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Crise sanitaire

Les dirigeants des CCAS, de l’ombre à la lumière

Publié le 14/10/2021 • Par Maud Parnaudeau • dans : A la Une santé social, Actu expert santé social, France, Toute l'actu RH

Montpellier-CCAS
F. Lodi / La Gazette
Propulsés sur le devant de la scène par la pandémie de Covid-19, les cadres des centres communaux d’action sociale cherchent à asseoir leur mise en valeur et à consolider les évolutions nées de cette période inédite.

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Ils ont fait partie de la première ligne, sur le front dès le début de la pandémie de Covid-19. Les centres communaux d’action sociale (CCAS), cités et valorisés dans les plus hautes sphères de l’État, ont gagné leurs galons de « service public essentiel » à la faveur de la crise sanitaire, tant pour la continuité de gestion de leurs établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) et l’aide alimentaire qu’ils ont orchestrée, que pour leur rôle en matière de lutte contre l’isolement et de maintien du lien social. Jamais ils n’avaient ainsi été sous les feux de la rampe.

« Nous sommes plutôt des professionnels de l’ombre. Avec la crise, nos structures et savoir-faire sont entrés dans la lumière. On nous a même trouvés formidables ! », se souvient Pauline Dubois, directrice des solidarités et de la santé de Pau et de la communauté d’agglo (CA) Pau Béarn Pyrénées (31 communes, 2 900 agents, 161 900 hab.) et du CCAS (300 agents, lire encadré). Au sein même du bloc administratif local, une plus grande attention a été portée à ces établissements.

Notoriété nouvelle

« Il y a eu davantage de reconnaissance de notre travail, notamment grâce aux collègues venus en renfort dans nos Ehpad. Ils ont découvert notre monde », assure Karen Burban-Evain, directrice du département « prévention et solidarités » de Nantes, Nantes métropole (24 communes, 7 600 agents, 646 300 hab.) et du CCAS (600 agents).

Cette notoriété nouvelle constituera le fil rouge des prochaines rencontres annuelles de l’Association des cadres territoriaux de l’action sociale (Actas), dont Pauline Dubois est présidente. Elles se tiendront du 18 au 20 octobre, à Roubaix. Il y sera notamment question de communication. « Jusqu’alors, nous n’avions pas l’habitude de parler de nous. Nous ne savons pas trop comment valoriser nos structures et nos actions », reconnaît Pauline Dubois.

En interne, les méthodes de communication ont évolué. « Ça a été le grand saut dans le numérique et l’adoption de nouvelles manières d’échanger. Le pôle administratif et chaque branche d’activité avaient leur groupe WhatsApp. Cette communication moins formelle nous a permis de nous rapprocher. Et c’est resté ! » relate Céline Parant, directrice du développement social de Toul (350 agents, 15 470 hab. Meurthe-et-Moselle) et du CCAS (69 agents). Avec, à la clé, « une transmission des informations ainsi qu’un travail quotidien facilités », affirme-t-elle.

Regain de confiance

Les collaborations avec les autres services communaux ou intercommunaux ont pu, en revanche, pâtir de la situation. « La crise a eu l’inconvénient de nous recentrer sur notre cœur d’activités. Nous avons tellement été focalisés sur nos problématiques et nos publics à accompagner, que nous avons lâché les chantiers plus transversaux de la collectivité. Raccrocher les wagons n’a pas été facile ensuite », confie Karen Burban-Evain. En revanche, « la crise a permis de faciliter les échanges avec les élus et de développer une confiance mutuelle », constate Céline Parant.

Ce regain de confiance, on le retrouve aussi de la part des cadres vis-à-vis de leurs agents. « La crise a prouvé qu’on pouvait les laisser s’organiser en télétravail. Nous en avons tiré, les uns et les autres, une plus grande autonomie », rapporte Karen Burban-Evain. Le travail à distance imposé par le contexte sanitaire a aussi eu ceci de bénéfique qu’il a permis à des directions de mieux connaître le travail de certains agents. « Nous avons mis en place le télétravail des services sociaux pour lesquels nous étions jusqu’alors frileux. Ce fonctionnement a porté ses fruits et nous a fait prendre conscience de la dimension administrative de leurs missions, que l’on ne soupçonnait pas forcément », remarque Pauline Dubois.

Prise de risques dans les décisions

La gestion du risque et la responsabilité des directeurs de CCAS font partie des autres sujets au programme de Roubaix. Et pour cause : le cadre réglementaire, habituellement sécurisant, est devenu fluctuant et source d’incertitudes. Fallait-il mettre en œuvre les annonces du gouvernement avant que ne tombent les notices des agences régionales de santé ? Sans compter qu’au pic de la crise, les autorités de tutelle, elles-mêmes confrontées à l’inconnu, produisaient des normes changeantes quasiment dès leur promulgation.

Dans quelle mesure la responsabilité de la direction du CCAS pouvait-elle être engagée en cas de cluster dans un Ehpad ou de dégradation de l’état de santé d’un résident lié à l’isolement imposé ? « C’est avec la crise que j’ai réellement pris conscience du niveau de risque de mes prises de décision. Parfois, on oublie de se poser la question de sa responsabilité », avoue Pauline Dubois.

Mais alors qu’on aurait pu les imaginer vaciller sous le poids des responsabilités, épuisés par la charge de travail, les cadres de l’action sociale affirment que cette période n’a entamé ni leur motivation ni celle des agents. « Nous avons tenu le coup, parce que nos métiers ont du sens », assure Céline Parant.

Un sens à la fois « mobilisateur à titre personnel et collectivement », complète Karen Burban-Evain. « Cette période a été l’une des plus intenses de ma vie professionnelle », relève Patrick Govindin, DGS du CCAS de Saint-Louis (lire ci-dessous). Si les équipes ont tenu bon et répondu présent au plus fort de la crise, certains agents seront bientôt contraints de déserter les rangs s’ils refusent de se faire vacciner. Avec de probables soucis organisationnels à résoudre pour les directrices et les directeurs de CCAS…

dubois pauline © ANNA BOCHKAREVA« Nous devons maintenir la solidarité », Pauline Dubois, présidente de l’Association des cadres territoriaux de l’action sociale (Actas)

« Les CCAS véhiculent une image un peu vieillotte. Mais la crise sanitaire a montré qu’ils en avaient sous le pied ! Elle a mis en lumière l’intérêt de nos structures et recentré les questions de solidarité et de santé au cœur des grands enjeux territoriaux. Le défi, maintenant, est de faire en sorte que les problématiques sociales restent d’actualité et de mettre à profit le nouvel intérêt que nous avons suscité.

Déjà, je vois des profils de candidats qui ne venaient pas vers nous avant, des personnels hospitaliers, par exemple. Des étudiants de l’Inet se montrent également intéressés. Un autre défi est d’entretenir notre place dans les réseaux d’acteurs. Nous avons beaucoup agi seuls au début de la crise. Durant le deuxième confinement, les CCAS ont regagné leur rôle de coordinateur, avec des liens qui ont pu être tissés avec de nouveaux partenaires. Il faut capitaliser là-dessus. Nous devons maintenir la solidarité qui s’est renforcée dans les équipes. J’ai gagné en maturité managériale sur cette période. Elle m’a aidée à lâcher prise. »

L’obligation vaccinale des agents dépend de l’activité

Les 128 000 agents travaillant pour les centres communaux (CCAS) et intercommunaux (CIAS) d’action sociale ne sont pas tous soumis à l’obligation vaccinale. Tout dépend de leur activité. Les personnels administratifs et d’accueil des CCAS, en tant qu’établissements publics administratifs, ne sont pas concernés. À l’inverse, les agents effectuant leurs missions en établissement ou service sociaux ou médicosociaux, comme les Ehpad, résidences autonomie, services d’aide et de soins infirmiers à domicile… devront, à partir du 15 octobre, présenter un schéma vaccinal complet.

Dans le cas contraire, ils ne pourront plus exercer leur activité et seront suspendus sans rémunération. Ils continueront toutefois à bénéficier de certains droits comme l’indemnisation de leurs congés de maladie et des avancements d’échelon et de grade.

FOCUS CCAS ouvertureCCAS de Saint-Louis  : tout le processus de traitement des demandes a été repensé

Chaque année, 15 000 personnes poussent la porte du CCAS de Saint-Louis (La Réunion ; 170 agents ;  54 000 hab.). L’arrêt de l’accueil du public lors du premier confinement a bouleversé les missions. « Nous avons dû nous organiser pour répondre aux besoins liés à l’isolement. La livraison de denrées alimentaires a occupé la majeure partie de notre temps », explique Patrick Govindin, directeur général des services (DGS) du CCAS. En interne, tout le processus pour traiter les demandes a été repensé.

« Avant, la demande était créée, les travailleurs sociaux la qualifiaient avec les usagers, puis elle était validée ou non. Plusieurs services intervenaient et cette segmentation entraînait une lenteur dans le traitement », raconte-t-il. « La crise nous a permis de tout remettre à plat et d’adopter une méthode s’appuyant sur une plateforme en ligne d’accès aux droits et un centre d’appel. Notre structure était déjà numérisée, avec un fort taux d’équipement. Nous utilisions aussi des outils de travail collaboratifs, transposés et adaptés au télétravail », relate le DGS.

La crise a accéléré les méthodes de management transversal et participatif déjà en cours. « Cette culture que nous avions impulsée a confirmé qu’elle répondait à un besoin. Nous avons ainsi pu embarquer tout le monde. Une vision commune s’est construite », note-t-il.
Contact : Patrick Govindin, dgs@ ccas-stlouis.fr

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