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[PORTRAIT]

Odile Bégorre-Maire, la touche-à-tout des collectivités

Publié le 18/11/2021 • Par Nathalie Da Cruz • dans : France, Toute l'actu RH

Odile Begorre Mairejpg
L. CHEVIET/LA GAZETTE
Mobilité, contrat de ruralité… Odile Bégorre-Maire a su faire du pays du Lunévillois (Meurthe-et-Moselle) un lieu pionnier des politiques nationales. A la fois agente et élue, elle est encartée au Parti radical et contractuelle depuis toujours.

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On l’a perdue de vue pendant l’été, elle pourtant si réactive par mail et par téléphone. Odile Bégorre-Maire aurait-elle dis­paru, renoncé à être « portraitisée » dans « La Gazette » ? Point du tout. Simplement, elle a (encore) changé de poste en juillet, pour devenir chargée de mission « Petites villes de demain », à Baccarat (75 agents, 4 200 hab., Meurthe-et-Moselle). Et ce, après avoir été directrice du PETR du pays du ­Lunévillois (4 CC, 159 communes, 20 agents, 77 000 hab., Meurthe-et-Moselle). Un déclassement ? Que nenni : « J’avais besoin de changement. Et le management me pesait un peu, je l’avoue. »

Combativité

A parcourir son CV, on est en droit de penser qu’elle a la « bougeotte », cette presque quinqua aux boucles bien dessinées, au sourire empreint d’humilité, à la tenue décontractée – plutôt blouse et collier fantaisie que veste de tailleur. Son parcours ascendant, elle l’a accompli tout en restant contractuelle. Le fameux bac +3, sésame du concours d’attaché, elle doit faire sans. Longtemps, elle a tu cette spécificité « quelque peu taboue dans la territoriale », confie-t-elle. Aujourd’hui, elle assume d’être « une autodidacte ».

­Malgré quatre ans sur les bancs de la fac, Odile Bégorre n’a pas décroché de diplôme universitaire. A sa décharge, elle cumulait études et jobs pour gagner sa vie. Issue d’un milieu « plutôt aisé » – père enseignant dans le supérieur, mère assistante sociale –,  elle a été élevée dans un esprit besogneux : « J’ai fait des sondages pendant quatre ans, payée à la tâche, au téléphone et dans la rue. Certaines journées peu productives étaient difficiles, mais le lendemain, je me remettais en selle. » La source d’une certaine combativité.

Alors qu’elle a à peine un an, son père part en coopération : la famille Bégorre s’exile en Algérie. De ses années oranaises (1972-1975) elle n’a pas de souvenirs, hormis quelques bribes fugaces en feuilletant des albums de photos. A 4 ans, retour au pays ; sa famille s’installe à Maxéville, en Meurthe-et-Moselle. Dès l’adolescence, elle commence à militer au Parti radical présidé par ­André ­Rossinot, feu maire de Nancy. Elle participe à la création des Jeunes Radicaux et devient assistante parlementaire de Laurent Hénart, alors député, en 2002. C’est deux ans plus tard qu’elle met un pied dans la territoriale, comme cheffe de cabinet… de son père, à Maxéville (dont il fut le premier édile de 1983 à 2014). Son milieu lui a quand même donné un beau coup de pouce !

En 2009, elle passe par le Grand Nancy, mais goûte peu la taille de la collectivité. Son terrain de jeu, c’est plutôt les intercos rurales. « Elle a un bon réseau, sait mobiliser les partenaires et se battre pour faire progresser les services publics dans les territoires », constate ­Marie-Emmanuelle ­Huillo, ancienne chargée de communication de l’agglo nancéenne. « Je suis quelqu’un qu’on vient chercher, commente la nouvelle chargée de mission à Baccarat. J’ai accepté beaucoup d’opportunités… » Jusqu’à s’y perdre ? Les années 2009 et 2010 sont « délicates de remise en question », évoque-t-elle pudiquement.

Fille de maire, elle a épousé un certain M. Maire – qui n’a rien à voir avec le milieu local ! Coïncidence œdipienne ? Dans tous les cas, l’atavisme a joué dans son engagement en politique locale. Depuis 2008, elle est élue dans la commune où elle réside, Lay-Saint-Christophe.

En tant que directrice du PETR du pays du Lunévillois, à partir de 2016, elle se retrouve à piloter le personnel, les finances, la rénovation énergétique… Le pays est la deuxième collectivité de France à signer un contrat de ruralité : « Odile a été la cheville ouvrière de cette innovation qui a été un vrai “boost” pour le territoire », loue Laurent de Gouvion Saint-Cyr, ancien président de la CC du territoire de Lunéville à Baccarat.

Vision prospective

En 2017, le texte de la loi d’orientation sur les mobilités prévoit de transférer la compétence mobi­lité aux CC, mais pas aux PETR. Or, cette échelle peut être pertinente dans certains territoires, estiment les élus du ­Lunévillois. La directrice de la collectivité ferraille auprès du ministère et obtient une modification du texte législatif. Au 1er janvier 2018, pionnier, le PETR du pays du Lunévillois devient autorité organisatrice de la mobilité.

François Gasparian, directeur de l’hôpital de Lunéville, a bâti avec Odile Bégorre-Maire le contrat local de santé en 2019. Un projet bouclé en huit mois. « Ce lieu d’échanges s’est révélé très précieux quand la pandémie nous est tombée dessus, début 2020 », fait-il savoir. Ce qu’il apprécie chez elle ? « Elle est pragmatique sans être prescriptrice, tient compte des limites des autres ; et elle sait dire en face les choses peu agréables à entendre, du type : “Vous allez devoir payer le versement mobilité” ! »

« Etre à la fois agente et élue la valorise et la dessert en même temps, analyse Laurent de ­Gouvion Saint Cyr, qui décèle chez elle une tendance à parfois vouloir devenir calife à la place du calife. Certes, qu’un agent ait une vision prospective est louable, mais parfois il est bon de lui rappeler que ce sont les élus qui décident ! » Le maire de Lay-Saint-Christophe, dont elle est aujourd’hui la première adjointe, verrait bien en elle sa successeure en 2026. Pourquoi pas ? répond-elle. Elle reprendrait alors le flambeau paternel et serait entièrement à sa place.

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