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Commission Sauvé

Abus sexuels dans l’Eglise : « D’autres institutions sont concernées »

Publié le 10/11/2021 • Par Solange de Fréminville • dans : A la Une santé social, Actu expert santé social, France

eglise-croyant
Thomas Vitali / AdobeStock
La directrice générale adjointe déléguée enfance, famille, jeunesse du conseil départemental du Nord, Anne Devreese, faisait partie de la "commission Sauvé" sur les abus sexuels dans l'Eglise.

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Anne Devreese, directrice générale adjointe déléguée enfance, famille, jeunesse du conseil départemental du Nord, a fait partie de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Eglise (Ciase) présidée par Jean-Marc Sauvé, qui a révélé l’ampleur des violences sexuelles commises par des membres du clergé catholique ou d’organisations situées dans sa mouvance. Une expérience hors-norme qui a particulièrement marqué cette experte de la protection de l’enfance, alors directrice générale de l’école nationale de protection judiciaire de la jeunesse et à la tête de la commission formation du conseil national de la protection de l’enfance.

Comment avez-vous appréhendé ces travaux sur les violences sexuelles dans l’Eglise ?

anne-devreeseA titre personnel, je n’avais jamais fréquenté l’Eglise catholique. Mais, travaillant depuis longtemps dans la protection de l’enfance, je savais que la réalité des violences sexuelles infligées aux mineurs était sous-estimée dans notre société. Les recherches sur le sujet montrent que les enfants ne révèlent les violences dont ils ont été victimes que quand ils se sentent protégés, en sécurité, et même dans ce cas, ne parlent pas forcément.

Je savais aussi que l’Aide sociale à l’enfance n’est pas tournée vers les milieux favorisés, et j’étais intéressée par l’ouverture que me permettaient les travaux de la Ciase, avec l’audition de personnes victimes issues de ces milieux. C’est le fait d’écouter les victimes, d’entendre leurs traumatismes, leurs souffrances, la colère des représentants des associations de victimes, qui nous a amenés à un travail aussi énorme et sans concession.

Quels enseignements en tirez-vous ?

Le constat majeur, celui de la dimension systémique des violences sexuelles commises par des prêtres, est accablant. Les facteurs de risque de passage à l’acte sont clairement identifiés et, si l’Eglise ne s’y attaque pas, cela risque de continuer. D’autres institutions sont concernées, car il y a des traits propres à l’Eglise, mais aussi des traits communs qui doivent nous faire réfléchir à d’indispensables mesures de prévention. Plus une institution est fermée et fonctionne sur un mode pyramidal, très hiérarchisé, avec très peu de contre-pouvoirs, plus cette institution accueille des personnes vulnérables, des enfants par exemple, et plus les risques de violence institutionnelle sont élevés.

Ces risques sont d’autant plus importants que la domination masculine y est organisée et se conjugue avec une autorité spirituelle et morale sacralisée. Les violences sexuelles s’inscrivent alors dans une chaîne de violences, d’abus de position d’autorité, d’abus spirituels. D’autres institutions peuvent être exposées à ces risques : les foyers pour enfants maltraités, ou personnes handicapées, certaines écoles probablement, ou établissements de santé…

Y a-t-il d’autres traits communs à ces institutions ?

Les travaux de la Ciase mettent en évidence des traits communs entre les violences vécues par les enfants dans les familles et dans l’Eglise catholique. Bien sûr, les taux de prévalence des violences sont bien plus forts dans les familles, mais les mécanismes à l’œuvre sont proches. On observe la même difficulté des victimes à s’exprimer, et à être entendues, le même tabou concernant les violences sexuelles… On aimerait tellement croire la famille naturellement bonne et l’Eglise naturellement protectrice. Dans certaines familles, la figure du prêtre est sacrée ou bien il est considéré comme un membre de la famille. Dans tous les cas, les violences commises par un prêtre ont une dimension quasi incestuelle qui les rend d’autant plus difficile à combattre.

Mais ce qui m’a le plus frappée, c’est l’écart entre d’un côté, l’engagement de personnes – religieux ou laïcs – qui se battent dans l’Eglise pour faire reconnaître ces violences et les condamner, et d’un autre côté, la rigidité et l’immobilité d’une institution qui peine à évoluer. Il y a peu d’espaces de discussions. La pensée critique n’est pas organisée, même en formation, comme si seule prévalait une culture de l’obéissance. La question des droits fondamentaux des personnes, des droits de l’enfant, n’est pas investie dans de nombreux diocèses alors qu’elle me semble être dans l’ADN du message catholique.

Nous avons interrogé les cellules d’écoute des diocèses sur la participation de victimes ou d’associations de victimes à la mise en place de ces dispositifs depuis 2016, mais la plupart n’y avaient pas pensé. Parmi les changements majeurs à impulser dans l’Eglise, il faut davantage de femmes, de laïcs, dans les lieux de décision, mais aussi promouvoir les droits des personnes, les espaces de délibérations collectives, permettre à tous de participer aux instances.

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Commentaires

Abus sexuels dans l’Eglise : « D’autres institutions sont concernées »

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HERMES

12/11/2021 11h02

Bonne idée de mettre en place un « candide »… mais on peut aussi appliquer cette logique à l’Etat et aux collectivités locales.

Je pense que dans ces instances cette mesure serait également bénéfique!

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