monde de la culture ! En outre, le pass Culture alimentera tout ce secteur, à travers des achats de sorties et de biens culturels. Et justement cela se fera en région, puisque le pass Culture solvabilise une demande, pour une consommation de proximité. C’est une dimension extrêmement importante.

Le pass Culture n’est non plus qu’un chéquier, comme certains le disent.  Certes c’est un chéquier de solvabilisation d’une demande, mais c’est aussi un GPS culture, qui permet aux jeunes de prendre connaissance de l’offre culturelle à proximité, parfois gratuite d’ailleurs. Et c’est aussi un outil de création de communautés culturelles, et de médiation : des offres spéciales seront réservées aux titulaires du pass Culture.

Nous avons tenu le plus grand compte des observations qui ont été faites lors des phases d’expérimentation. A savoir que 18 ans, c’était un peu tard pour entrer dans les habitudes de fréquentation des équipements culturels ; et aussi qu’il y avait besoin de médiation. C’est la raison pour laquelle le pass Culture sera étendu au 1er janvier au milieu scolaire à partir de la classe de quatrième, d’abord avec l’accompagnement des enseignants, puis avec une montée en charge progressive de l’autonomie des jeunes.

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Commentaires

Roselyne Bachelot : « Le passe sanitaire ne freine pas la fréquentation des lieux culturels »

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Al

24/11/2021 03h16

Pourtant Madame la Ministre :
– il y a une enquête de l’ABF : https://www.abf.asso.fr/fichiers/file/ABF/prises_position/sondage_passenbib_synthese.pdf C’est du déclaratif mais éclairant
– Pour le cinéma : les chiffres sont disponibles ici : https://www.cnc.fr/cinema/etudes-et-rapports/statistiques/frequentation-cinematographique et ils sont éloquents (à comparer par rapport à 2019)
En conclusion, votre analyse n’est pas exactement la même que les professionnels de terrain.

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