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[BILLET] UN PAS DE CÔTÉ

La République des propriétaires

Publié le 22/10/2021 • Par Guillaume Doyen • dans : A la Une finances, Actualité Club finances, Billets finances, France

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Richard Villalon Fotolia
Comme chaque fin de semaine, retrouvez le billet du Club Finances. Cette semaine, retour sur le mirage de la suppression des impôts. Suppression de la taxe d'habitation sur les résidences principales, réduction du nombre de Français assujettis à l'impôt sur le revenu... Mais est-ce vraiment une bonne affaire ?

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Opacité fiscale

Savez-vous combien vous payez de TVA et de CSG chaque année ? Non, bien sûr, pas plus que moi, vous ne vous adonnez à ce calcul fastidieux – à moins que vous ne soyez vraiment « accro » aux finances publiques (ce qui est le cas d’un certain nombre de nos lecteurs). Et quel est le montant de votre impôt sur le revenu ? Si vous le connaissez, c’est que vous appartenez à la petite moitié des foyers fiscaux qui l’acquittent. Les autres se contentent machinalement de balayer du regard leur avis annuel qui mentionne « zéro » en bas de page.

Parlons maintenant de la taxe d’habitation : cette espèce fiscale en voie d’extinction n’arrive plus que dans une minorité de boîte aux lettres – avec un montant dû qui s’étiole, lentement mais sûrement. Une lente agonie qui la conduira bientôt au musée de l’histoire fiscale, exposée aux regards désolés de nos élus locaux. Et c’est ainsi que décline l’impôt « concret », « tangible », au profit de prélèvements complexes, dont le citoyen ne connaît pas les arcanes.

Nous ne savons plus ce que nous payons, ni à qui nous le versons. « Nous rendons du pouvoir d’achat aux Français », disent les gouvernants, quand ils suppriment un impôt direct (ou une cotisation salariale). Je pense pour ma part qu’ils les infantilisent.

Qui paye décide

C’est un principe inoxydable : celui qui signe les chèques dirige les opérations. Dans les collectivités, l’impôt foncier, pour l’instant épargné par les réformes successives, va donner un avantage décisif à une catégorie de contribuables, celle qui continue d’acquitter une taxe locale, celle qui « épluchera » encore son avis annuel, attentive aux taux votés par la commune, et au résultat inscrit sur la ligne du bas. Je parle évidemment des propriétaires, dont le poids relatif dans les élections va encore s’accroître.

Eux ne se priveront pas de manifester leur assentiment ou leur réprobation dans les urnes : le lien fiscal entre le « citoyen propriétaire » et la collectivité n’est pas rompu. On sait que les jeunes et les classes populaires ne votent plus, ou peu, ce qu’ont spectaculairement démontré les scrutins de juin dernier. Il est probable que la disparition de la taxe d’habitation va aggraver ce phénomène, en dénouant encore le lien entre l’électeur et ses dirigeants.

Arnaque

Au niveau national comme local, payer l’impôt devient un privilège. Ce qui était un devoir pour tous (et conférait des droits) est devenu un avantage qui se concentre sur une frange plus étroite de la population.

Tout le monde se voit prélever la CSG et la TVA (y compris les plus pauvres de nos concitoyens) mais les super-cotisants, les assujettis à la taxe foncière et à l’impôt sur le revenu, ont une conscience et une compréhension plus claire des enjeux fiscaux, car ils accomplissent un geste volontaire. Ce ne sont pas des contribuables passifs : ce sont aussi des électeurs plus motivés. La gratuité est une arnaque, la voie vers une démocratie censitaire.

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La République des propriétaires

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HERMES

22/10/2021 11h42

Merci pour cet exposé.

Pour information, je fais partie des « accros » que vous citez.
J’ajouterai juste un point: les propriétaires d’un bien immobilier représentent moins de 50% des électeurs. N’oublions pas que l’on peut posséder un bien immobilier dans une commune et résider dans une autre, lieu alors dans lequel on est en droit de voter.

Ainsi, ceux qui seuls payent un impôt direct auprès des collectivités sont sous représentés lors des élections municipales. Avec la disparition des impôts locaux pour les régions et départements, l’équité est un peu plus proche, même si se pose la question liée à l’impôt sur le revenu.

N’ayez crainte, les propriétaires ne détiennent pas la clé du pouvoir local. Certains doivent s’en réjouir, d’autres vont encore pester sur ce point. En un mot, nos élus des communes et communautés de commune et d’agglomération vont pouvoir continuer à augmenter les prélèvements des uns pour l’intérêt général.

Mais n’oubliez pas les gilets jaunes, tout comme ceux qui ont mis un terme aux prélèvements prévus sur le transport de marchandises (merci pour eux Ségolène)…
A force de réduire le pouvoir d’achat des contributeurs, il va bien arriver un moment où ils n’auront plus rien à perdre!

Ne dit-on pas que l’impôt tue l’impôt? Dit autrement, des spécialistes ont démontré qu’au delà d’un certain taux de prélèvement, les recettes diminuent quand le taux augmente. Il serait souhaitable de le rappeler aux élus et pourquoi pas à leur administration.

En fait, le problème vient de l’opacité fiscale dans laquelle nous vivons. Personne ne s’intéresse à autre chose que son pré carré. Quelle est la collectivité qui regarde le montant total des prélèvemenys (toutes collectivités confondues) sur son territoire?

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