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[ENTRETIEN - APPRENTISSAGE]

« Hébergement, restauration, équipement…les apprentis ont besoin d’aides financières »

Publié le 27/10/2021 • Par Emmanuel Franck • dans : A la Une RH, France, Toute l'actu RH

Sebastien ROCHIER
Comparée au secteur privé, la fonction publique embauche peu d'apprentis. Aurélien Cadiou, président de l'Association nationale des apprentis de France (Anaf), se réjouit de l'accord sur le financement de l'apprentissage conclu dans la territoriale et avance des propositions pour le rendre plus attractif.

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L’État et collectivités territoriales sont parvenus à un accord sur le financement de l’apprentissage dans la fonction publique territoriale. Êtes-vous satisfait de cet accord ?

Aurélien Cadiou : Les associations d’élus et le Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT) se sont mis d’accord pour créer, à compter de 2022, une sorte de taxe d’apprentissage dont le montant maximal est de 0,1% de la masse salariale des collectivités. Perçue par le CNFPT, cette cotisation financera la moitié du coût de la formation de l’apprenti, l’autre moitié étant financée par le CNFPT. Le gouvernement apporte 15 millions en 2022, auxquels s’ajoute le concours de France compétences. Le coût de la formation d’un apprenti est donc totalement pris en charge.

Nous nous réjouissons de cet accord de financement car il est davantage incitatif pour les employeurs que le précédent système. En effet, après les lois Pénicaud du 5 septembre 2018 et Dussopt du 6 août 2019, la moitié du coût de la formation des apprentis restait à la charge des collectivités. Cette situation n’incitait pas les collectivités à embaucher, générait de l’incertitude pour les organismes de formation ainsi que pour les apprentis dont les formations en cours n’étaient plus financées. Le nombre de nouveaux contrats d’apprentissage dans les trois fonctions publiques – dont 60 % sont signés dans la territoriale – a d’ailleurs baissé entre 2018 (15 143) et 2019 (14 600) avant de remonter en 2020 (15 300).

Si cet accord de financement est une bonne chose, les objectifs quantitatifs restent malgré tout modestes, (7 500 nouveaux apprentis par an) comparés à la dynamique secteur privé (525 000 nouveaux contrats).

Que faudrait-il faire pour augmenter les embauches d’apprentis dans les collectivités ?

A. C : L’accord ne prévoit pas d’aides aux apprentis : hébergement,  restauration, premier équipement, mobilité internationale. Dans le secteur privé, ces aides sont couvertes par les opérateurs de compétences (opco). Un apprenti qui travaille par exemple dans une mairie devra payer son repas, son hébergement et ses transports plus chers que son homologue qui travaille dans une entreprise.

Aussi, nous demandons que le projet de loi de finances relatif au financement de l’apprentissage dans la fonction publique territoriale prévoit le financement d’aides aux apprentis concernés. Pour mémoire, avant les lois Pénicaud et Dussopt, la plupart des conseil régionaux prenaient ces frais en charge. Nous avons alerté le gouvernement depuis des mois sur ce problème. Il en est parfaitement conscient mais rien ne bouge.

Cela nuit-il à l’attractivité de l’apprentissage ?

A. C : On ne peut pas dire que l’absence de prise en charge des frais nuise à l’attractivité de l’apprentissage dans les collectivités car les apprentis ne se rendent pas forcément compte de cette discrimination, qui n’est pas évoquée dans les CFA. En revanche, cela nuit à leur parcours. Les questions financières sont d’une grande importance pour eux. C’est la première raison pour laquelle ils prennent contact avec notre association.

Voyez-vous d’autres pistes pour favoriser l’apprentissage dans les collectivités ?

A. C : Depuis juillet 2020 et jusqu’à fin 2021, le gouvernement verse 3 000 euros une collectivité locale lorsqu’elle embauche un apprenti. Cette aide est trop récente pour qu’on en vérifie l’efficacité. Cela peut aider un employeur à sauter le pas. D’un autre côté, malgré cette aide, le coût d’un apprenti n’est pas nul pour la collectivité qui l’emploie. Rappelons qu’avant l’aide exceptionnelle de 5 000 à 8 000 euros versée aux employeurs du secteur privé pour l’embauche d’un apprenti, il existait déjà une aide de 4 000 euros. On pourrait donc imaginer que les employeurs du secteur public bénéficient d’une aide d’un même montant.

Enfin, nous avons identifié un autre frein : les apprentis de la fonction publique qui veulent devenir fonctionnaires doivent passer le concours externe, a priori plus difficile que le concours interne. Pourquoi ne pas imaginer qu’ils puissent passer le concours interne ?

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