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Tranquillité publique

« La police de sécurité du quotidien a un impact limité »

Publié le 20/10/2021 • Par Hervé Jouanneau • dans : A la Une prévention-sécurité, Actu experts prévention sécurité, France

virginie-malochet
fabien calcavechia
Dans un entretien à la Gazette, Virginie Malochet, sociologue à l’Institut Paris Région, qui vient de publier une étude inédite sur la police de sécurité du quotidien, questionne le bilan présidentiel en matière de sécurité.

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Pas de doute, la sécurité est et sera un enjeu central de la campagne de la présidentielle. Depuis plusieurs semaines, les candidats, notamment à droite, multiplient les déclarations tonitruantes contre l’insécurité. Le président de la République, même s’il n’a pas encore déclaré sa candidature, ne cesse de mettre en avant son bilan. Le 14 septembre, lors du discours de clôture du Beauvau de la sécurité, à Roubaix, Emmanuel Macron a annoncé une rallonge budgétaire de 500 millions d’euros pour 2022 et « plus de bleu dans la rue », avec un doublement de la présence de policiers et de gendarmes « sous dix ans ».

Surtout, il a donné les grandes lignes de son action à venir avec, en ligne de mire, la future loi de programmation et d’orientation de la sécurité intérieure (Lopsi) que le ministre de l’Intérieur est chargé de préparer en vue d’une présentation « en conseil des ministres début 2022 ». Celle-ci reprendra-t-elle le credo macronien : « la sécurité est l’affaire de tous » ?

A sept mois de l’élection, d’aucuns – élus, bailleurs, associatifs, habitants – s’interrogent, et interrogent le bilan présidentiel. La police de sécurité du quotidien (PSQ), qui entend placer le service au citoyen au cœur du métier de policier et de gendarme, a-t-elle eu les effets escomptés ? Le Beauvau de la sécurité, cette vaste concertation nationale qui se voulait un grand moment de dialogue incluant la société civile, a-t-il tenu ses promesses ? Quid aussi du renforcement des partenariats locaux ou du fameux lien police-population-élus ? Virginie Malochet, sociologue à l’Institut Paris Région, qui vient de publier une étude sur la PSQ, questionne pour « La Gazette » le bilan présidentiel en matière de sécurité.

Vous venez de publier une étude sur « La police de sécurité du quotidien sous l’angle des partenariats locaux » en Ile- de-France. Près de quatre ans après le lancement de ce chantier emblématique de la mandature, quel bilan en tirez-vous ?

Un bilan en demi-teinte. Sur le papier, la PSQ affiche l’ambition d’instaurer « une police et une gendarmerie sur mesure », qui s’adaptent à chaque territoire. Mais, dans les faits, les dynamiques restent très inégales. Ici ou là, la PSQ peut donner lieu à des initiatives intéressantes pour travailler plus étroitement la réponse aux besoins locaux de sécurité. Avec des effets d’autant plus visibles que la démarche s’accompagne de renforts d’effectifs et s’adosse à des dispositifs bien identifiés, comme dans les quartiers de reconquête républicaine. Mais la PSQ ne trouve pas toujours matière à se concrétiser et, dans l’ensemble, son impact reste relativement limité, sans incidence majeure sur l’activité des services de police et de gendarmerie. Alors qu’elle est censée s’appliquer sur l’ensemble du territoire national, en métropole et en outre-mer, dans les zones urbaines couvertes par la police comme dans les zones rurales et périurbaines qui le sont par la gendarmerie, la PSQ n’a pas partout la même portée.

Il faut dire que le déploiement de cette réforme lancée début 2018 a été largement entravé par une série d’événements de grande ampleur, le mouvement des « gilets jaunes », puis la crise sanitaire, notamment. Mais ces effets de contexte n’expliquent pas tout. Sur le terrain, la PSQ n’a pas toujours su remporter l’adhésion des policiers et des gendarmes, d’autant moins qu’il a souvent fallu la mettre en œuvre à moyens constants. Et d’autres orientations internes, comme la réorganisation des services à l’échelle des circonscriptions d’agglomération, ont aussi pu entrer en contradiction avec les objectifs visés.

La PSQ devait renforcer les partenariats locaux de sécurité. Cela a-t-il été le cas ?

Dans l’esprit, la PSQ véhicule une démarche favorable à la coproduction de sécurité et le partenariat en est l’un des axes majeurs. Mais, en pratique, les résultats sont, là encore, à nuancer. Localement, certains dispositifs permettent de redynamiser ou de conforter les liens avec les collectivités et les autres partenaires locaux. Je pense notamment aux groupes de partenariat opérationnels mis en place en zone « police » : certes, tous n’ont pas la même vitalité, mais les retours sont plutôt positifs, valorisant une approche pragmatique qui permet d’aller au-delà d’une gestion strictement policière pour traiter collectivement de situations problématiques bien identifiées à l’échelle microlocale.

Force est néanmoins de constater que la PSQ ne modifie pas fondamentalement la teneur des partenariats locaux de sécurité. Dans bien des cas, c’est aussi et tout simplement car les partenariats sont, peu ou prou, déjà opérants. La question qui se pose est plutôt celle de l’articulation avec les dispositifs antérieurs, comme les CLSPD (conseils locaux de sécurité et de prévention de la délinquance, ndlr).

La sécurité, pour reprendre l’expression du Président, est « l’affaire de tous », et le Beauvau de la sécurité devait en être le symbole. Pourtant, les collectivités ont été les grandes absentes du discours de clôture, le 14 septembre à Roubaix…

Les annonces faites au terme du Beauvau de la sécurité sont effectivement centrées sur les forces de sécurité de l’Etat. Les collectivités territoriales ont donc matière à déception puisque rien ou presque ne les concerne directement, pas plus d’ailleurs que les bailleurs sociaux, transporteurs publics et autres acteurs locaux, pourtant appelés à se mobiliser dans le « continuum de sécurité ».

Fait notable : dans un communiqué de presse commun, huit associations d’élus ont voulu réaffirmer « le rôle pivot des maires » en ce domaine, réclamant « de véritables partenariats nationaux et locaux au-delà de la concertation ». La loi de programmation de la sécurité intérieure annoncée par le président de la République sera-t-elle l’occasion d’intégrer ces considérations ? A suivre…

Quelle est aujourd’hui la place des élus locaux en matière de sécurité ?

Cette place est importante et n’a cessé de croître ces dernières décennies. Juridiquement, cela se justifie puisque les maires sont investis de larges prérogatives pour assurer le bon ordre sur leur territoire. Le code de la sécurité intérieure le dit très clairement : le maire concourt par son pouvoir de police à l’exercice des missions de sécurité publique et de prévention de la délinquance. De fait, les maires investissent toujours plus en ce domaine, c’est une tendance de fond. Avec, souvent, le sentiment d’avoir à compenser ce qu’ils vivent comme un désengagement des forces étatiques sur le terrain de la tranquillité quotidienne.

Face à ce constat relativement consensuel dans le monde des collectivités, tous les maires n’ont cependant pas la même posture et n’apportent pas la même réponse. Cela transparaît nettement dans l’emploi des polices municipales : les priorités d’action, les plages d’intervention, le niveau d’équipement et d’armement diffèrent d’une ville à l’autre, selon les orientations fixées par les élus. Mais, par-delà cette diversité, la tendance globale est marquée par une contribution renforcée des pouvoirs locaux en matière de prévention et de sécurité. Tendance qui a connu des accélérations ces dernières années dans le contexte de lutte antiterroriste, puis sous le coup de la crise sanitaire. Ces séquences sont venues confirmer le rôle accru des villes et des acteurs locaux dans les politiques de sécurité. Toute la question est de savoir dans quelle mesure ce rôle doit continuer d’évoluer, dans quelles limites revoir les équilibres Etat/collectivités et jusqu’où redéfinir la division du travail de sécurité dans les territoires.

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Commentaires

« La police de sécurité du quotidien a un impact limité »

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Tannoc

09/11/2021 10h26

Bonjour
Ancien gardien de la Paix à Paris, j’ai été interrogé en 1993 par le CESDIP sur mon expérience professionnelle. Je désirerai consulter mon dossier à ce sujet. Mais à 89 ans, j’éprouve des difficultés à me déplacer. Comment visualiser ce dossier. J’ai terminé ma carrière commissaire principal à la Police de l’air de Roissy.
Avec mes meilleurs sentiments.
René Connat tel 01 70 07 21 02

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