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Développement durable

Des leçons naturalistes et citoyennes les pieds dans le sable… des aires marines éducatives

Publié le 27/10/2021 • Par Hélène Huteau • dans : A la Une Education et Vie scolaire, Actu expert Education et Vie scolaire, Innovations et Territoires, Régions

Les élèves acquièrent des connaissances sur la biodiversité, les espèces invasives, les milieux naturels, l’écocitoyenneté…
Les élèves acquièrent des connaissances sur la biodiversité, les espèces invasives, les milieux naturels, l’écocitoyenneté… Grand site de France Dunes sauvages de Gâvres à Quiberon
La démarche des aires marines ou terrestres éducatives est ouverte à l’ensemble des écoles et collèges, souvent en lien avec une réserve naturelle, un parc… Ces aires sont un support d’éducation à l’écologie locale. En plus d’être interdisciplinaires, elles permettent l’apprentissage de la citoyenneté aux élèves. Un référent communal ou intercommunal, ou une association d’éducation à l’environnement peut faire le lien entre les enseignants et l’Office français de la biodiversité.

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Une aire marine éducative est un morceau de côte confié en gestion participative à une classe pour une année scolaire – reconductible – à des fins pédagogiques. « L’important, pour nous, est de faire connaître aux générations futures l’intérêt de ces endroits au caractère remarquable, en fonction des sites », expose Dominique Riguidel, président du syndicat mixte du Grand Site dunes sauvages de Gâvres-Quiberon, dans le Morbihan. L’éducation fait partie des missions de mise en valeur et de préservation du syndicat. Cette vocation a été renforcée et structurée dans un programme d’actions, subordonné au label « Grand Site », obtenu en 2019.

Ce qui est le plus vaste massif dunaire de ­Bretagne s’étend sur 35 kilomètres, de la pointe de Gâvres à la côte sauvage de Quiberon, et fédère, au sein du syndicat mixte, huit collectivités : ­Quiberon (4 600 hab.), Saint-Pierre­-Quiberon (2 100 hab.), Plouharnel (2 200 hab.), Erdeven (3 700 hab.), Etel (2 000 hab.), Plouhinec (5 400 hab.), Lorient Agglomération pour la commune de Gâvres (678 hab.), ainsi que le département du Morbihan. Chaque commune a son aire marine éducative (AME), qui profite généralement à plusieurs classes. « Une classe de cycle 3 est référente [CM1 ou CM2]. Les autres classes gravitent autour, pour découvrir l’estran, dès la maternelle, en immersion », précise Nicolas Le Garff, animateur « environnement » du syndicat.

Un site proche de l’école

Référent local des AME, son poste est entièrement financé par cette entité. Il fait bénéficier les enfants des connaissances et des actions du conservatoire du littoral et de ses quatre gardes. « Nous apportons matériel pédagogique, connaissance du site, de la biodiversité, de l’évolution du territoire par rapport aux pratiques humaines… » décrit-il.

Nicolas Le Garff fournit aussi un solide soutien scientifique aux enseignants qui candidatent pour une AME, auprès de l’Office français de la biodiversité (OFB). L’un des critères est d’avoir un site proche de l’école, où les enfants peuvent se rendre plusieurs fois dans l’année. C’est le cas des élèves des communes du Grand Site dunaire, qui viennent soit à pied, soit à vélo. La première à avoir eu son AME a été l’école de la barre d’­Etel, en 2018. Son exemple a fait boule de neige. « Les enseignants, entre eux, se motivent, les élèves aussi, remarque le chargé d’éducation. Ils iraient bien tous les jours dehors ! »

Journal, film, expo…

La première partie de l’année est consacrée à l’acquisition des connaissances, en lien avec les notions de leur programme : la biodiversité, les espèces invasives, les milieux naturels, les paysages, l’écocitoyenneté, les métiers de la mer… Au second semestre, les élèves passent à la création : un journal, un petit film sur le parcours du poisson à travers les métiers locaux ou encore une exposition, avec l’aide d’un intervenant artiste. Ainsi, si les écoliers se nourrissent des interactions avec les usagers de leur aire (acteurs économiques, promeneurs, élus…), leurs œuvres redonnent à leur communauté une part de la connaissance acquise et, surtout, un nouveau regard sur leur environnement proche. « Les élèves se rendent compte du patrimoine naturel et culturel de leur territoire. Ils donnent de la visibilité à la biodiversité ordinaire, sur laquelle se base l’écosystème pour fonctionner. Or 99 % des gens ne sont pas conscients de cela. Et il n’est pas possible de défendre sans être conscient », souligne François Morisseau, chef de projet « aires éducatives » à l’OFB.

Une rencontre avec un élu

Le concept d’AME, inventé en 2012 aux îles Marquises, en Polynésie, comprend aussi un volet « gestion participative », confié aux enfants. Au conseil des enfants pour la mer, ils valident la zone choisie avec la collectivité, débattent avec leur enseignant et entre eux des objectifs et des actions à mener sur l’AME. Ils peuvent y rencontrer un élu pour l’entendre et, éventuellement, lui faire des propositions.

Sur le Grand Site dunaire, réhabilité il y a plus de dix ans par le syndicat et géré par le Conservatoire du littoral, la partie « gestion des enfants » se limite surtout au ramassage des déchets. « Nous l’avons remplacée par de l’information aux usagers », précise Nicolas Le Garff. Sur le rôle de la laisse de mer ou la taille des coquillages à ne pas ramasser.

 

« Certains élèves en difficulté retrouvent goût aux enseignements »

François Morisseau, chef de projet des aires éducatives à l’Office français de la biodiversité

IT41-RSE-expert-MORRISSEAU-Francois_284065« Depuis 2016, l’OFB coordonne le dispositif au niveau national, avec les ministères de l’Education nationale, de la Transition écologique et des Outre-Mer. Mais, avec plus de 300 projets inscrits, il devient difficile d’assurer un accompagnement. Aussi, depuis un an, nous territorialisations le dispositif entre directions régionales de l’OFB, académies, Dreal, agences régionales pour la biodiversité et, parfois, les conseils régionaux et le réseau Graine (1). Cette régionalisation facilitera les choses pour les porteurs de projets. Les AME/ATE créent une dynamique de classe et certains élèves en ­difficulté retrouvent même goût aux enseignements. Les mairies peuvent faciliter la passation d’une année sur l’autre. »

 

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