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[Entretien] Bibliothèques

Bibliothèques : « Après la crise, il faut de nouvelles offres et de nouvelles médiations »

Publié le 20/10/2021 • Par Hélène Girard • dans : Actualité Culture, France

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© Livre et lecture en Bretagne
Chargée des réseaux de lecture publique à l'agence Livre et lecture en Bretagne, Florence Le Pichon dresse pour La Gazette un état des lieux à partir de ses observations du terrain. Les 21 et 22 octobre l'agence bretonne et son homologue Normandie Livre et Lecture organisent un colloque sur l'après-crise, avec la participation des Bibliothèques de Rennes Métropole-Les Champs Libres, Brest, Caen-la-Mer, et Rouen.

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Organisé en partenariat avec le ministère de la Culture et la Bibliothèque publique d’information (Bpi, Paris, Centre Beaubourg), par les agences régionales Livre et lecture en Bretagne et Normandie Livre et Lecture, le colloque « Les bibliothèques à l’épreuve de la crise, et après ?  » vise à cerner ce qui restera de la crise sanitaire et les enjeux des mutations à l’oeuvre. En avant-première, Florence Le Pichon, chargée des réseaux de lecture publique à l’agence Livre et lecture en Bretagne, livre ses constats à La Gazette.

La crise sanitaire a-t-elle laissé des traces dans le travail des bibliothécaires ?

On sent bien qu’il s’est passé quelque chose. D’abord parce qu’une fatigue générale est perceptible dans les équipes. Elle est consécutive aux différentes mesures mises en place durant la crise et cette volonté de garder des liens avec le public en proposant des services tels que le « Cliquer et emporter » ou la bibliothèque « hors les murs ».

Depuis cet été, la mise en œuvre du passe sanitaire a rajouté de la lourdeur dans le travail des équipes. On ne note pas une opposition de principe au passe sanitaire comme outil de lutte contre l’épidémie, mais bien un questionnement relatif à la notion de contrôle et de condition d’accès à un service public libre et gratuit. Le contrôle du passe sanitaire s’est ajouté aux tâches quotidiennes sans aucun moyen en ressources humaines supplémentaires très souvent ou du matériel nécessaire.

A cela s’ajoute le sentiment d’un manque de reconnaissance. Sentiment qui s’est renforcé pendant la période où tous les lieux culturels étaient fermés, sauf les bibliothèques : on parlait des lieux culturels fermés, mais très peu des bibliothèques, qui, elles, étaient ouvertes. La question de l’importance du bénévolat se pose également : un  grand nombre de bénévoles ne sont pas revenus lors de la réouverture des équipements.

La conjugaison de ces différentes problématiques a forcément des conséquences en termes de management et d’organisation, et donc de services aux publics.

Qu’en est-il des usagers ?

Nous avons constaté qu’environ 30% des usagers ne sont pas revenus lors de la sortie de crise – y compris parmi les gros lecteurs. Pour les bibliothécaires, qui ont mené ces dernières années un travail de longue haleine notamment pour faire de la bibliothèque un troisième lieu, ce constat est décourageant, car ils ont l’impression de repartir à zéro. Il y a donc un gros travail à reprendre, qui passe aussi par une réflexion pour inventer de nouvelles offres, de nouvelles médiations : numériques, hybrides, présentielles et distancielles, etc.

Après la crise sanitaire, les bibliothèques entament-elles une période d’évolution de fond en comble ? 

Pour le moment, les équipements doivent retrouver leur niveau de service habituel et leurs usagers. Il y a tant de problématiques à creuser, pour mettre en valeur les bibliothèques et cerner leurs impacts ! Comment valoriser les bibliothèques auprès des habitants qui n’en sont pas des usagers, c’est-à-dire ceux pour qui la bibliothèque est invisible ? Comment aller vers eux ? Comment faire porter l’action des bibliothèques auprès des élus etc.

Toutefois, j’observe que le développement du télétravail et des télé-réunions permet aux professionnels de s’impliquer davantage dans les groupes de travail. Sans doute parce qu’ils sont libérés des temps de trajet.

L’augmentation massive des pratiques numériques, observée pendant le confinement, vous semble-t-elle durable ?

De façon très globale, il semble que l’on revienne à des pratiques plus habituelles. Mais encore faut-il nuancer selon différents critères : l’âge, la composition du foyer (famille monoparentale ou pas), le type de pratique (jeux vidéo, spectacle en ligne, livre numérique…) etc.

Le télétravail est-il toujours d’actualité pour les bibliothécaires ?

Ce mode d’organisation pose beaucoup de questions, mais une chose est sûre : on ne peut pas faire table rase de l’expérience vécue pendant le confinement, et il y a matière à réinterroger l’organisation du travail.

Incontestablement, la crise sanitaire a réinterrogé les pratiques professionnelles des bibliothécaires. Certes, certains outils étaient déjà utilisés, mais de façon beaucoup moins intense. Le confinement a montré que tous les bibliothécaires étaient loin de disposer du même niveau d’équipement. Certains n’étaient pas équipés, ni par leur collectivité, ni par eux-mêmes.

Cette période a également montré les limites du télétravail, qui est incompatible avec certaines missions, notamment la médiation et le conseil aux usagers.

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