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Objets connectés et économies d’énergie : fantasme ou réalité ?

Publié le 08/11/2021 • Par Auteur partenaire • dans : Contenu partenaire

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D.R.
Alors que les tarifs du gaz ont bondi de 59% en 2021, et que le marché de l’électricité est à nouveau sous tension, l’énergie se retrouve au centre des contraintes budgétaires des collectivités.

L’énergie s’inscrit à l’agenda des collectivités

Dans la course à l’optimisation énergétique, le sujet des bâtiments reste central : selon une étude de l’ADEME, pour les communes de métropole, il représente 81 % des consommations et 72 % des dépenses énergétiques.

D’autant plus que la loi ELAN (portant évolution du logement, de l’aménagement et du numérique) a introduit en 2018 une obligation d’actions d’économies d’énergie dans les bâtiments tertiaires, détaillée dans le « décret tertiaire » (plus de détails ici) : les collectivités territoriales doivent réduire la consommation énergétique des bâtiments concernés de 40 % en 2030, 50 % en 2040 et 60 % en 2050.

Aujourd’hui, seuls les bâtiments, parties de bâtiments ou ensemble de bâtiments tertiaires de plus de 1 000 m² sont concernés par cette obligation. En revanche, il est probable que cette dynamique initiée par la loi ELAN touche un parc plus large de bâtiments, pour profiter des outils déployés sur des surfaces plus importantes, pour réaliser davantage d’économies lorsque cela est possible, ou encore dans un but d’exemplarité.

Mesurer, un prérequis à l’optimisation énergétique

Selon l’ADEME, seules 21 % des communes disposaient en 2019 d’un outil permettant de suivre les consommations énergétiques. Une meilleure connaissance permet pourtant d’opérer un diagnostic, qui mène souvent à de premières économies, en identifiant d’éventuelles surconsommations. Dans cette optique, les capteurs connectés sont de précieux alliés, en permettant la relève de la consommation au niveau de compteurs, ou le sous-comptage à l’échelle d’équipements ou de parties de bâtiments. Certaines offres d’internet des objets (IoT pour Internet of Things), comme celles de l’opérateur Arteria, sont notamment dédiées au secteur des collectivités locales.

Avec une granularité de l’information variable, le plus souvent comprise entre 10 minutes et 1 heure, l’analyse énergétique est facilitée : certains bâtiments consomment-ils plus que d’autres dans les mêmes conditions ? Y a-t-il des équipements ou salles qui consomment trop en dehors des créneaux d’ouverture ? Quelle est la répartition de la consommation entre le chauffage, la ventilation, et les usages ?

Le potentiel d’économie est souvent évalué entre 10 et 25 % des dépenses énergétiques de la collectivité, bien qu’il soit difficile de généraliser au vu de l’impact géographique et comportemental sur ce point, ainsi que de l’état et des récentes actions relatives au parc des bâtiments publics. Ainsi, lors du projet de Saint-Sulpice-la-Forêt, commune de 1 500 habitants de la métropole rennaise, la collectivité a réalisé 20 % d’économies en 4 ans, et a établi par la suite un nouvel objectif de 40 % d’économies sous 3 ans.

Enfin, la collecte de données sur les consommations s‘avère également bénéfique pour mesurer l’impact d’autres chantiers d’amélioration, qu’il s’agisse de changement de comportements ou de configuration, ou d’actions plus conséquentes de rénovation énergétique. Cela peut également être une aide très concrète dans la priorisation d’opérations de rénovation énergétique.

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Exemple de visualisation pour des consommations de fluides sur bâtiments

 

Au-delà de la simple connaissance de la consommation, les solutions connectées peuvent accompagner l’optimisation de la consommation des bâtiments de collectivités :

  • en complétant le panorama des informations disponibles, pour adapter le chauffage (capteurs de température et d’humidité) ou la ventilation (capteurs de CO2 et d’humidité) des espaces clos ;
  • en facilitant l’entretien des équipements grâce aux solutions de maintenance prédictive des équipements (chaudière et ventilation) ;
  • en mettant en cohérence la gestion des bâtiments avec leur utilisation réelle, grâce aux capteurs de présence ;
  • en permettant la remontée d’alarmes en cas de consommations anormalement élevées, ou en dehors de certaines plages horaires.

Solutions connectées… durables ?

La durabilité et l’impact environnemental des objets connectés sont des questions récurrentes et légitimes quand on parle de maîtrise de consommation énergétique. Il est tout d’abord utile de préciser que ces solutions sont aujourd’hui soutenables d’un point de vue économique, même pour les collectivités de taille modeste : tout d’abord parce qu’elles sont accessibles à partir de quelques milliers d’euros, comme les solutions Arteria Easy City, mais aussi parce qu’une économie de 5 à 10 % de la facture énergétique suffit la plupart du temps à les rentabiliser sous 12 à 18 mois.

Ensuite, les innovations technologiques de ces dernières années ont conduit à une réduction drastique de la consommation électrique des capteurs connectés. Ces solutions reposant sur des connexions « bas débit » valorisent la sobriété énergétique pour permettre une autonomie de plusieurs années en cas de fonctionnement sur piles.

Enfin, la durabilité doit également s’inscrire comme critère de choix pour ces solutions connectées, en priorisant des équipements vertueux en termes de conception et de fabrication, mais également qui inscrivent dans leur cycle de vie une logique de recyclabilité des matériaux.

Une consommation énergétique et numérique raisonnée

La hausse des prix de l’électricité et du gaz, la difficulté d’anticiper cette hausse et les nouvelles contraintes réglementaires, sont autant de raisons qui vont pousser le sujet énergétique au premier plan de cette mandature municipale, et probablement de la campagne présidentielle.

Dans ce contexte, les solutions reposant sur des objets connectés permettent bien souvent d’aller chercher des « économies faciles », en modifiant les comportements ou en identifiant des dysfonctionnements. Ils s’inscrivent également dans une démarche plus globale d’amélioration du service rendu aux usagers, grâce à une meilleure valorisation des équipements et à un meilleur confort. « Mesurer, analyser, agir, contrôler » doivent ainsi devenir des automatismes pour les collectivités qui ciblent une meilleure maîtrise de leurs consommations énergétiques.

La prise en compte de ces enjeux peut par ailleurs s’envisager dans le cadre d’une opération de taille modeste, comme une simple expérimentation à l’échelle d’un petit groupe de bâtiments.

Qualité de l’air intérieur : quelle efficacité pour les capteurs de CO2 connectés ?Arteria est une filiale de RTE (Réseau de transport d’électricité), et est engagée depuis 18 ans dans l’aménagement numérique des territoires en valorisant le patrimoine télécom de RTE (24 000 km de réseaux de fibres optiques, plusieurs milliers de points hauts 3G/4G/5G). Ce réseau de fibres optiques et de points hauts est mis à la disposition de tous les opérateurs télécoms, en particulier pour les besoins des collectivités territoriales. Depuis 2017, Arteria s’appuie sur la technologie innovante LoRaWANTM pour proposer des services d’internet des objets.

 

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