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Données publiques

Opendata : libération massive de données en Saône-et-Loire

Publié le 30/09/2011 • Par Alexandra Caccivio • dans : Régions

En lançant vendredi 30 septembre (à midi) opendata71.fr, le conseil général de Saône-et-Loire rejoint les quelques collectivités pionnières déjà engagées dans le mouvement de l’ouverture des données, ou opendata. Arnaud Montebourg, le président (PS) du conseil général, explique à la Gazette que le département souhaite apporter une réponse aux citoyens, en utilisant le web comme canal de diffusion de l'information, avec une « libération massive » de ses données.

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En lançant son portail de données – opendata71.fr, le conseil général s’inscrit dans « le mouvement de libération des données » initié aux Etats-Unis par Barack Obama qui, dès son élection, a libéré toutes les données de l’administration fédérale.
L’Open Data n’est arrivé en France qu’en 2010, d’abord dans l’agglomération de Rennes, avec le premier « entrepôt » de données publiques géolocalisées.

Mais, souligne Arnaud Montebourg, le président (PS) du conseil général de Saône-et-Loire, « l’initiative du département est une première en France au sens où il s’agit d’une libération massive des données publiques. Elle n’est pas sectorielle. On ne peut pas non plus aller plus loin dans la libération des données ».

Une libération progressive –  Statistiques, études, enquêtes, recherches : toutes les informations que détient le conseil général au titre de ses compétences sont désormais disponibles et réutilisables, par tous. Le 30 septembre, seule une partie du « stock » sera libéré. « Cela représente déjà 100 gigas et des millions de données », souligne Pierre Martinerie. Le vice-président au conseil général en charge de la libération des données précise : « Nous possédons des données, notamment des données agricoles, de plus de 100 ans. Pour les partager, il faut les numériser, d’où les différentes vagues de lancement. »

La première vague permet de libérer tous les documents ayant trait au fonctionnement de la collectivité elle-même (les délibérations, les rapports, son patrimoine…). Elle permet également de libérer les données touchant à l’environnement (les déchets, l’observatoire de l’eau ou la couverture haut débit), à l’éducation et au sport, aux laboratoires départementaux.

Des usages commerciaux encouragés et non taxés –  Elle permet, surtout, « de libérer des informations sur lesquelles nous espérons que se développeront des applications », dit Pierre Martinerie: « des données touristiques, comme l’hébergement et les informations géolocalisées sur nos 9 000 kilomètres de sentiers de randonnée », « des données sur les moyens de transport (avec le réseau des lignes et les points d’arrêt) »…
Car la libération, outre la transparence de l’action publique, porte la promesse d’un développement économique, à condition que les données soient effectivement réutilisées par des entreprises privées, capables de développer des applications.

Avec le lancement de sa plateforme opendata, le conseil général annonce deux premières applications :

  • l’une permettant de visualiser l’ensemble des chiffres sous forme de camemberts ou de graphiques,
  • l’autre de visualiser sur des cartes les hébergements touristiques.

« Ces applications doivent permettre d’amorcer la pompe, indique Pierre Martinerie, pour qui tout porteur de projet pourra utiliser les données du département, gratuitement, « même à des fins commerciales, à condition qu’il cite la source ».

L’élu ne pense pas qu’une redevance, versée à la collectivité, dès lors que les données sont utilisées à des fins commerciales, soit une bonne idée. « Nous récupérerions des petites sommes qui ne représenteraient pas grand-chose pour la collectivité. En revanche, celui qui développera une application touristique, pour venir en Saône-et-Loire, lui, nous apportera des retombées intéressantes. Mieux vaut miser sur l’énergie de la contribution et sur l’émergence de nouveaux services. C’est en tout cas notre philosophie. »

Pour favoriser l’émergence d’applications accessibles gratuitement sur les nouveaux supports numériques (web, smart phone, téléphone mobile), le conseil général lance un concours, doté de 20 000 euros, visant à récompenser les meilleures innovations.

Un risque contrôlé –  La collectivité a été accompagnée, dans cette entreprise, qui aura mobilisé environ 60 000 euros d’investissements, par CaptainDash, 22 Mars et Microsoft. Elle a également été accompagnée, à un autre niveau, par un comité éthique composé de cinq membres :

  1. Jacques Boucaud, journaliste,
  2. Denise Lespinasse, présidente de l’association UFC Que choisir ? de Saône-et-Loire,
  3. Moïse Mayo, directeur régional de l’Insee,
  4. Jean-Philippe Buchaillard, professeur de philosophie,
  5. Christine Desmaret, magistrate à la retraite.

Le comité éthique suivra le département tout au long de sa démarche. « Il n’a pas le rôle de contrôler l’action du département, précise Pierre Martinerie. Il a plutôt pour rôle d’ouvrir un espace de discussion pour aborder les questions que la société se pose. Nous nous sommes par exemple interrogés, avec le comité, pour savoir s’il fallait souhaiter la transparence pour tout. »
En respect avec la loi, le département ne publie pas les données nominatives (le nom des bénéficiaires du RSA par exemple).

Concernant les archives départementales, et ses données nominatives de plus de 120 ans, la question de l’accès n’a pas encore été tranchée, indique Pierre Martinerie. Au-delà de ce que la loi est en mesure d’encadrer, le département prend le risque de voir circuler des interprétations erronées, à partir des données qu’il fournira. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’interviendra pas, publiquement, pour expliquer les dérives, s’il devait y en avoir.

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