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Energie

Des bâtiments publics au cimetière, le photovoltaïque devient incontournable

Publié le 21/10/2021 • Par Clémence Villedieu • dans : Actu experts finances, actus experts technique, Innovations et Territoires, Régions

TTToiture photovoltaïque sur le gymnase Belmont (c) Parc des Grands Causses
PNR des Grands Causses
Saint-Joachim, en Loire-Atlantique, a pour objectif d’atteindre l’autonomie énergétique d’ici à 2030, tout en s’assurant un retour financier satisfaisant sur ses investissements. En mettant en place une centrale couvrant le cimetière, les 4000 habitants de Saint-Joachim consommeront leur propre production d’énergie. L’installation de la centrale est portée par la commune pour un budget de 4,7 millions d’euros et la communauté d’énergie citoyenne financera les panneaux solaires.

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Dès 2010, en installant les premiers panneaux photo­voltaïques sur les toits de ses bâtiments publics, ­Saint-Joachim a pris de l’avance. Poursuivant sa stratégie offensive pour l’énergie verte, elle a décliné les différentes mutations technologiques et innovations financières.
Pour Ronan Dantec, sénateur (EELV) de la Loire-Atlantique, qui a suivi de près les projets de la ville, « la nouvelle équipe municipale poursuit la politique initiée par Marie-Anne Halgand, maire jusqu’en 2020, en affirmant une volonté d’autonomie énergétique unique en France ».

Dès le début, la commune a fait le choix d’une gestion municipale, portant les aménagements en fonds propres sur le budget principal. Sur celui de l’énergie, les équipements solaires ont été financés par emprunts dont les annuités sont remboursées par les bénéfices générés par la production. « En 2019, nous avons intégré l’aérovoltaïque dans nos nouvelles installations, la Scène du marais et le parking, énonce le maire de la commune, Raphaël Salaün. Cette technologie récente permet de récupérer la chaleur produite par le solaire sous les panneaux pour ensuite l’insuffler dans les bâtiments sous forme de chaleur ­l’hiver ou de fraîcheur, l’été. »

Autoconsommation

Pour les ombrières du parking, d’une puissance de 1,3 mégawatt-crête (1), Saint-Joachim, n’ayant pas la capacité de financer le projet, a fait une exception en demandant à la société Langa Solar de porter le projet d’investissement avec un bail de vingt ans d’exploitation. En 2020, la commune, qui consomme 423 000 kilowatt­heures (kWh) d’électricité, produit 490 000 kWh d’électricité photovoltaïque. Et l’énergie verte qu’elle crée représente 22 % de sa consommation globale.

En 2019, elle a signé une convention avec Enedis pour la mise en place d’un réseau d’un rayon de 2 kilomètres. Le réseau d’auto­consommation collective communal comporte actuellement cinq bâtiments producteurs pour seize bâtiments consommateurs. Huit autres sont en vente directe auprès d’EDF OA et ce sont, pour la plupart, des équipements installés en 2010. Trois bâtiments neufs, en cours de construction, seront équipés d’aérovoltaïque et alimentés par le tout électrique. Deux centrales photovoltaïques complémentaires sur des bâtiments existants devraient également être mises en place en 2022.

Et comme les équipements produisent plus qu’ils ne consomment, un dispositif de stockage énergie-hydrogène vert est en cours de réalisation avec une start-up grenobloise, Sylfen. Avec le projet du cimetière couvert, l’autoconsommation va bénéficier d’une dérogation portée à 20 kilomètres.

La stratégie d’investissement de Saint-Joachim a franchi une nouvelle étape avec l’annonce d’une centrale photovoltaïque au-dessus du cimetière, soit 5 345 panneaux solaires qui reposeront sur des structures en bois posées sur des « technopieux », évitant de creuser des tranchées pour les fondations. « Installé sur un ancien marais, le cimetière subit chaque hiver des remontées d’eau par capillarités et les habitants s’en plaignaient », indique le maire.

Avec sa solution de couverture, la commune a trouvé un écho favorable auprès des administrés. « Nous allons récupérer les eaux pluviales dans un réservoir afin de les utiliser, ensuite, pour l’arrosage du stade, à proximité », ajoute Raphaël Salaün

Communauté citoyenne¶

Le budget des études, de la mise en place des structures, des réseaux, du stockage des eaux pluviales, du raccordement au réseau et des aménagements (mobilier, éclairage) est de 4,7 millions d’euros. Une part de la dépense est couverte par les subventions (communauté d’agglo de la région Nazairienne et de l’estuaire, région…), le reste par les fonds propres de la commune.

« En couvrant son cimetière, elle ouvre de nouvelles perspectives de libération de foncier pour la production d’énergie. Et cette nouvelle opération, très innovante, est reconductible au niveau national car elle s’appuie, avec l’épargne des habitants, sur un modèle économique favorable », estime le sénateur de la ­Loire-Atlantique.

Une communauté d’énergie citoyenne en cours de constitution va financer les panneaux photo­voltaïques et c’est elle qui décidera du choix du prestataire. Chaque famille disposant d’un compteur Linky pourra acquérir quatre panneaux pour le prix de 1 800 euros (HT) et consommer leur production d’électricité qui devrait varier entre 1 500 et 1 800 kWh par an. L’économie annuelle sur la facture d’énergie devrait se chiffrer entre 250 et 300 euros. Le surplus pourra être revendu par la communauté d’énergie citoyenne. Début du chantier annoncé pour l’été 2022.

Contact : Denis Salaün, responsable des finances et des marchés publics, 02.40.88.47.82.

Témoignage

« La ville a fait appel à notre solution de stockage afin de gérer son flux »

Caroline Rozain, directrice du développement commercial de Sylfen

« Aujourd’hui, un certain nombre d’équipements photovoltaïques sont amortis. Et, avec des tarifs réglementés dont la baisse est annoncée, le producteur doit répondre à la question : que faire de cette énergie ? C’est pourquoi Saint-Joachim a fait appel à notre solution de stockage afin de gérer son flux d’énergie.

Le “smart energy hub” est une technologie hybride qui permet de stocker l’électricité à court et à long terme sous la forme d’hydrogène qui est ensuite restitué en électricité dans le réseau. Nous allons lancer une première opération pilote sur le gymnase d’ici à la fin de l’année. L’électricité produite sera stockée puis utilisée la nuit pour l’éclairage et le chauffage des douches. Cette technologie est adaptée à des toitures de 1 500 mètres carrés minimum, car elles génèrent un surplus. Fondée en 2015, Sylfen lance l’industrialisation des produits. »

Régions

Notes

Note 01 Le mégawatt-crête (MWc) exprime la puissance maximale d’un dispositif. Retour au texte

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