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[Portrait] Enfance

Geneviève Avenard, la défense des enfants comme valeur cardinale

Publié le 18/11/2021 • Par Solange de Fréminville • dans : Actu expert santé social, France

PORTRAIT AVENARD
VV pour la Gazette
Défenseure des enfants de 2014 à 2020, Geneviève Avenard a auparavant dirigé les affaires sociales de deux conseils généraux. « Une femme puissante » qui n’hésite pas à énoncer des vérités dérangeantes et à chercher des solutions originales.

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«Elle est très différente des autres médiateurs ou défenseurs. Bien souvent, ils protègent leur intérêt personnel ou celui de leur Etat. ­Geneviève ­Avenard, elle, défend toujours les intérêts des enfants. » ­Renate ­Winter, juge internationale et présidente du comité des droits de l’enfant des Nations unies, a des preuves à l’appui de ses dires. En janvier 2016, à ­Genève, devant le comité, la Défenseure des enfants a ainsi reconnu l’existence d’accusations de violences sexuelles à l’encontre de casques bleus français et la nécessité, pour la France, d’agir. Selon ­Renate­ ­Winter, « il était visible que la France ne voulait pas traiter ce sujet. Mais ­Geneviève n’avait pas peur de dire la vérité ».

Des vérités dérangeantes que la Défenseure des enfants a énoncées sans relâche, pendant toute la durée de son mandat, de 2014 à 2020. Dans le bidonville de Calais, l’abandon de centaines de mineurs isolés ou, à ­Mayotte, le sort des enfants des rues, « dans une pauvreté infinie, sans que leur droit à l’éducation soit respecté », déplore ­Geneviève­ ­­Avenard.

Sans a priori

Une situation « éprouvante », qui « ne m’a pas quittée pendant plusieurs mois », confie-t-elle. Elle a été jusqu’à pointer les défaillances des institutions de la protection de l’enfance dans son rapport sur « K. J. », une jeune fille qui, malgré des signalements répétés, a été la proie d’un pédocriminel, ami de ses parents, pendant les premières années de sa vie.

Jeune directrice des affaires sociales du conseil général d’Eure-et-Loir, ­Geneviève ­Avenard a vite été confrontée aux réalités du secteur. Elle se souvient de ce directeur de maison de retraite qui entrait dans les chambres des résidents sans toquer à la porte, sans jamais leur demander leur avis : « ça m’a bouleversée. » Bouleversant aussi, cet enfant croisé dans un couloir : « Il pleurait et, selon le travailleur social qui l’accompagnait, chaque fois qu’il allait voir ses parents, il en était malade plusieurs jours avant et après. » Révélateur d’un vieux travers, selon l’experte­ de la protection de l’enfance : « Le droit des parents est privilégié au détriment des droits des enfants à se sentir bien, à s’épanouir. L’intérêt des enfants n’est pas pris en compte. »

« Ce qui se fait pour les autres sans les autres se fait contre les autres. » Elle aime citer ce proverbe touareg qui l’a toujours guidée­. Juriste, formée en droit public et en science politique, elle est intimement convaincue que « les autres sont à notre hauteur », même s’ils ont besoin d’un accompa­gnement, même les plus vulnérables.

Réponses pragmatiques

« Elle écoute les points de vue des uns et des autres, sans a priori, sans jugement de valeur, sans introduire de relation de pouvoir », apprécie ­­Marie-Paule­ ­­Martin-­Blachais­, qui exerçait comme médecin de la protection maternelle et infantile d’Eure-et-Loir quand elle a ­croisé pour la première fois la jeune directrice des affaires sociales, et a longtemps travaillé avec elle. « C’est une présence chaleureuse, enveloppante, bienveillante », décrit aussi ­Anne ­Devreese, directrice générale adjointe déléguée « enfance, famille, jeunesse » du département du Nord, qui se demande toujours « comment une femme aussi grande parvient à ne pas être en surplomb ».

Ce qui a amené cette fonctionnaire atypique à faire tomber les cloisonnements institutionnels, les hiérarchies, l’entre-soi professionnel. De toutes les innovations qui en sont nées, l’une des premières est la plus significative : le premier intervenant social dans un commis­sariat, au début des années 1990, c’est son idée. Elle a jailli de ses rencontres avec le commissaire ­Rudolph, qui lui a fait part de son désarroi après des interventions à domicile pour violences conjugales ou sur enfants. « Il m’a interrogée : “comment protéger ces femmes et ces enfants ?” » rapporte ­Geneviève ­Avenard. A chaque fois,­ elle cherche à élaborer collectivement « des réponses plurielles, pragmatiques, à des besoins précis », résume ­Mohammed ­L’houssni­, directeur général de l’asso­ciation Rétis, en Haute-Savoie, qui œuvre dans la protection de l’enfance. Et elle n’hésite pas à batailler.

Force de conviction

Sa « détermination », sa « force de conviction », Louis de Broissia­ en parle avec la même chaleur, des années après l’avoir embauchée comme directrice des affaires sociales au conseil général de la Côte-d’Or, qu’il présidait : « Une autorité bienveillante, avec un grand sourire. » Il fallait la voir, lors des réunions de la commission budgétaire, « convaincre des nécessités du social » face « aux routes qui disaient “vous pompez tous les crédits” », relate Jocelyne­ ­Wrobel, qui était alors son adjointe chargée du handicap.

« C’est une femme puissante, lance, admiratif, ­Mohammed ­L’houssni. Il y a une force chez elle, comme chez les gens très engagés, qui vous donne envie de la suivre. » Un engagement puisé dans son histoire personnelle. Issue de familles d’ouvriers agricoles, venue ­d’Italie du côté paternel, ­Geneviève ­Avenard sait « leur vie très rude », « leur difficulté à s’intégrer », la force des liens et « la solidarité ». Une valeur primordiale pour celle qui a vu son père, toute sa vie, « s’inves­tir pour les autres, créer une mutuelle, des centres optiques, des centres dentaires ». Sans faiblir, elle continue à défendre « l’intérêt supérieur de l’enfant » à la tête d’une jeune association, Des droits pour grandir.

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