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Développement durable

Jardin, mer, ville… désormais, l’éducation à l’environnement s’ancre localement

Publié le 22/11/2021 • Par Hélène Huteau • dans : Innovations et Territoires, Toute l'actu Education et Vie scolaire

ecojardiniers versailles
Ville de Versailles
L’éducation à l’environnement et au développement durable est un socle de la transition écologique, renforcé par la loi « climat et résilience ». Les collectivités ont chacune les moyens d’ancrer localement la réalité des changements climatiques auprès des publics scolaires. De la maternelle au lycée.Les régions, cheffes de file, financent des expertises et programmes. Et les départements et les communes associent les élèves grâce à leurs compétences.

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Les programmes des cycles 3 et 4 du collège­ intègrent dorénavant la crise climatique dans d’autres disciplines que les sciences. Une révision qui vient renforcer et actualiser la part de l’éducation à l’EEDD, présente dès le primaire depuis 2004. ­Valérie ­Masson-Delmotte, paléoclimatologue, membre du Giec et médiatrice scientifique, déclarait lors de journées consacrées à ce sujet : « Il est important, dans le cadre de l’EEDD, d’ancrer la réalité d’un climat qui change dans les effets locaux et régionaux, grâce aux groupes d’experts et aux observatoires mis en place par les régions, cheffes de file dans ce domaine. »

Elles sont en effet les premiers financeurs de l’éducation à l’environnement, d’après l’état des lieux du réseau national Ecole et nature (constitué des réseaux régionaux Graine).

Depuis 2019, le ministre de l’Education nationale, ­Jean-Michel ­Blanquer, a désigné 250 000 élèves écodélégués et un référent « EEDD » par académie et par établissement. En outre, selon la loi « climat et résilience » du 22 août 2021, l’EEDD doit être intégrée dans la stratégie de pilotage des établissements. Dorénavant, leurs comités « éducation, santé et citoyenneté » sont aussi dévolus à l’environnement, ce qui permettra de créer des liens entre ces thématiques.

[Interview] David Wilgenbus, directeur de l’Office for Climate Education – « L’éducation au développement durabel anque de moyens dédiés »

Sortie naturaliste

Cette pédagogie passe par l’action. La sortie de terrain naturaliste, fondée sur l’observation, constitue la base des démarches de l’EEDD. Elle peut se faire au plus près, dans la cour de l’école, sur des insectes, dans un potager… Les confinements liés à la crise du Covid ont accéléré la prise de conscience en ce sens.

Ainsi, à l’école Robert-Doisneau de La Chapelle-sur-Erdre (19 500 hab., ­Loire-Atlantique), le déclic s’est fait dans le cadre d’une labellisation « E3D ». « Sans cette crise, les enseignants n’auraient pas utilisé le jardin comme espace pédagogique », estime ­Virginie ­Danilo, coordinatrice du pôle éducatif d’Ecopôle, le CPIE de la métropole nantaise (24 communes, 656 300 hab.).

A ­Concarneau (­19 500 hab., ­Finistère), les élèves observent que la mer monte et apprennent les enjeux de préservation du patrimoine marin. Les aires marines et terrestres éducatives sont l’occasion d’appréhender l’écologie de leur environnement direct. En ville, les projets d’urbanisme autour des établissements représentent une opportunité de projets éducatifs.

Nantes tente d’inclure les problématiques de mobilité dans la réflexion des élèves à l’occasion de travaux. Comme à ­Sotteville-lès-Rouen (29 000 hab., Seine-­Maritime) où le réaménagement d’une cour d’école pilote et de ses abords, pour les connecter à la trame verte et bleue, s’effectue avec les enfants, les enseignants, les agents municipaux, le personnel encadrant, les parents et les riverains.

Des collégiens de ­l’eurométropole de ­Strasbourg (33 communes, 500 500 hab.) ont vu intervenir des élus, des architectes et des paysagistes dans leur classe afin d’imaginer ensemble des solutions pour réduire l’effet d’îlot de chaleur urbain. « Montrer les progrès et solutions de diverses disciplines évite l’approche catastrophiste, qui génère l’éco-anxiété », note ­Robin ­Bosdeveix, directeur de l’inspection de l’académie de ­Créteil (Val-de-Marne).

La Loire-Atlantique a décidé de s’impliquer avec son propre programme « mon collège engagé pour l’environnement ». Mais « les financements n’augmentent pas avec le nombre de collèges désormais concernés », note ­Virginie ­Danilo. Ainsi, entre les subventions des communes et celles de la métropole, « les primaires ont plus de possibilités d’actions que les collégiens ».

Manque d’animateurs

Post-confinements, les ateliers font carton plein. En revanche, les animateurs viennent à manquer. Les budgets des associations ont subi la crise et les subventions par projet ne permettent pas forcément d’embaucher.

Au Graine Auvergne - Rhône-Alpes, qui n’a plus de ligne de financement dédiée à l’EEDD depuis 2015, le réseau d’éducateurs s’est adapté, en travaillant avec les acteurs de la promotion de la santé grâce au plan régional « santé environnement » 3.

Devant les questions socialement vives (vaccins, changement climatique…), un enjeu essentiel de l’EEDD est de faire comprendre aux élèves comment se construisent la science et les faits scientifiques. Le programme « vigie - nature école », du MNHN, les amène à faire des observations et à poser des hypothèses, à l’échelle des espèces présentes sur leur établissement ou leur quartier. Puis le MNHN fournit des données pour savoir si celles-ci ont une portée globale. L’intérêt de ces travaux collaboratifs est de faire émerger une intelligence collective.

Les écodélégués sont formés aux enjeux de la consommation énergétique

[Seine-Saint-Denis, 1,63 million d’hab.] Le département de la Seine-Saint-Denis a construit une offre de transition écologique globale pour ses collèges, incluant un plan d’éducation. Ainsi, pas de rénovation de bâtiment scolaire ou de plantation d’arbres sans une prise de conscience qui vise autant les collégiens que les équipes ou les parents. L’un des objectifs de rénovation est de réaliser des cours « oasis » dans les 130 collèges d’ici à 2030, sur ce territoire dense.

Ces établissements disposent d’outils et de formations les encadrant, s’inscrivant dans une convention avec le réseau Eco-école. Ainsi, les conseillers principaux d’éducation ou les agents de maintenance peuvent s’initier à l’apiculture ou à la lutte contre le gaspillage alimentaire… Les écodélégués sont formés aux enjeux des usages de la consommation énergétique (30 % de réduction carbone) avec l’association ­Ecophylle, qui travaille sur la rénovation des collèges depuis 2014.

« Sans formation, les écodélégués peuvent vite être pris pour des policiers de l’environnement. Ils doivent être force de proposition sur la thématique de l’établissement », souligne ­Maîlys ­Gourier, cheffe du projet éducatif et de la jeunesse du département. A leur tour, ils forment d’autres écodélégués (200 à 300 par an). Le département fournit aux collèges un parcours éducatif clé en main sur une thématique (biodiversité urbaine, alimentation durable, changement climatique…) ou construit avec l’établissement un projet que la collectivité finance.

Contact : Maîlys Gourier, 01.43.93.82.80.

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