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Aménagement du territoire

Le rôle des élus locaux pour bâtir un « périurbain sans a priori »

Publié le 28/09/2021 • Par Laura Fernandez Rodriguez • dans : France

PERIURBAIN OUV
D.R.
L’idée d’une « France moche » telle que racontée dans Télérama il y a dix ans est-elle battue en brèche par les potentialités que recèle aujourd’hui le périurbain ?

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Alors que la crise sanitaire et l’épreuve des confinements rebattent les cartes et bouleversent nos représentations, la Fabrique de la Cité s’est penchée sur « le périurbain sans a priori » dans le cadre de son festival « Building beyond », qui a permis du 20 au 25 septembre de s’interroger sur les grands défis qui se posent aux acteurs publics, dans le cadre du réchauffement climatique et des crises à venir.

La fin d’un âge d’or des métropoles, les vélléités de déménagement et un retour en grâce des villes moyennes avec la recherche d’une maison avec jardin et un accès aux services en même temps qu’un rapport privilégié à la nature… Retour sur la séquence consacrée à l’exploration de nouvelles manières d’aménager les territoires et en particulier sur « le périurbain sans a priori », soit ces territoires où vivent déjà près d’un tiers des Français.

« Les aventuriers du quotidien »

Et qui sont-ils, ces habitants du périurbain ? Lucile Mettetal, chargée d’études et de projets à l’Institut Paris région, a rappelé que la périurbanisation est un phénomène ancien remontant aux années 1960. « En Ile-de-France, la périurbanisation a commencé à l’ouest : les « aventuriers du quotidien » quittaient la zone dense et pour beaucoup d’entre eux l’habitat social, pour accéder à la propriété à une trentaine de kilomètres de Paris, dans un secteur qui aujourd’hui n’est plus du périurbain », a-t-elle rappelé.

Ce mouvement de périurbanisation est arrivé à maturité dans les années 1990 avec un tassement et une baisse des mouvements du centre vers la périphérie. « Ce n’est pas que ces espaces ne sont plus attractifs, mais les zones ouvertes à l’urbanisation sont aujourd’hui limitées ».

De plus, cette génération de pionniers a donné naissance à des « natifs » qui ont grandi dans le périurbain, et ont noué un attachement pour un territoire qu’ils cherchent à regagner à leur tour au moment de fonder une famille. Il y a aussi les « ajustés », ceux qui se sont établis dans le périurbain et qui y font des mouvements résidentiels en sauts de puce, en déménageant en interne dans le périurbain afin d’y rester. Sans oublier les « captifs », qui peuvent s’être installés loin à cause du prix du foncier et se sentir coincés et enfermés dans le périurbain, ce ressenti pouvant s’atténuer au bout de quelques années.

Arrêter de tout regarder d’en haut

Maxence de Block, architecte urbaniste et chargé de projets à Vraiment Vraiment, qui s’était fendu en avril dernier d’une tribune « L’émancipation, au fond de la raquette de retournement » en réaction à un article « condescendant sur le pavillonnaire », a invité à réinventer le modèle et « arrêter de regarder ces espaces depuis Google Maps ».

« Oui il y a de l’artificialisation des sols, mais il y a aussi beaucoup de jardins et autant de jardiniers », a-t-il ainsi pointé, plaidant pour une approche au plus près des habitants afin de capter leur parole et s’autoriser l’expérimentation et le droit à l’erreur sur le terrain.

Lucile Mettetal a d’ailleurs indiqué que l’institut Paris région travaillait sur un nouvel outil pour mieux rendre compte de l’occupation des sols, MOS+, censé ne plus « comptabiliser les jardins comme des espaces urbanisés puisqu’ils n’en sont pas ».

La proximité à réinventer

« Avec un mode de vie basé sur la voiture, les gens peinent parfois à se retrouver car il y a un problème spatial (…) », a aussi relevé Maxence de Block, invitant à réinvestir des lieux où les habitants pourraient se retrouver localement. « Les salles des fêtes que plus personne ne réserve, ne pourrait-on pas les rouvrir pour en faire des salles des fêtes du futur, des lieux où trouver des solutions, des services, en faire des agoras ? Les gilets jaunes qui se retrouvaient sur des ronds points révèlent aussi un manque d’espaces où être ensemble », a-t-il pointé.

Lucile Mettetal a confirmé une appétence pour la proximité, avec une tendance à la stabilisation des distances de trajet domicile-travail, également consolidée par le recours au télétravail, même s’il est encore trop tôt pour savoir si cela va redynamiser le petit commerce local.

Le rôle des élus locaux

Face à tous ces enjeux, y compris celui du vieillissement et des liens de sociabilité à entretenir entre des habitants qui peuvent parfois se sentir isolés et délaissés par l’action publique, le rôle des élus locaux a été évoqué. « Les maires un peu malheureux du périurbain qui ont perdu des compétences et sont dans des intercos XXL ont un rôle à jouer sur la manière d’impulser les initiatives citoyennes, et de les laisser faire aussi. Il y a de vrais projets à bâtir avec les habitants », a assuré Lucile Mettetal, qui a également souligné le déficit d’ingénierie et d’accompagnement, «  et des PLU un peu copiés collés parfois qui mériteraient d’être plus fins ».

Maxence de Block a évoqué le rôle de « courroie de transmission » des designers qui peuvent capter et transmettre la parole des habitants et imaginer des solutions. Il a cité l’exemple de l’autoconstruction, ainsi que des « ruelles vertes » dans les banlieues de Montréal, mouvement de réappropriation spontané né au sein des habitants après que les pouvoirs publics ont arrêté de les déneiger, et que la ville a décidé d’encourager en tant que « commun » par la suite.

Enfin, la question de la suite de ces territoires reste à écrire, comme l’a résumé Lucile Mettetal : « La génération des pionniers va disparaître. Va-t-on assister à un renouvellement démographique du périurbain ? C’est possible, mais le patrimoine est aujourd’hui extrêmement cher. Un jeune ménage qui veut acheter dans le périurbain francilien doit disposer de beaucoup de moyens. Il y a une vraie question d’accessibilité pour les ménages modestes ».

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