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Transition écologique

Dans les villes populaires, les leviers financiers pour l’écologie sont méconnus

Publié le 21/09/2021 • Par Véronique Vigne-Lepage • dans : Actu experts prévention sécurité, actus experts technique, France

Les jardins ouvriers du Zéphyr, à la Rose des vents, Aulnay-sous-Bois
Les jardins ouvriers du Zéphyr, à la Rose des vents, Aulnay-sous-Bois Flickr by CC Petit Louis
Financer une transition aussi sociale qu'écologique : pas facile pour les communes en politique de la ville. Des marges de manœuvre existent pourtant, assurent les auteurs d'une étude commandée par l'association Ville et Banlieue. Celle-ci, qui en présentera les résultats le 23 septembre, à Lyon, lors de son assemblée générale, en a donné la primeur à La Gazette.

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Comment les villes populaires parviennent-elles à financer des actions en faveur de la transition écologique et sociale ? Pour répondre à cette question et aider ses adhérents en la matière, l’association Ville et Banlieue a demandé à l’Agence France locale (AFL) une déclinaison ciblée d’une étude plus large sur le sujet que cette banque avait publiée en juin dernier avec l’Inet. Les résultats, que l’association de maires de banlieue présente à l’occasion de son assemblée générale, le 23 septembre à Lyon, révèlent que les communes en politique de la ville rencontrent des difficultés spécifiques … mais aussi qu’elles ont des marges de manœuvre financières.

Concurrence d’urgences

Au chapitre des freins structurels, l’étude pointe « une inertie » de ces territoires, renforcée par la rotation permanente des populations. Les auteurs le rapportent : «Les quartiers sont de grandes lessiveuses, affirme le maire de Trélazé (Maine-et-Loire), Marc Goua, qui souligne le manque de continuité et de liens entre ces populations ».

Or cette inertie « bloque les collectivités dans leurs propres perceptions de l’urgence écologique, poursuivent-ils, qui se trouvent être très hétérogènes ». Un tiers des communes interrogées ont actuellement une stratégie globale en la matière, un autre tiers en avaient une lors du précédent mandat et un tiers… « jamais ». En cause : des impacts du changement climatique plus ou moins visibles, d’autres urgences (alimentation, logement, emplois) parfois plus criantes, une acculturation variable des élus et des services à ces sujets, et des moyens qui le sont tout autant.

« Toutefois, notent les auteurs, certaines collectivités possèdent un véritable ADN développement durable depuis les années 1990, et tentent à leur manière d’accélérer et d’être acteurs de cette transition ». Citant par exemple la politique de lutte contre l’habitat indigne de Septèmes-les-Vallons (Bouche-du-Rhône) ou encore « le modèle d’écologie sociale, mis en avant par l’adjointe à la maire de Paris, Anne-Claire Boux », le document pointe l’enjeu propre aux territoires populaires : une dimension sociale incontournable. Pour les maires interrogés, les actions pour une alimentation pour tous, pour l’éducation populaire, la culture, le sport et pour l’emploi et l’insertion professionnelle ont ainsi la même importance, au regard de cet objectif de transition, que la rénovation thermique des bâtiments, les mobilités douces ou la végétalisation.

Beaucoup de subventions, peu d’autres outils

Pour répondre à tous ces enjeux, les communes de banlieue ont beaucoup recours aux subventions publiques : aides ciblées de l’Etat (plan de relance, emplois francs) ou locales via les préfectures, de l’Anru, des opérateurs (tels que l’Ademe, les agences de l’eau, etc), de l’Europe ou encore des autres collectivités.

Mais d’autres possibilités de financements existent et elles « sont inégalement utilisées ». Ainsi, emprunts traditionnels ou prêts fléchés le sont peu, tout comme les partenariats public-privé (par exemple avec Orange ou EDF) ou encore la contractualisation avec des opérateurs de l’Etat pour la gestion des déchets, la production d’énergie non renouvelable, etc.

Enfin, les communes ont peu recours au levier de l’implication des citoyens : budgets ou  dispositifs de financement participatifs, développement de livrets durables ou encore émission d’obligations citoyennes. Seule la commune de Coulaines, parmi celles interrogées, mobilise ainsi l’épargne de ses habitants, tandis que Paris et Lyon étudient cette possibilité.

Chargés de mission et appuis extérieurs

En cause : un manque de moyens humains et financiers. Faute d’ingénierie suffisante, les communes peinent à savoir où aller chercher l’argent nécessaire à la transition écologique et sociale. Certaines, comme Lyon ou Vernouillet, ont d’ailleurs créé dans ce but des postes de chargé de mission « recherche de financements alternatifs ».

Par ailleurs, « pour définir leur stratégie en matière de finances durables, notent les auteurs, les adhérents de Ville et Banlieue semblent trop peu recourir à des appuis extérieurs ». Celles qui innovent sont celles qui sont allées en chercher : « Septèmes-les-Vallons a sollicité l’Alec (agence locale de l’énergie et du climat) pour assister ses projets de rénovation urbaine, et la ville de Coulaines bénéficie du Pays du Mans pour des services d’ingénierie et pour réaliser des audits énergétiques ». La mobilisation de toutes les parties prenantes est aussi un levier : 13 collectivités sur 23 connaissent des actions conduites par leurs voisins et, pour la quasi totalité d’entre elles, c’est une source d’inspiration.

« Un investissement »

Pour aider les élus, l’étude extrait de tous ses constats des pistes d’action, dans trois directions. D’abord « acculturer les administrations et les élus du bloc communal », par exemple en créant une mission « transition écologique et développement durable » avec un pilotage transversal, en augmentant les moyens humains de veille sur les appels à projets et subventions, ou encore en travaillant avec des bailleurs de fonds respectant des critères tels que l’isolation thermique l’habitat décent, l’entretien, etc. Ensuite, « intégrer les citoyens pour légitimer les dépenses » : solliciter l’épargne locale, subventionner de manière ciblée le tissu associatif, etc. Enfin, « rendre les finances vertes » : versement de crédits sous condition «écologique », recours à des prêts fléchés durables, réponses à des appels à projet thématiques ou encore, de manière plus globale, « considérer le financement de la transition écologique comme un investissement ».

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