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1000 premiers jours de l'enfant

Petite enfance : le label « 1000 jours » en bonne voie

Publié le 30/09/2021 • Par Michèle Foin • dans : A la Une santé social, Actu expert santé social, France

Bébé - crèche - petite enfance
©Pavla Zakova - stock.adobe.com
Le rapport sur les 1000 premiers jours de l’enfant a sensibilisé les villes sur l’importance de cette période pour le développement des bébés. Certaines collectivités, comme Arras, se lancent dans la création de maisons « des 1000 jours ».

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Le temps des 1000 premiers jours de l’enfant est « une période sensible pour le développement et la sécurisation de l’enfant, qui contient les prémices de la santé et du bien-être de l’individu tout au long de la vie », rappelaient en septembre 2020 les auteurs du rapport de la commission des 1000 premiers jours de l’enfant, présidé par le pédopsychiatre Boris Cyrulnik. Dans ce rapport, la commission alertait les élus locaux sur la nécessité d’un meilleur aménagement des lieux de vie des jeunes enfants « et de la ville en général », pour mieux accueillir les familles, en prenant en compte « leurs besoins affectifs et cognitifs ». Elle préconisait la création d’un label « bébé plus » ou « 1000 jours » pour distinguer les lieux qui s’adaptent aux besoins fondamentaux de l’enfant.

Un an après la sortie de ce rapport, les élus locaux prêtent-ils une attention plus soutenue aux bébés dans leur ville ? Laurence Pappalardo, chargée de projets collectivités territoriales à l’Unicef témoigne d’un changement de priorité parmi les 278 villes qui ont été auditionnées à ce jour pour le titre des « villes amies des enfants » qui court sur le mandat 2020/2026.

« Les lignes ont bougé »

« Depuis la publication du rapport des 1000 jours, nous sentons une véritable prise de conscience de ce qui se joue durant cette période confirme-t-elle. Les lignes ont bougé, même si ce n’est pas encore parfait. Cet intérêt avait déjà pris de l’ampleur sur le mandat précédent avec l’action d’Elisabeth Laithier, présidente de la commission petite enfance de l’association des maires de France (AMF), qui faisait partie du groupe de travail de l’Unicef sur la place de la petite enfance. » Et Laurence Pappalardo de citer des initiatives intéressantes qui ont émergé comme la conception d’un lieu pour pratiquer le chant prénatal, la création de « bougeothèques » dédiées à la motricité libre, ou encore l’installation de tables à langer dans les établissements municipaux pour les sortir des toilettes des femmes.

« Les villes se sont lancées des challenges à différents niveaux, en fonction de leur taille et de leur potentiel foncier », ajoute-t-elle. A ce jour, parmi les recommandations proposées par l’Unicef, 60% des villes auditionnées ont choisi d’investir dans la petite enfance et l’accompagnement des parents, assure Laurence Pappalardo.

Le label « 1000 jours » bientôt expérimenté

Quant au label « 1000 jours », il est sur les rails assure Nathalie Casso-Vicarini, présidente de l’association Ensemble pour la petite enfance qui coordonne cette action. « Dix villes et deux départements sont intéressés pour expérimenter le dispositif. Il s’agit de fédérer l’ensemble des services aux familles d’une ville ou d’un quartier dans un lieu existant, comme un relai d’assistantes maternelles (RAM), une maison de la famille, mais aussi de proposer à toutes les mères sur le point d’accoucher de rejoindre un petit groupe de parents/bébés dans leur quartier », détaille-t-elle.

Les parents seront ensuite accompagnés durant un an à raison d’une fois par semaine par un facilitateur qui adressera les parents aux services adéquats s’ils rencontrent des difficultés avec leur bébé. « C’est à partir des retours des territoires démonstrateurs que la labellisation sera construite », ajoute Nathalie Casso-Vicarini qui compte sur un soutien financier des Caisses d’allocations familiales.

Une chose est sûre : pour obtenir la labellisation, il faudra que ces lieux répondent à plusieurs critères : qu’ils soient à la fois des lieux de partage des connaissances des parents accompagnés par des facilitateurs, des lieux de prévention et de soin, des lieux de recherche action pour que les parents puissent évaluer leurs pratiques et les ajuster, et qu’ils soient porteurs d’innovation sociale, énumère la présidente d’Ensemble pour la petite enfance. Et pour toucher les familles les plus éloignées du soutien parental, Nathalie Casso-Vicarini compte sur la pair-aidance, cette capacité des parents les plus investis à faire venir d’autres parents pour rejoindre un groupe.

Une première maison des 1000 jours à Arras

Arras (Pas de Calais, 41 600 hab.) est la première ville à tester la « maison des 1000 jours ». Elle sera inaugurée en novembre 2021. « Nous sommes dans les derniers préparatifs », se réjouit Emmanuelle Deletoille, conseillère municipale. Installée dans le pôle éducatif du Val de Scarpe, elle sera à la fois « un lieu ressource », et un « carrefour de rencontres », insiste l’élue, « où le jeune parent va pouvoir faire grandir son sentiment de compétence au contact d’autres parents qui partagent les mêmes difficultés ».

Dans un premier temps, des ateliers y seront proposés : sophrologie, massage des bébés, cours sur le portage… des activités assurées soit par des prestataires, soit par des membres du réseau partenarial. C’est la mission de la coordinatrice parentalité, Aline Boutraingain, que d’animer ce réseau autour de la maison des mille jours. « Nous avons un maillage partenarial très dense sur la parentalité et la petite enfance avec les maternités, les services de protection maternelle et infantile (PMI), et les associations du territoire », confirme-t-elle.

Pour toucher un maximum de parents, « des supports de communication seront distribués dans les maternités et chez les sages-femmes », précise Caroline Hennebique, directrice petite enfance. A terme, du matériel devrait également être mis à disposition des parents. Au printemps 2022, les groupes de pairs seront mis en place au sein des quartiers. « Les mères et leur bébé de deux semaines seront accueillis par un facilitateur pour travailler sur la parentalité », détaille Caroline Hennebique. Ces facilitateurs seront formés par l’Association ensemble pour la petite enfance.

Pour l’instant, c’est la ville qui finance la coordination, chaque partenaire mettant des professionnels à disposition. « Mais nous sommes à l’affut des appels à projets concernant la labellisation des mille premiers jours portés par certaines CAF », admet la directrice petite enfance.

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