Mobilité

Grenoble Métropole : premiers tickets pour le MaaS

Par • Club : Club Techni.Cités
Sources : Technicités 

Avec un changement de billettique et l’abandon des tickets papier dans ses transports en commun, Grenoble Métropole migre lentement vers un MaaS. Avec pour objectif d’intégrer d’autres intercommunalités.

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Les transports taillés dans le MaaS

Ce n’est pas encore une révolution, mais les usagers des transports en commun de Grenoble vivent une phase de transition avec l’arrivée d’une nouvelle billettique. À partir d’octobre 2021, les tickets papier disparaîtront pour laisser définitivement la place aux abonnements magnétiques et aux applications smartphone, tel le Pass mobilité qui existe depuis l’année dernière. Les tickets papier – munis de QR codes – n’existeront que pour les déplacements ponctuels. L’objectif est, à terme, de développer un MaaS avec toutes les offres de mobilité et en intégrant les collectivités du Grésivaudan et du Pays voironnais. Pour y parvenir, les équipes concernées vivent, elles, une vraie révolution en interne.

Changement de billettique

Depuis janvier 2020, le syndicat mixte des transports en commun (SMTC) est devenu le Smmag (syndicat mixte des mobilités de l’aire grenobloise) pour représenter 123 communes et, en tant qu’autorité organisatrice de la mobilité (AOM), assumer la compétence mobilité. Premier changement pour l’usager, donc, l’abandon du ticket papier. « Techniquement, le nouveau système de billettique est indépendant du MaaS », précise Rémy Ferreol, en charge des projets informatiques au Semitag, le réseau de transports grenoblois. « Changer de billettique et abandonner le ticket papier est complexe. Il ne s’agit pas simplement de passer d’un logiciel à un autre. On doit migrer d’un système à un autre. Et la partie reprise de données est complexe. Cela requiert des équipements différents : bornes de contrôle, back-office (BO), service après-vente… ».

Pour le volet technique, le Semitag a fait appel à l’entreprise Conduent, qui « a développé toute la partie billettique hors Maas, et notamment les bornes de recharge », précise Rémy Ferreol. Les changements se font progressivement, en intégrant de nouvelles informations sur les QR codes. « On a commencé par le système de validation dans les trams », ajoute Rémy Ferreol. « On va continuer dans les bus avec de nouveaux terminaux de contrôle. Tout se fait brique par brique. Le QR code a beaucoup d’intérêt car il est dématérialisable et sera compatible avec le MaaS et avec les supports de nos partenaires. »

Exploitation du Maas

Car la deuxième rame de cette nouvelle mobilité est bien le MaaS. « On s’appuie sur le changement de billettique qui connaît déjà les informations clients », explique Dominique Borel, DSI au Semitag. « L’usager se retrouve déjà dans notre BO, ce qui nous permet de valider les profils, de savoir à quel tarif il a droit, etc. ».

Le Semitag, devenu une société publique locale (SPL) l’an dernier, et le Smmag ont décidé de réaliser eux-mêmes l’exploitation de ce MaaS. « On va d’ailleurs passer d’une DSP en OSP », ajoute Dominique Borel. « Et c’est là que j’entre en jeu en tant que chef de projet. Je vérifie l’exploitabilité du nouveau système. » Si le Smmag gérera la partie relation clients et partenaires, le volet technique sera confié à la société Wordline, spécialisée dans les services de paiement. C’est elle qui développe l’API qui doit fournir les interfaces des différents opérateurs (autopartage, free-floating, transports publics, parkings en ouvrage…). « Un MaaS est comme un pot commun avec un pôle gestion de compte et un pôle informations voyageurs dans lequel on retrouve notamment les calculs d’itinéraires et le paiement », synthétise Dominique Borel.

Pass mobilité

Puis, à partir du Pass mobilité et de ses données, le Smmag va développer quatre niveaux d’intégration : des liens vers les opérateurs ; un achat via le Pass mobilité et une facturation chez l’opérateur ; une facturation sur le MaaS ; et un abonnement global. « Tous les échanges se feront via l’API et un client pourra lier tous ses comptes, ajoute le DSI. Pour notre site, nous avons opté pour une Progressive Web App (PWA) avec intégration smartphone. C’est obligatoire si nous voulons les quatre modes d’intégration. On peut ainsi relier toutes les applications ensemble ». Et les informations pourront circuler entre les opérateurs et le Smmag.

Si cette révolution n’est attendue que pour 2022, une phase de tests se déroule actuellement avec 200 usagers autour du parking, des transports et de l’autopartage. Le lancement commercial est prévu en septembre pour les transports en commun, avant intégration des services d’autopartage et de covoiturage. Il restera alors à attendre la fin des délégations des services publics du Grésivaudan et du Pays voironnais pour les accueillir dans ce nouveau MaaS qui, au total, comptera plus de 600 000 voyageurs potentiels.

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