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Changement climatique

Catastrophes naturelles : l’anticipation est vitale

Publié le 25/10/2021 • Par Isabelle Verbaere • dans : actus experts technique, France

Rain water flowing from a metal downspout during a heavy rain. concept of protection against heavy rains and rain floods
©-zsv3207-Fotolia
Plusieurs catastrophes naturelles survenues ces derniers mois sont une conséquence directe du changement climatique. Face à des événements de plus en plus fréquents et sévères, l’urgence est de prioriser les opérations de secours et d’identifier les habitations les plus fragiles. Réduire leur vulnérabilité est aussi essentiel, surtout pour celles de plain-pied. Le régime d’indemnisation de ces catastrophes pourrait être mis en difficulté par le changement climatique : pour le sauver, il faudrait élever le taux de surprime.

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La longue marche vers la résilience

Jacky Rey vit à Aigues­-Vives (3300 hab., Gard) depuis soixante-dix ans, commune dont il est maire (SE) depuis 2001. Il est encore stupé­fait par les pluies diluviennes qui s’y sont abattues le 14 septembre. « Jusqu’alors, l’inondation de 1988 était la référence. On avait eu un mètre d’eau dans le bas du village, constate-t-il. Le 14 septembre, elle a atteint 1,80 mètre dans une dizaine de villas de plain-pied qui ont été presque détruites. Les gens ont trouvé refuge sur les toits.» Dix habitants ont été hélitreuillés. Pourtant, le département avait réalisé de gros travaux pour améliorer la gestion des eaux pluviales dans le village… « Face à un événement d’une telle violence, on ne peut que subir », soupire l’élu.

Jamais un tel cumul de pluie n’avait été relevé dans le Gard. Il est tombé près de 250 millimètres au mètre carré, soit l’équivalent de deux mois de précipitations­ en trois heures. De tels déluges se produisent statistiquement moins d’une fois par siècle. Cependant, la fréquence des épisodes méditerranéens les plus forts, ceux qui dépassent 200 millimètres en vingt-quatre heures, augmente, observe Météo France. Le changement climatique est-il en cause ?

« La température mondiale a augmenté de 1,1 °C depuis la période 1850-1900 », relève le groupe d’experts intergourvernemental sur l’évolution du climat (Giec) dans la première partie de son sixième rapport rendu public en août. Or plus l’atmosphère se réchauffe, plus elle se charge en vapeur d’eau. « A l’échelle mondiale, les fortes précipitations s’intensi­fieront d’environ 7 % pour chaque degré de réchauffement », prévient le Giec.

Prévisions pessimistes

Plusieurs catastrophes naturelles survenues ces derniers mois sont une conséquence du changement climatique. Les experts du groupe ­World ­Weather ­Attribution ont démontré le lien de causalité. C’est le cas pour les inondations qui ont frappé l’­Allemagne et la ­Belgique, où elles ont provoqué 220 décès entre le 12 et le 15 juillet, par exemple.

Les climatologues sont arrivés à la même conclusion pour la vague de chaleur qui a touché l’ouest du ­Canada et le nord-ouest des ­Etats-Unis en juin, les feux de forêt en ­Australie en 2019-2020, la sécheresse en France en juin 2019. Et le changement climatique s’accélère. « Les températures semblent maintenant s’aligner sur les prévisions pessimistes, avec une hausse de 3 à 4 degrés en 2100, constate ­Stéphane ­Costa, professeur de géographie à l’université de Caen et coprésident du Giec normand, qui regroupe 23 experts régionaux sur le changement climatique. Ce qui devrait se traduire par une hausse de un mètre, voire plus, du niveau de la mer. Les marées à fort coefficient, qui surviennent trois à quatre fois par an en Normandie, seront seize fois plus fréquentes. Elles vont servir de tremplin aux tempêtes. »
Les submersions centennales, dont la probabilité qu’elles se produisent chaque année est de un pour cent, pourraient devenir décennales. En clair, une surcote de 4,70 mètres, comme celle qui fut observée lors de la tempête ­Xynthia en février 2010, et qui est considérée comme centennale, risquerait de se reproduire tous les dix ans.

Débordement de la Seine

La hausse du niveau de la mer pourrait aussi avoir de graves conséquences dans les terres, en bloquant les écoulements des fleuves… Le Giec normand a pointé les dangers pour la métropole Rouen ­Normandie (71 communes, 492 700 hab.). « Nous sommes encore dans l’estuaire, souligne ­Marie ­Atinault, vice-présidente chargée des transitions et innovations écologiques et des déchets. Les experts du Giec local nous préviennent que le risque d’inondation va s’accroître. Il est fort possible que la Seine, notamment, déborde lors d’épiso­des de pluies intenses associés à un fort coefficient de marée. »
stephanie-BIDAULT-CEPRI

Stéphanie Bidault, directrice du Centre européen de prévention du risque d’inondation (Cepri).

« De plus en plus de collectivités se dotent de modélisations hydrauliques »

« Trois quarts des communes sont exposées au risque d’inondation par ruissellement, celui-ci pouvant s’aggraver­ avec des phénomènes de pluies intenses plus réguliers. Mais puisque l’on a très peu de plans de prévention du risque “ruissellement“ on est en déficit de connaissances, les services de l’Etat les premiers, car cet aléa n’est pas facile à représenter. Il renvoie à la fois aux politiques de gestion des eaux pluviales, d’assai­nissement et de prévention des inondations. Il n’y a donc pas de porter à connaissances précis auprès des élus locaux, qui n’ont pas nécessairement conscience de cette menace s’ils n’y ont pas été confrontés.Toutefois, de plus en plus de collectivités se dotent de modélisations hydrauliques pour les intégrer dans leur politique d’aménagement, surtout dans le sud-est de la France. Il s’agit d’éviter de créer de nouveaux enjeux dans les zones où l’eau s’accumule et de favoriser son infiltration dans le sol. En zones rurales, une sensibilisation importante à effectuer avec le secteur agricole existe, car certaines pratiques, comme l’arrachage des haies ou le labour, peuvent aggraver ces phénomènes. »

Faire face aux événements extrêmes

La métropole va lancer un plan d’adaptation au changement climatique en 2022. « Jusque-là, nous étions mobilisés sur l’atténuation, la réduction de nos émissions, poursuit l’élue. Nous ne sommes pas du tout préparés aux événements climatiques extrêmes. Nous allons coconstruire le plan avec les maires et les filières d’activités pour que chacun en mesure les enjeux. Car nous allons devoir nous interroger sur l’implantation de l’habitat et des activités économiques en bord de Seine. »
Pas moins de 16,8 millions de Français sont soumis au débordement de cours d’eau en métropole et 1,4 million au risque de submersion (1). « Il existe une dynamique forte sur la prévention de ces deux risques, remarque ­Nicolas ­Bauduceau, directeur des fonds publics et de la prévention à la Caisse centrale de réassurance. Des dommages ont déjà été évités, notamment grâce aux ouvrages de protection hydrauliques et aux dispositifs d’adaptation de l’urbanisme. Mais ces résultats sont invisibles. Nos t­ravaux de simulation ont évalué que les barrages réservoirs de la Seine avaient permis d’éviter 90 millions d’euros de dégâts lors des crues de la Seine en 2018, par exemple. » Certes, les mesures structurelles ont fait leurs preuves pour limiter des crues ou des submersions moyennes. Mais qu’en sera-t-il lors d’événements extrêmes ? 

Notes

Note 01 source : ministère de la Transition écologique Retour au texte

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