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PETITE ENFANCE

Petite enfance : 10 milliards d’euros réclamés pour un « électrochoc »

Publié le 27/10/2021 • Par Michèle Foin • dans : A la Une santé social, Actu expert santé social, France

enfants parents jeux
©Rawpixel.com - stock.adobe.com
Dans sa note à l’attention du futur président de la République, le think tank Terra Nova invite à des investissements massifs dans la petite enfance, ciblés sur les familles les moins favorisées.

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Campagne présidentielle oblige, Terra Nova vient de publier une note (1)  pour éclairer le prochain président de la République sur la stratégie à tenir à l’égard de la petite enfance. Les idées du think tank avaient déjà séduit Emmanuel Macron en 2018 qui a fait de la petite enfance l’un des piliers de la stratégie de lutte contre la pauvreté, puis a lancé en 2020 un plan pour les « 1000 premiers jours de l’enfant ».

Mais « il faut aller beaucoup plus loin si nous voulons réellement tirer parti de la petite enfance pour changer l’avenir de notre société », assène l’auteur de la note, Florent de Bodman, co-fondateur de l’association 1001mots. Avant de dérouler un plan à 10 milliards d’euros, Terra Nova tire en effet un bilan mitigé du quinquennat écoulé.

« Résultats décevants »

Les bonus mixité sociale et territoires de la Cnaf, pour encourager respectivement la création de crèches dans les territoires prioritaires et l’accueil des enfants des familles pauvres, ont eu des « résultats décevants » tant en terme de nombre de places créées (l’objectif de 30 000 places ne sera pas tenu), que de mixité sociale, avec un barème trop peu incitatif. Au final le montant moyen de ce bonus n’aura été que de 600 euros par place. « Le dispositif apporte de l’argent aux crèches qui accueillent déjà des familles pauvres, mais il n’incite sans doute pas vraiment les crèches à en accueillir de nouvelles » dénonce l’auteur.

Terra Nova déplore également le manque de transparence dans les règles d’attribution des places en crèches, toujours aussi opaques. Il dénonce aussi le démarrage tardif en avril 2021, du vaste plan de formation des professionnels de la petite enfance.

Quant au plan pour les 1000 premiers jours de l’enfant, Terra Nova reconnaît son approche novatrice, et salue la mesure « emblématique » de l’allongement du congé paternité. L’auteur regrette néanmoins son champ restreint sur la période couvrant la grossesse et les premières semaines après la naissance, où « les parents reçoivent le plus de soutien de qualité, grâce aux nombreux professionnels de santé mobilisés et financés par l’assurance maladie ». Pour lui au contraire, le plus grand défi pour accompagner les parents réside dans les mois et les années qui suivent, sur les questions d’ordre éducatif.

Quatre chantiers

Pour que l’investissement dans la petite enfance ait un réel impact sur la société, c’est 10 milliards d’euros qu’il faudrait investir sur le prochain quinquennat, plaide Terra Nova « pour montrer que nous prenons au sérieux les extraordinaires capacités d’apprentissage des bébés et leur importance pour notre avenir ». Quatre chantiers sont distingués.

1- Tripler les financements du soutien à la parentalité

Les dispositifs d’aide à la parentalité ne concernent que 10% à 15% des familles, faute de financements suffisants (100 millions d’euros par an). Pour en toucher deux fois plus, il faudrait 200 millions supplémentaires. Ce qui permettrait d’aller vers les familles les moins favorisées, de développer des solutions à distance, et d’investir dans la recherche et développement pour faire émerger des projets réellement impactants.

2- Créer 200 000 places de crèches pour accueillir 30% d’enfants pauvres

La mission de la crèche ne peut plus être seulement de permettre aux parents de reprendre un travail. Pour Terra Nova, elle doit aussi contribuer « à la réussite futures des enfants les moins favorisés », d’autant que d’après une récente étude de l’Insee, depuis 20 ans, les ouvertures de crèches ont eu un impact quasi-nul sur l’emploi des mères, mais sont plutôt venues concurrencer les autres modes de garde.

Pour que dans 10 ans, 135 000 enfants défavorisés soient accueillis par les crèches au moins 3 jours par semaine, il faudrait 110 000 places supplémentaires. Comme on ne peut pas réserver les crèches à ces seuls enfants, c’est donc un effort de création d’un total de 200 000 places auquel il faudrait consentir, soit 6 000 à 7 000 crèches à sortir de terre.

Rien qu’en coûts de fonctionnement, cela représenterait 3 à 4 milliards d’euros par an de nouvelles dépenses publiques pérenne en 2032. Un effort financier « absorbable », estime Terra Nova, compte tenu de son retour sur investissement social.

Mais le think tank ne s’arrête pas là. Si l’on veut que les places créées profitent aux plus défavorisés, il faut les construire dans les communes les moins riches et dans les quartiers populaires des grandes villes. Pour convaincre les maires, c’est la totalité du coût de fonctionnement de ces nouvelles crèches que l’Etat devrait prendre en charge. Des financements qui seraient alors conditionnés à la totale transparence des procédures d’attribution des places.

3- Revaloriser d’au moins 10% des salaires dans les crèches

La pénurie des professionnels de la petite enfance handicapant déjà le secteur, Terra Nova suggère de revaloriser les salaires de 10% pour rendre ces métiers plus attractifs. En outre, c’est la condition nécessaire pour augmenter la qualité pédagogique en crèche, plaide l’auteur. Un coût estimé à 600 millions d’euros par an, qui devrait, là aussi, être entièrement pris en charge par l’Etat, pour éviter d’étrangler les gestionnaires de crèches ou les familles.

4- Augmenter le taux d’encadrement dans les crèches des quartiers populaires

Enfin, et c’est le dernier levier pour que les professionnels « soient embarqués » dans l’effort pédagogique, Terra Nova suggère aussi de diminuer le nombre d’enfants dont chaque professionnel a la charge dans les crèches situées dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville. Une mesure qui serait mise en œuvre uniquement sur la base du volontariat, à titre expérimental.

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