Fermer

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Menu

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

TRIBUNE

L’urgence écologique et climatique justifie-t-elle tout ?

Publié le 26/08/2021 • Par Auteur associé • dans : France, Opinions, Opinions

argent-investissement-climat-une
bakhtiarzein - AdobeStock
Agir contre le dérèglement climatique sans chercher le consensus, c'est aussi prendre le risque d'aggraver les tensions latentes. Quel temps réserver au dialogue et au débat quand on veut mener des projets d'intérêt général ? Un équation complexe que tente de résoudre l'association IngéChef dans sa nouvelle tribune.

Ma Gazette

Sélectionnez vos thèmes et créez votre newsletter personnalisée

Sandrine Gourlet et Yannick Monlouis

respectivement ingénieur en chef des ponts, eaux et forêts et élève ingénieur en chef à l’INET

Nul territoire, nul décideur ne peut ignorer les enjeux de l’urgence écologique et climatique. Pourtant, il subsiste une ligne de fracture en termes de prise de conscience. À grands traits, on observe d’un côté les « réellement conscients » de l’urgence à agir : ils alertent sans relâche sur la période critique dans laquelle nous nous trouvons et tolèrent mal les demi-mesures. L’importance et l’urgence de leurs combats légitiment à leurs yeux la mise en œuvre d’actions choc, quand bien même elles seraient menées en toute illégalité.

D’un autre côté se trouvent les « modérés », engagés dans un modèle de transition qui privilégie le consensus, quitte à ce que l’évolution vers des modèles plus écologiques soit lente, mais permette d’entraîner dans le mouvement général le plus grand nombre.

Les collectivités territoriales s’inscrivent clairement en tant qu’acteurs de transition et de transformation du monde actuel. Ainsi, les « réellement conscients » pensent-ils qu’elles ne prennent pas la réelle mesure des défis auxquels nous devons faire face. Pourtant, comment pourrait-il en être autrement ? Nos élus peuvent-ils se lancer dans des scénarios disruptifs en plaçant l’enjeu écologique au-dessus des autres ?

L’unique façon de procéder face à ces crises est de le faire collectivement

L’exemple de la construction de nouvelles lignes de métro du Grand Paris Express illustre à quel point il est complexe d’accomplir des oeuvres d’intérêt général. Ce projet de mobilité bas carbone est, dans son élaboration et sa mise en œuvre, résolument engagé vers un modèle répondant aux objectifs climatiques.
En favorisant une participation forte des citoyens, avec plus de 100 réunions publiques organisées chaque année sur l’ensemble du tracé et plus de 20.000 personnes qui ont visité les chantiers, il se veut transparent. Pour autant, il continue de susciter des hostilités fortes, parfois radicales.

Les finalités du projet justifient-elles certaines conséquences négatives qu’il engendrera : artificialisation des sols et destruction d’écosystèmes ? En fonction de notre « groupe » d’appartenance, la réponse sera plus ou moins simple.

En tant que hauts fonctionnaires, nous sommes convaincus que les réponses doivent forcément être le fruit d’un consensus social démocratiquement élaboré. Même si certains ne souhaitent pas d’une écologie qui « serre la main à tout le monde », notre conviction est que l’unique façon de procéder face à ces crises est de le faire collectivement.
Cette vision nécessite du temps de dialogue et de compréhension entre acteurs et surtout que chacun se prête sincèrement aux échanges, sans vouloir imposer de force sa vision du monde.

In fine, n’oublions pas qu’aux côtés de la légitimité scientifique et sociale des projets, il y a celle de nos élus ! Cette légitimité est aujourd’hui mise à mal en raison du faible taux de participation aux élections et par ceux qui considèrent la légitimité sociale, issue de processus de participation du public (et quel public ?), comme seule valable face à une décision de représentants démocratiquement élus.

Dans ce contexte, notre rôle est plus que jamais de conseiller et d’accompagner ces élus pour favoriser une prise de décision juste et équitable.

Au-delà de nos expertises scientifiques et techniques, nous devons promouvoir, imaginer et proposer des solutions innovantes pour aboutir, si possible, à un accord entre « conscients » et « modérés » en utilisant les outils d’intelligence collective et de négociation.

Nous avons tout intérêt à favoriser le dialogue pour parvenir à un accord entre ces différentes visions du monde, ne serait-ce que du fait de l’urgence à agir !

1 Réagir à cet article
Prochain Webinaire

Boues d’assainissement : tout savoir pour préparer l'avenir !

de La rédaction de Techni.Cités en partenariat avec SUEZ

--
jours
--
heures
--
minutes
marche online

Aujourd'hui sur les clubs experts gazette

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Commentaires

L’urgence écologique et climatique justifie-t-elle tout ?

Votre e-mail ne sera pas publié

Kandem

31/08/2021 12h24

Il n’est pas incompatible de répondre à l’urgence climatique tout en élaborant des politiques publiques de rupture. On sait depuis plusieurs années maintenant que les français prennent conscience de cette urgence et qu’ils estiment que les acteurs institutionnels n’en font pas assez (par exemple, sondage IFOP, 15/04/2021, les français et la transition écologique). Cet « éveil » trouve d’ailleurs une traduction politique avec les résultats des verts aux élections européennes et municipales.

La participation renforcée du public sur ces sujets permettrait d’ailleurs de mieux bénéficier de l’expertise associative et citoyenne, qui est encore souvent mal incluse car vécue comme contraignante par les maitres d’ouvrage ou maitres d’oeuvre.

Avancer vite et fort sur le renouvellement des modèles de production, de consommation et d’exploitation est donc tout à fait possible, à condition que la dimension sociale soit pleinement intégrée.
Précisons par ailleurs que certains politiques d’urgence telles que le sauvetage de l’économie par les personnes publiques n’ont pas tellement fait l’objet de discussions et de débats citoyens, car tout le monde est parti du principe, en 2008 comme en 2020, de l’importance de l’action publique sur le sujet. Sachons retenir la même logique quand il s’agit du climat, qui n’est pas moins important.

Commenter

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement