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Réseaux sociaux

Sur TikTok, des agents territoriaux sans filtre

Publié le 25/10/2021 • Par Alexandre Léchenet • dans : actus experts technique, France, Toute l'actu RH

TikTok
Captures écrans/La Gazette
Nombre de territoriaux n’hésitent pas à se dévoiler et à se trémousser sur TikTok, réseau social de vidéos très utilisé par les plus jeunes. Une communication plus décontractée que celle des collectivités qui s’y risquent.

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Pompiers, bibliothécaires, aides-soignants, conducteurs de bus… En faisant défiler l’application TikTok, il n’est pas rare d’y croiser des agents territoriaux dans les vidéos les plus populaires. Des apparitions qui permettent de plonger, à leurs côtés, dans leur vie professionnelle, sous des formes parfois surprenantes. Sur ce réseau social, les vidéos s’organisent autour de « challenges », de chorégraphies, de chants en play-back ou de blagues répétées d’un enregistrement à l’autre. Ces « tendances » peuvent ensuite être reprises ou détournées.

Jimmy De Pinho Correia, ripeur à la communauté de communes intercom de la Vire au Noireau, dans le Calvados, s’est fait connaître en dansant à l’arrière de son camion sur les rythmes à la mode. Il a commencé en juin et compte désormais plus de 300 000 abonnés sur @jimmycorreia93. Ses vidéos sont vues régulièrement plus d’un million de fois. Grâce à elles, il espère sensibiliser au tri et changer l’image sur son métier. « Pendant les confinements, les médias n’ont pas beaucoup parlé de nous, alors que nous étions sur le terrain tous les jours. Mais ripeur est un beau métier ! » assure-t-il.

@jimmycorreia93##pourtoi ##ripeur ##normandie ##calvados ##virenormandie Rendez-vous dimanche après-midi au viaduc de la souleuvre @skyparknormandie 🤙🏼😁♬ Love Is Wicked – Album Version – Brick & Lace

Des explications face caméra

Clément Le Merrer, ambassadeur de tri pour Valorys, un syndicat de traitement des déchets dans les Côtes-d’Armor, intervient sur cette appli pour la même raison. « Notre responsable souhaitait qu’on investisse TikTok comme on a investi d’autres réseaux », indique-t-il. Après quelques semaines d’utilisation, il s’est décidé à partager à son tour des vidéos sur @valorys.22. On peut notamment y visionner des erreurs de tri ou suivre la vie des déchets au fil des tapis roulants… Il essaie aussi de ne pas laisser une question sans réponse, apportée par un commentaire ou une vidéo, en expliquant tout face caméra. « Sur TikTok, on voit les personnes qui font les vidéos, donc j’ai décidé de mettre un visage sur le compte. Quand j’ai commencé à parler tout seul devant mon téléphone dans le centre de tri, je n’étais pas très à l’aise, mais ça va mieux », relate-t-il.

@valorys.22
Répondre à @rosebif95
♬ son original – Valorys

C’est d’ailleurs ce qui fait la réussite de ces agents sur le réseau. A la différence de nombreux comptes institutionnels de collectivités, ils se montrent et incarnent le compte, téléphone à bout de bras. Comme Guillaume Delsaux, cuisinier dans une cantine scolaire et travaillant pour la région Nouvelle-Aquitaine. Le réseau social a permis à ce comédien amateur de s’exprimer, avec un objectif là encore : sensibiliser au gaspillage alimentaire et informer les élèves sur ce qu’ils mangent. « Quand je vois un plateau vide, j’applaudis et je le partage sur TikTok », poursuit-il. Il n’hésite pas à commenter en vidéo les photos de cantine envoyées par les jeunes internautes, que ce soit du poulet mal cuit ou des plats surgelés.

@guifoulecantinier##situvoisça c’est que c’était bon 🤡♬ seanpaullllll – LeCantinier🤡

Pas de validation en amont

Montrer son visage a un autre effet : « Nous sommes reconnues dans la rue », s’amuse Laury Zinsz, bibliothécaire à la bibliothèque intercommunale d’Epinal, dans les Vosges. Dans la foulée du premier confinement, alors qu’il fallait promouvoir le click & collect, l’équipe s’est lancée sur TikTok. « Nous avons bien aimé l’utiliser sur notre temps personnel, et nous voulions voir ce que ça pouvait donner pour le travail. La première vidéo a bien fonctionné et, depuis, on en fait une par semaine ! » raconte-t-elle. Sur @bmiepinal, on peut ainsi voir une vidéo moquer les clichés, lunettes et chignons, trop souvent associés à son métier, une autre raconter les « petits plaisirs » d’une visite à la bibliothèque et une troisième montrer quatre bibliothécaires se déhancher sur le dernier titre à la mode.

@bmiepinal
Quand vous entendez une musique entraînante à la bibliothèque ! On vous voit danser discrètement dans les rayons 😉 ##pourtoi
♬ STAY – The Kid LAROI & Justin Bieber

La très grande majorité des utilisateurs de TikTok découvre des vidéos non pas en s’abonnant à un compte, mais grâce à une page d’accueil savamment nourrie par un algorithme. Celles générant le plus de réactions sont plus facilement repartagées au-delà de leur communauté d’origine. Hors quelques étrangetés, les plus populaires sont donc celles qui diffusent le titre ou le challenge du moment. « Nous prenons ce qui fonctionne sur TikTok pour l’adapter », confirme Laury Zinsz. Les vidéos de son équipe ne sont pas validées en amont, elles sont découvertes par la direction et les élus au moment de leur publication, sans que cela ne pose de problème.

« Les agents présents sur TikTok ont bien compris l’ambiance qui y régnait et se sont emparés des codes de la plateforme. Mais s’ils s’amusent et produisent des vidéos rigolotes, ils n’en restent pas moins très “corporate” », remarque Noémie Buffault, formatrice, consultante en réseaux sociaux et cofondatrice de l’agence de communication numérique Leksi.

Un juste équilibre

Selon les territoriaux interrogés, les vidéos sont bien acceptées par leur direction. Mais, en suivant les tendances sur TikTok, il peut cependant être difficile de garder le juste équilibre entre le potentiel viral et la réserve qui s’impose aux agents. Pour ne pas avoir à choisir, Guillaume Delsaux a préféré se dédoubler : il a ouvert à la fin du mois d’août @guifoulecantinier, dédié à ses apparitions « professionnelles », et utilise le premier compte pour d’autres facéties.

Outre les agents apparaissent parfois quelques élus qui expliquent également leurs activités. « Si les maires sont les personnalités politiques préférées des Français, personne n’y comprend rien ! » déclarait, en septembre, dans une vidéo, Fabien Aufrechter, maire de Verneuil-sur-Seine, dans les Yvelines. « Zou, je vous amène dans mon quotidien ! » s’y exclamait celui qui est aussi directeur dans l’agence de communication Havas. Depuis, il a parlé de budget participatif, de commémoration des harkis, de signature de parapheurs… avec plus ou moins de succès.

@fabienaufrechterMaire depuis un an, je vous emmène dans mon quotidien ##elu ##maire ##republique ##France ##verneuilsurseine ##yvelines ##institutions♬ son original – Fabien Aufrechter

Les productions des collectivités peinent à convaincre

Quelques collectivités ont sauté le pas et se sont inscrites sur TikTok, avec des résultats mitigés. Sourire figé du président du conseil départemental du Gers, défilé de vélos à Gruissan, dans les Pyrénées-Orientales, ou communication très institutionnelle sur le « passe jeunes » en région Centre – Val de Loire… Les productions ne convainquent pas, à en juger par le nombre de vues ou de partages. Elles montrent aussi le manque de maîtrise du réseau par les collectivités.

« Sur TikTok, si tu ne sais pas faire, ça se voit très vite », rappelle Noémie Buffault, cofondatrice de l’agence de communication numérique Leksi. Elle recommande à ses clients de ne pas se lancer sur un réseau social sans faire un peu de veille. « En regardant ce qui se dit de la collectivité, ou ce qui se dit depuis celle-ci, cela permet d’identifier des ambassadeurs préexistants », conseille-t-elle. Ces ambassadeurs, qui connaissent les codes de TikTok et n’hésitent pas à se montrer, seront plus efficaces pour porter des messages.

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