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Education

La cour d’école végétalisée révolutionne la récré

Publié le 05/11/2021 • Par Monique Clemens • dans : A la Une Education et Vie scolaire, Actu expert Education et Vie scolaire, Innovations et Territoires

Maud Delsart, directrice de l'école Pierre-Brossolette à Besançon
Maud Delsart, directrice de l'école Pierre-Brossolette à Besançon L. Cheviet / La Gazette
La suppression de l’enrobé de la cour de l’école Pierre-Brossolette,­ à Besançon, a été menée avec succès, dans le cadre d’un vaste projet qui est aussi pédagogique.

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[Besançon (Doubs) 116 800 hab.] A Besançon, la redéfinition de la cour de l’école Pierre-Brossolette­ a fait boule de neige. Parti de la mise en œuvre du programme de lutte contre les îlots de chaleur urbains – auquel la ville consacre 1 million d’euros par an pendant la durée du mandat de sa maire, Anne Vignot –, le projet est devenu inter­disciplinaire et 100 % muni­cipal.

La direction de la bio­diversité et des espaces verts, qui le pilote, a finalement embarqué dans son sillage la direction des grands travaux, celle de l’éducation­, ainsi que le service de la démocratie participative.

Dans le volet « désimperméabilisation des sols » du programme, les cours d’école occupent une place importante, avec leurs enrobés et bétons qui restituent la chaleur, écorchent les genoux et empêchent l’infil­tration des eaux pluviales. Chaque année, cinq écoles devraient être concernées par le programme qui a débuté, de manière expérimentale et en grande dimension, avec cette école élémentaire construite dans les années 60 pour accueillir 1 000 enfants, qui n’en compte plus que 172 mais reste la plus vaste­ du département.

Potager, coin zen, fontaine…

La métamorphose a eu lieu pendant l’été. Les élèves ont ­quitté l’école début juillet avec ses 5 000 mètres carrés d’enrobé­ et l’ont retrouvée, à la rentrée, dotée de revêtements perméables : sable stabilisé, terre végétale et béton drainant.

Ils ont aussi, et surtout, découvert un potager pédagogique, un coin nature de 1 300 mètres carrés à partager avec les habitants du quartier ­­– hors temps scolaire –, des arbres et des îlots végétaux, un coin zen, un espace dédié aux jeux de ballon, un autre aux jeux en bois, une fontaine à manivelle…

Ils trouveront également bientôt le bateau de pirate dont ils rêvaient, en haut de l’une des deux buttes que les services techniques ont créée pendant l’été. « En fait, il s’agit d’un plate­lage [plancher, ndlr] de bois, le reste du bateau est dans la tête des enfants », précise ­Johnny Magnenet­, ­chargé de mission « trame verte et bleue ». « Pour les cabanes, on livre le kit de base, et les élèves les feront évoluer. L’idée est aussi que les enseignants s’emparent des projets. »

Une large concertation

Le projet a été l’occasion de repenser l’espace public utile, le stationnement, l’intermodalité, le rôle social de l’école dans le quartier, la place des filles et des garçons qui ne jouent pas au foot à la récré, l’accessibi­lité des élèves en fauteuil… « Ce projet est expérimental parce que l’on a poussé très loin tous les curseurs, analyse Samuel Lelièvre, directeur de la biodiversité et des espaces verts. Nous l’avons mené en concertation avec tous les usagers, cela fait deux ans que nous y travaillons. »

Dans une démarche de démocratie participative, des animateurs ont en effet recueilli la parole des élèves dans chaque classe. Les enseignants, le personnel d’entretien, les parents, les intervenants extérieurs et la maison de quartier de ­Montrapon ont aussi été impliqués. « On ne peut plus concevoir les espaces seul dans son coin, on a besoin d’inter­disciplinarité », analyse Samuel Lelièvre. « L’approche est nouvelle pour nous, mais un gage de qualité. Et nous nous posons toutes les questions possibles pour que l’argent public soit bien utilisé­. »

 

« Aujourd’hui, filles et garçons jouent ensemble »

Delsart-audeMaud Delsart, directrice de l’école Pierre-Brossolette à Besançon

« On a vraiment l’impression d’avoir changé d’école. Avant, la cour était plus grande qu’un terrain de foot, plutôt moche, avec du goudron tout abîmé. Maintenant, elle est vallonnée, d’ailleurs certains élèves disent qu’ils “vont au parc”. L’ambiance, à la récré, a complètement changé, et même au-delà de mes espérances. Jusqu’à maintenant, les élèves étaient un peu désœuvrés et c’était le foot, le foot, le foot, et des bagarres. Aujourd’hui, filles et garçons jouent ensemble, certains s’assoient sur les bancs, d’autres jouent sur les rondins ou gratouillent la terre. Il n’y a quasiment plus de bagarres. Que ce soit les enseignants, les parents que l’on accueille désormais sur une esplanade ou les élèves, tout le monde est ravi. »

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