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Solidarité

Accueil des artistes afghans : tâtonnements des acteurs locaux

Publié le 29/09/2021 • Par Rouja Lazarova • dans : Actualité Culture, France

TNP VILLEURBANNE - ERIC-AdobeStock_266616593
TNP de Villeurbanne © eric-adobestock
Quelques établissements culturels, écoles d’art, et associations ont accueilli des artistes fuyant Kaboul. Certaines collectivités sont à leur côté pour leur fournir un hébergement ou faciliter leur intégration. Des initiatives qui ont permis de mettre au jour des expériences antérieures susceptibles d'inspirer de nouveaux porteurs d'initiatives.

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L’alerte a été lancée depuis Marseille dès le mois de juin, par Guilda Chahverdi et Agnès Devictor, respectivement commissaire et conseillère scientifique de l’exposition « Kharmohra – l’Afghanistan au risque de l’art », qui avait eu lieu au Mucem (Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée) de novembre 2019 à mars 2020. Toutes deux avaient été contactées par les artistes exposés, très inquiets par le départ, fin mai, d’une partie du personnel de l’Ambassade France à Kaboul. Début juillet, Le Mucem et une vingtaine d’institutions et lieux culturels de la région, lançaient une cagnotte destinée à financer les billets d’avion et le premier accueil des artistes et de leurs familles. Les craintes allaient s’avérer plus que justifiées, avec la prise de la capitale afghane par les talibans, le 15 août.

Mobilisation variable selon les acteurs locaux et les villes

« Nous avons eu une belle mobilisation du monde de la culture et de la société civile. Tous les artistes n’ont hélas pas pu partir. Au final, nous en avons dix, une quarantaine de personnes en tout avec leurs familles », témoigne Guilda Chahverdi. La Friche La Belle de Mai (Marseille), la Villa Arson (Nice), le Centre international de recherche sur le verre et les arts plastiques (Marseille), et d’autres structures encore se sont organisés, de façon un peu chaotique, pour l’accueil en urgence des premiers arrivés. Cependant, la ville de Marseille n’a pas suivi le mouvement. « La mairie est sensible, mais pour le moment, elle n’a rien fait », regrette Guilda Chahverdi.

A Villeurbanne, la municipalité a été bien plus réactive. « Avec la ville de Lyon, nous avons été sollicités par le Théâtre nouvelle génération (TNG) et le Théâtre national populaire (TNP), qui souhaitaient accueillir en résidence des comédiennes afghanes. Les deux structures nous ont demandé d’assurer le minium nécessaire en terme d’habitat, de nourriture, de soins », témoigne Marc Uhry, du cabinet du maire. La ville, qui revendique sa tradition d’hospitalité, a immédiatement trouvé une solution d’urbanisme transitoire – un immeuble d’habitations destiné à être transformé. « Nous proposons une solution qui ne prenne pas la place d’autres personnes qui attendent un logement depuis longtemps », précise Marc Uhry. Les neuf comédiennes viennent d’arriver. « Nous souhaitons les inscrire dans le territoire, les mettre en relation avec ses habitants, juste être sympa », glisse le jeune homme.

Une nécessaire synergie entre collectivités et structures culturelles

A Vannes, la ville a été sollicitée par les ministères des Affaires étrangères et de la Culture pour l’accueil de deux artistes, frère et sœur. « Nous les avons installés dans un logement de notre bailleur social, Vannes Golfe Habitat. Et les Scènes du Golfe se sont portées volontaires pour organiser une résidence d’un an », explique Fabien Le Guernevé, maire adjoint (LR) à la culture. Ce dernier concède que tout est flou pour l’instant –  quels contours prendrait cette résidence, qui et comment rémunérerait les artistes pour leur temps consacré à la création. « Tout s’est fait très rapidement », convient-il. Mais la clé de la réussite de l’accueil, c’est une bonne coopération entre collectivités et structures culturelles.

« Pour que cela fonctionne, il faut un travail de synergie entre la ville et les établissements », assure Frédéric Hocquard, président de la Fédération nationale des collectivités pour la culture (FNCC) qui avait lancé, le 2 septembre, un appel pour offrir l’hospitalité aux artistes afghans.

Ne pas séparer l’individu du créateur

« La plupart des créateurs sont orientés par l’ Atelier des artistes en exil (AAE), qui a été missionné par le ministère de la Culture pour les répartir sur le territoire », poursuit Frédéric Hocquard. En effet, cette association a une expertise dans le domaine : premier accueil, accompagnement dans la demande d’asile, intégration socio-professionnelle. « Il y 300 à 350 artistes afghans, sans compter leurs familles, c’est assez compliqué à organiser », confirme Judith Depaule, directrice. Pour elle, quand il s’agit d’accueillir un artiste, il est important de ne pas séparer l’individu du créateur, et de considérer son parcours d’un seul tenant, avec les moments où il ne crée pas, notamment en situation d’exil.

« Nous nous rapprochons des municipalités et elles nous aident. Mais elles doivent comprendre que l’enjeu, c’est de rester mobilisé dans le temps. La vie d’un exilé ne recommence pas d’un coup », estime Judith Depaule. Depuis 2019, l’AAE travaille avec le Collège de France à l’élargissement du programme PAUSE aux artistes. Lancé en 2017, il était d’abord destiné aux scientifiques en danger dans leur pays. L’Association nationale des écoles supérieures d’art (ANdÉA), avec l’AAE, a organisé, en 2020, le premier accueil d’artistes étrangers en situation d’urgence dans ce cadre.

Retour d’expérience du programme PAUSE

Deux artistes – une dessinatrice palestinienne et un musicien congolais – ont été accueillis par l’ Ecole supérieure des arts d’Annecy – Alpes. « Cela consiste à fournir un hébergement – un appartement avec un atelier pour le travail personnel – et à confier une charge d’enseignement au sein de l’école, pendant 6 à 12 mois. La rémunération est assurée à hauteur de 60% à 80% par le Collège de France », détaille Stéphane Sauzedde, directeur de l’école.

Avec le recul d’un an, il peut affirmer que ce dispositif offre une « capsule » de sérénité à l’artiste persécuté, lui permettant de se réinventer, de se reconstituer un réseau professionnel. « En outre, cela a eu un impact très positif sur l’école et nos étudiants, qui ont fait des voyages immobiles dans d’autres pays et cultures », assure le directeur. L’ANdÉA, qui, dès le 20 août, avait alerté les autorités françaises sur le sort des artistes afghans, entend les faire bénéficier de cette expérience.

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