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Solidarité

Les collectivités freinées dans leur volonté d’accueil des exilés afghans

Publié le 31/08/2021 • Par Rouja Lazarova • dans : A la une, Actu expert santé social, France, Toute l'actu Santé Social

Une main tendue, un espoir
V. Arndt / eevl / Adobestock
Alors que l'Etat a organisé l'accueil des Afghans évacués de l'aéroport de Kaboul, plusieurs élus locaux ont manifesté leur volonté d'y participer. Leur rôle sera essentiel dans un second temps.

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Le discours d’Emmanuel Macron du 16 août, au lendemain de la prise de Kaboul par les Talibans, et sa petite phrase sur la nécessité de «nous protéger des flux migratoires irréguliers importants» a soulevé une vague de réactions parmi les élus locaux. Une vingtaine de maires, toutes couleurs politiques confondues, ont exprimé leur souhait d’accueillir des exilés Afghans. Dans la foulée, l’Association nationale des villes et territoires accueillants (Anvita), réunissant 49 collectivités, a accusé de « cynisme » le chef de l’Etat et appelé les élus locaux à se mobiliser pour l’accueil concerté des Afghans. L’Union nationale des centres communaux et intercommunaux d’action sociale (Unccas) s’est positionnée, le 19 août, comme un interlocuteur privilégié de l’Etat dans le cadre d’un partenariat qui « fluidifierait l’accueil des exilés afghans ».

Une mission de l’Etat

Que peuvent faire les édiles dans l’urgence ? Pas grand-chose. L’accueil est organisé par l’Etat, sous le contrôle du délégué interministériel à l’accueil et à l’intégration des réfugiés (Diair), Alain Régnier, en partenariat avec les opérateurs associatifs. « Il y a eu deux exceptions au schéma de sas de premier accueil, car il y a toujours des exceptions dans un système, au risque d’y apporter du désordre. D’abord, la maire de Lille, Martine Aubry [PS], qui a souhaité, dès le premier vol depuis Kaboul, assurer ce sas pour 63 personnes. Ensuite, Anne Hidalgo [PS], qui a voulu prendre en charge une personnalité du mouvement olympique afghan », relate Alain Régnier. Par ailleurs, le 27 août, la préfecture de la Gironde annonçait qu’elle accueillait 51 Afghans dans une structure mise à disposition par la ville. Les propos mesurés du Diair ne sauront donc pas cacher une confusion et une certaine tension entre l’Etat et les élus locaux sur les questions migratoires, habituelles depuis la crise de 2015.

A l’époque, c’est l’Etat qui avait appelé à l’aide les maires pour accueillir les familles syriennes, offrant même 1 000 euros par place d’hébergement créée. Depuis, les collectivités s’engagent de plus en plus dans la prise en charge de migrants, d’autant que l’Etat semble impuissant face aux campements, peuplés d’Afghans, entre autres, qui poussent inexorablement dans les métropoles. « Depuis 2015, les collectivités se sont emparées des questions migratoires face au constat des défaillances de l’Etat », confirme Jeanne Barseghian, maire (EELV) de Strasbourg et coprésidente de l’Anvita. Comme en 2015, donc, les élus locaux cherchent fébrilement des logements.

« Nous sommes en train d’identifier les logements vacants avec les bailleurs sociaux et le CCAS », témoigne Emmanuel Carroz, adjoint (LFI) au maire de Grenoble, chargé des coopérations internationales et des migrations. « Nous cherchons des solutions dans notre patrimoine, en coordination avec les 28 communes de la métropole », assure Harmonie Lecerf, adjointe (EELV) au maire de Bordeaux, chargée de l’accès aux droits et des solidarités. A Alfortville (Val-de-Marne), Luc Carvounas, maire (PS) et président de l’Unccas, se mobilise également. Mais garde en mémoire l’amertume née de la crise de 2015. « A l’époque, nous avions préparé huit appartements pour des familles syriennes. Nous étions prêts, et personne n’est venu. »

Déception en vue ?

Les édiles risquent-ils de connaître la même déception aujourd’hui ? A Tours, la mairie tente de canaliser la solidarité citoyenne. « Avec le CCAS, nous avons créé un formulaire. Nous avons déjà des offres d’hébergement, de mobilier, de vêtements et même d’emploi », précise Cathy Münsch-Masset, première adjointe (PS) chargée des solidarités. Mais les demandeurs d’asile ne peuvent pas travailler pendant les six mois suivant le dépôt de leur demande. Les élus revendiquent toutefois un rôle incontournable de coordinateurs. « Nous réunissons bailleurs sociaux, associations d’éducation populaire, Education nationale, Pôle emploi. Nous coordonnons les acteurs pour ne pas laisser les personnes livrées à elles-mêmes », assène Gaël Perdriau, maire (LR) de Saint-Etienne. «Un rôle d’assemblier», complète Jeanne Barseghian. Et qui sera amené à croître dans les semaines et mois à venir. Le gouvernement ne dit rien d’autre dans son communiqué du 27 août: «dans chaque région, les préfets vont engager un travail avec les élus qui ont fait acte de solidarité» pour l’intégration des personnes».

Cet article fait partie du Dossier

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