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SANTE AU TRAVAIL

Des pistes pour préserver la santé mentale des agents

Publié le 29/09/2021 • Par Solange de Fréminville • dans : France, Toute l'actu RH, Toute l'actu Santé Social

sante-environnementale
kalafoto / AdobeStock
Intégrée au projet de plan santé au travail 2021-2026 dans la fonction publique au vu des effets de la crise sanitaire, la prise en compte de la santé mentale est désormais incontournable.

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« La santé mentale a été mise à rude épreuve pendant la crise sanitaire, or elle est aussi importante que la santé physique « , estime Karine Viacroze-Perrin, directrice des ressources humaines de la ville et de la communauté d’agglomération Rochefort Océan (25 communes, 750 agents, 63 200 hab., Charente-Maritime).

Mais ce sujet se heurte à des préjugés. « Quand on évoque la santé mentale, les gens pensent aux maladies psychiatriques, alors qu’en réalité il s’agit le plus souvent de troubles psychiques : anxiété, troubles du sommeil, un peu de dépression, ce qui peut concerner tout le monde à un moment de sa vie », rappelle Christine Furon, médecin du travail au centre de gestion (CDG) du Nord (943 collectivités, 25 000 agents).

Retentissement sur le collectif

Préserver sa santé mentale consiste, à l’inverse, à « se sentir dans un état de bien-être, en capacité d’être autonome, compétent, efficace, d’avoir des ressources qui permettent de surmonter les contraintes », explique Jennifer Bindler, psychologue du travail, responsable du service de conseil en organisation et santé au travail du CDG du Haut-Rhin (557 collectivités, 7 323 agents).

La question est d’une acuité inédite depuis le premier confinement lié à la pandémie de Covid-19, au point que le projet de plan santé 2021-2026 dans la fonction publique, présenté avant l’été par le gouvernement, prévoit d’améliorer sa prise en compte. Dans le privé, l’obligation par les employeurs de protéger la santé mentale de leurs salariés a été inscrite dans le code du travail en 2017 (art. L.4121-1).

« Des agents se sont sentis déboussolés et ont développé des troubles psychiques. Or les dépressions, l’agressivité et autres réactions ont un retentissement important sur les collectifs de travail », relève Sarah Deslandes, directrice générale adjointe (DGA) chargée de l’emploi, des concours, de la santé et de l’action sociale du centre interdépartemental de gestion (CIG) petite couronne d’Ile-de-France (375 collectivités, 150 000 agents) jusqu’à cet été.

Des constats confirmés par les experts : 23 % des salariés manifestaient un risque élevé de dépression en lien avec l’épidémie, mais aussi avec la dégradation de leurs conditions de travail, selon l’enquête TraCov de la Dares du premier trimestre 2021. Était également observé un « doublement des burn-out » des salariés en un an et la « détresse psychologique » d’un manager sur deux, d’après le baromètre Opinion Way pour le cabinet Empreinte humaine, publié en mai.

Le médecin du travail, mais pas seulement

L’un des enjeux majeurs, pour les collectivités, va être de prévenir les longs arrêts de maladie qui découlent en grande partie des problèmes de santé mentale. Leur hausse est déjà continue depuis des années, selon l’assurance maladie. Dans la FPT, le nombre de jours d’arrêt a doublé en 2019 à la suite d’accident de travail en lien avec les risques psychosociaux (RPS), d’après le dernier rapport annuel publié par la Caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales qui détient un fonds de prévention. L’autre défi qui va de pair : l’accompagnement des agents concernés.

Le sujet n’est pas nouveau pour le CDG du Nord (943 collectivités, 25 000 agents). « Sur les 5 000 situations analysées chaque année par le comité médical du CDG, plus de 40 % sont liés à la santé mentale », souligne Christine Furon. Une recherche-action a été engagée en 2019 avec Dominique Lhuilier (voir encadré), professeure au Conservatoire national des arts et métiers. Une démarche participative, impliquant des agents volontaires, des employeurs et des organisations syndicales, devrait aboutir en 2022.

Les DRH s’appuient généralement sur le médecin du travail, mais pas seulement. Ainsi, au conseil départemental de la Mayenne, c’est un trio formé du médecin du travail, de l’assistant social du personnel et de la cheffe du service « conditions de travail et relations sociales », habitués à œuvrer pour la prévention des risques psychosociaux, qui se mobilise auprès des agents.

S’agissant plus particulièrement de la sensibilisation des encadrants à la prise en compte du stress et plus largement à la prévention des RPS, l’équipe dédiée à la santé au travail de la collectivité ou du centre de gestion peut proposer des solutions, par exemple en cas de tensions dans l’équipe : médiation, espace de discussion…

Changement de comportement

Et si la source de l’anxiété relève de la sphère privée, l’agent sera orienté vers un médecin généraliste, un assistant social du personnel ou un psychologue. À noter, qu’après les « chèques psy » pour les étudiants et le « forfait psy » pour les enfants et adolescents, Emmanuel Macron a annoncé, lors des Assises de la santé mentale et de la psychiatrie le 28 septembre, le remboursement dès 2022, d’un forfait de 8 séances chez le psychologue.
Une autre piste du gouvernement envisageait à la fin de l’été de généraliser, via le projet de loi de finances de la sécurité sociale, un dispositif testé depuis quatre ans dans quatre départements : un forfait de 10 à 20 séances chez un psychologue ou psychothérapeute agréé remboursées à 100 % par l’assurance maladie.

Mais encore faut-il agir à la racine et détecter les signaux d’alerte. Comment ? « En observant des changements de comportement : un collègue qui reste dans son coin, qui ne sourit plus ou ne vient plus aux pauses café… » évoque la psychologue du travail du CDG du Haut-Rhin. Les managers ont un rôle clé à jouer en organisant régulièrement des temps de régulation individuelle et collective, avec cette question récurrente : « Comment ça va au travail ? » illustre simplement Jennifer Bindler. En écoutant, sans a priori, sans jugement.

LHUILIER DOMINIQUE ok« Il est difficile de dire qu’on est déprimé », Dominique Lhuilier, psychologue du travail, professeure au Conservatoire national des arts et métiers.

« Les enquêtes épidémiologiques ont mis en évidence l’importance croissante du stress, de l’anxiété, du burn-out, de tous les troubles psychosociaux liés au travail. On parle de ”santé mentale”. Rien à voir avec la folie. Il peut arriver à chacun de nous de se sentir tendu, angoissé, irritable. A contrario, une bonne santé mentale, c’est un état de bien-être qui permet de se développer, de surmonter les tensions, selon l’Organisation mondiale de la santé.

Dans la FPT, les arrêts de maladie de longue durée sont pour beaucoup en lien avec la santé psychique. Ils ont aussi des effets sur celle-ci. L’isolement, le sentiment d’être relégué socialement, la honte de ne pas être au travail alors que les collègues sont surchargés, l’altération de la confiance en soi contribuent à dégrader la santé. Il est difficile de dire qu’on est déprimé et de sentir le soupçon de son entourage professionnel, les troubles psychiques étant moins visibles, objectivables, qu’un cancer ou une jambe plâtrée. Il est donc indispensable d’engager des actions de prévention et d’améliorer l’accompagnement des agents. »

Burn-out : faire reconnaître ce qu’il recouvre

Le burn-out est un état d’épuisement physique, émotionnel et mental, qui résulte d’un investissement prolongé dans des situations de travail exigeantes sur le plan émotionnel, selon la Haute Autorité de la santé. Il est reconnu comme un trouble psychosocial. Les symptômes ? « Insomnie, pleurs, irritabilité, angoisse d’aller au travail, culpabilité, sentiment de ne pas être à la hauteur… » décrit Nicolas Sandret, médecin attaché au centre de consultation de pathologie professionnelle de Créteil.Il aide les salariés à analyser les causes – bien souvent un investissement prolongé dans une situation marquée par une surcharge de travail et des exigences fortes, associés à un manque de reconnaissance, ou à des tensions relationnelles -, puis il les oriente vers un psychologue et les soutient dans leurs démarches destinées à faire reconnaître cette atteinte à leur santé mentale.

 

Les conflits répétés, des signaux d’alerte

Aux termes « santé mentale », trop connotés « psychiatrie », les psychologues du travail du centre de gestion d’Ille-et-Vilaine (531 collectivités ; 12 790 agents) préfèrent ceux de « santé psychique ». « Nous sommes plus sollicitées qu’avant. Au début, c’était surtout à cause de l’isolement et de la peur de la contamination, dans un contexte anxiogène, avec de fortes incertitudes sur l’avenir ; aujourd’hui, c’est plutôt en raison du stress au travail et des tensions entre collègues dans une situation sanitaire qui reste incertaine », note Birgit Getzlaff, psychologue du travail. L’équipe observe aussi une grande fatigue des encadrants – et d’autres agents -, due à une charge de travail très importante.

« Ceux qui sont en détresse sont orientés vers un dispositif d’aide aux agents en difficulté pour un accompagnement sur mesure par des psychologues du travail et des assistantes sociales, qui s’appuie sur des partenaires, y compris médicaux, tout en faisant le lien avec l’employeur et le collectif de travail », précise Elise Endewelt, responsable du service « conseil et développement ».

Le CDG s’efforce aussi de sensibiliser et d’accompagner collectivement les manageurs. Avec un double objectif : repérer les signaux d’alerte, par exemple des conflits répétés, et créer les conditions de travail qui permettent d’éviter que la situation se dégrade, en réévaluant la charge de travail, l’autonomie…
Contact : Elise Endewelt, conseil-developpement@cdg35.fr

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