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Habitat

Penser le logement autrement

Publié le 27/09/2021 • Par Delphine Gerbeau Laura Fernandez Rodriguez • dans : France

Il faut choisir !
Андрей Яланский / Adobestock
La crise sanitaire et le changement climatique qui s’accentue ont mis en lumière l’inadaptation d’une partie du parc de logements aux attentes de leurs occupants. Trop petits, non traversants, mal exposés : certains ne rêvent que d’une chose, les quitter. Habitat participatif, écohameaux, « tiny houses », d’autres façons de concevoir et de vivre dans son logement émergent, voire s’institutionnalisent, qui pourraient inspirer la construction traditionnelle.

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Penser le logement autrement

Tous les signaux sont au rouge. La production neuve de logements chute depuis 2019, ainsi que la délivrance de permis de construire – même si des signaux de reprise ont émergé au deuxième trimestre 2021. Les prix atteignent des sommets, tandis que les professionnels dénoncent la hausse du foncier et la flambée des coûts de construction. La crise sanitaire a amplifié la prise de conscience d’un parc de logements de plus en plus inadaptés à l’évolution des besoins des habitants et de l’environnement, et donné un coup d’accélérateur au télétravail.

Qualité en baisse

« Le système atteint ses limites. Le bouclage des projets immobiliers se fait dans un modèle économique qui doit concilier plusieurs contraintes : un foncier cher, des élus qui ne vont pas au bout des possibilités de constructibilité de leur plan local d’urbanisme, la nécessité de rester dans des prix abordables », a reconnu la ministre du Logement, Emmanuelle Wargon, le 8 septembre, lors de la présentation du rapport de Laurent Girometti (directeur général d’Epamarne) et de François Leclercq (architecte urbaniste) relatif au référentiel du logement de qualité.

Deux rapports récents ont tenté de mesurer l’évolution de la qualité du logement. L’association Qualitel a ainsi publié, le 1er juin, un « état des lieux du logement des Français ». S’il démontre certains points d’amélioration, comme la généralisation des espaces extérieurs, il pointe également des dégradations. Depuis 1945, la hauteur sous plafond a chuté de 2,67 mètres à 2,4 0 mètres environ, la surface moyenne des appartements a baissé – un deux-pièces est passé de 48 mètres carrés à 45 mètres carrés, les appartements sont de moins en moins traversants  – 50 % des appartements de plus de dix ans sont traversants, contre 32 % des plus récents.

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Penser le logement autrement

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Aurcads

15/10/2021 05h27

Article intéressant sur un thème finalement peu abordé : l’optimisation financière croissante des programmes, qui aboutit à des situations de logement dégradées, bien que neufs.
Il en va de même pour les normes acoustiques entre logements, encore bien trop peu contraignantes, quand le bruit est pourtant reconnu (de loin) comme la première nuisance par les gens vivant en logement collectif : cherchez l’erreur.

Mais incriminer uniquement les promoteurs serait simpliste, car ils ont subi des contraintes et réglementations de plus en plus contraignantes depuis 20 ans : accessibilité, réglementations thermiques et normes diverses, incomparablement plus sévères durant cet intervalle.
Dans un contexte d’explosion des coûts du foncier comme du nombre de recours contentieux face aux permis de construire, il est évident que la viabilité financière des projets s’en est trouvée dégradée, donc qu’il a fallu rogner et trouver des sources d’économie ailleurs…

Restent quelques questions de fond, trop souvent ignorées car confinant à la sociologie, ou par trop contraires à la doxa écologique selon laquelle pour réduire notre empreinte écologique, il faudrait absolument s’entasser dans des villes toujours plus denses…heureusement que d’autres modèles existent.
Car si la maison individuelle reste un absolu pour autant de Français, c’est bien parce qu’elle est de loin le type de logement le plus adapté pour les ménages désireux de fonder une famille. Les contraintes de la vie en appartement, de la copropriété, de la mauvaise isolation phonique des logements même récents : tout concoure à ce que les familles (et pas seulement !) désireuses d’un minimum de qualité de vie, continuent de privilégier l’habitat individuel.

A l’arrivée, c’est toujours le même antagonisme fondamental entre la volonté toujours croissante de réduire l’artificialisation des sols, et les besoins criants en matière de logement abordable mais aussi vivable, c’est à dire suffisamment spacieux et confortable – ce qui passe immanquablement par des densités à l’hectare réduites – qu’il faudrait dépasser…

Conclusion ? Les grands fantasmes réglementaires actuels, tels le ZAN Zéro Artificialisation Nette, ne feront bien évidemment qu’aggraver très significativement cette crise, puisque c’est déjà la raréfaction du foncier disponible depuis les lois GRENELLE ou ALUR, qui est une des principales causes de l’explosion des coûts du foncier depuis le début des années 2010.

A l’évidence, la seule solution valable pour répondre durablement à la crise du foncier et du logement constatée dans la plupart des métropoles françaises, serait d’ouvrir des dizaines d’hectares supplémentaires, chaque année et pour chaque métropole, à l’urbanisation, car urbaniser les friches, construire la ville sur la ville est peut-être vertueux, mais ne permet pas de sortir des logements de qualité à des prix compétitifs.

Pour donner un ordre de grandeur, 100 hectares annuels supplémentaires, pour chacune des 15 plus grandes agglomérations françaises les plus tendues, même à 30 logements par hectare cela nous donnerait 3000 logements supplémentaires par an et par agglomération, et 45.000 de plus chaque année au niveau national (+10%), 450.000 de plus sur 10 ans : un minimum pour répondre à cette crise, concentrés sur ces territoires dynamiques !

Qu’on ne me dise pas que 15.000 hectares annuels (soit 150 km², dans un pays de 550.000) supplémentaires changera quoi que ce soit à notre impact environnemental global, au vu des enjeux énormes dont il est question : il s’agit de faire un simple bilan coûts / avantages, ou alors de dresser un constat d’échec patent de la politique du logement dans notre pays.

Evidemment, cela impliquerait des dispositions législatives inédites et complexes pour adapter rapidement les documents d’urbanisme concernés…mais à un moment, il faut savoir si le logement a besoin d’un choc d’offre, ou si on préfère une crise perpétuelle aux effets absolument délétères et probablement encore sous-estimés, au vu des enjeux immenses que le logement concentre.

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