Fermer

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Menu

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement
  • Accueil
  • Actualité
  • France
  • Coopération internationale : les collectivités doivent s’affirmer dans le rôle spécifique qui est le leur

Coopération décentralisée

Coopération internationale : les collectivités doivent s’affirmer dans le rôle spécifique qui est le leur

Publié le 16/09/2011 • Par Alexandra Caccivio • dans : France

Entretien avec Laure Féret, à l'occasion de la dixième université d'été de l'ARRICOD (l'association des professionnels de l'action européenne et internationale des collectivités territoriales), qu'elle préside, les 15 et 16 septembre à Dijon.

Ma Gazette

Sélectionnez vos thèmes et créez votre newsletter personnalisée

Le livre vert, rendu public en 2010 par la commission européenne, a suscité l’émoi parce qu’il n’identifie pas les collectivités comme un acteur particulier de la coopération internationale. Les élus, en France, sont d’ailleurs montés au créneau. Faut-il aujourd’hui en être inquiet ?

L’Union européenne a mis en place des fonds spécifiques dont nous bénéficions. Nous sommes donc bel et bien, aux yeux de l’Europe, des acteurs à part entière et, en termes budgétaires, notre action n’est pas menacée.
En revanche, il nous reste à en obtenir la reconnaissance, en démontrant le rôle spécifique que nous avons dans l’action internationale – un rôle différent de celui des ONG et des États. C’est, depuis un an, le chantier de l’association.

Comment définissez-vous cette action spécifique ?

Sa définition est en cours. Mais on peut dire, en premier lieu, que la collectivité met en place une politique publique pour l’intérêt de sa population (ce que ne fait pas une association). Cependant, il est vrai que la loi Thiollère (2007), en affirmant qu’elle porte un intérêt local, sécurise l’action internationale des collectivités. Autrement dit, les collectivités ne cherchent pas nécessairement à définir cet intérêt local, marchant parfois sur les platebandes des associations par exemple.

Quels sont les principaux bénéfices que génère, localement, une coopération internationale conçue dans « l’intérêt de sa population » ?

Je vais donner deux exemples. L’action internationale est un outil managérial: elle permet de se confronter à d’autres organisations, de remobiliser les fonctionnaires en redonnant du sens à leur action, d’inscrire l’action locale dans une société qui se globalise.
L’action internationale permet aussi de voir, ailleurs, comment se mettent en place les politiques publiques. Eugène Zapata-Garesche, le conseiller international du maire de Mexico, l’a dit : le Mexique ne vient pas chercher notre argent, mais il cherche à connaître notre fonctionnement.
Mais nous avons, à l’inverse, des leçons à tirer de leur organisation (à titre d’exemple, la ville de Mexico a une expérience dont aucune ville en France ne peut se prévaloir, en gérant la collecte des déchets d’une population qui atteint 20 millions d’habitants, ndlr).

Mais la majorité des collectivités ne restent-elles pas, dans leur action, sur l’aide au développement classique ?

Beaucoup de collectivités sont passées de l’aide au développement (où les bénéficiaires du projet sont les populations des pays dits du sud) à l’échange. C’est ce que l’association défend aujourd’hui et c’est un mode opératoire qu’elle souhaite voir progresser.
Mais, pour cela, chaque collectivité doit précisément définir les contours de son action. Un département qui aiderait une collectivité à mettre en place un état-civil alors que lui-même n’intervient pas sur ce champ, ce n’est pas pertinent, et pourtant cela se fait encore !

A l’heure où les collectivités rencontrent des difficultés pour bâtir leur budget, êtes-vous inquiète pour les crédits réservés à la coopération internationale, d’ailleurs critiqués par certains élus qui en appellent à recentrer l’action sur les priorités locales ?

Nous avons noté des baisses certaines dans les budgets, mais la plupart des grosses collectivités maintiennent leur intervention. Je dirais donc que nous sommes contraints, mais comme les autres, ce qui nous pousse à être innovants pour maintenir une activité qui ne passe pas forcément par une enveloppe. Je ne pense pas que nous reviendrons en arrière : cela fait plus de 20 ans que la coopération internationale est en place.

Avec la réforme territoriale (si elle est maintenue), la mise en cohérence des politiques publiques à l’international se posera, cependant. Aujourd’hui, seuls la culture, le sport et le tourisme font partie des compétences partagées. La coopération n’en fait pas partie.

Après la loi Thiollère, en 2007, l’association appelle-t-elle de ses vœux une évolution législative, qui permettrait de sécuriser l’intervention des collectivités ?

Certaines collectivités ont été condamnées par le tribunal administratif, saisi par des associations de contribuables souvent, qui font valoir l’absence d’impact sur le territoire. Mais je pense qu’aujourd’hui, dans le droit commun, nous avons les moyens de répondre et de préciser en quoi des actions à l’international servent le territoire.

La collectivité peut y répondre si elle s’en sert pour réfléchir à son propre environnement. Si elle travaille à animer son tissu associatif par exemple. En Ile-de-France, alors que 12% des associations qui se créent ont trait à la solidarité internationale, la Seine-Saint-Denis a travaillé pour voir ce qu’elle pouvait en faire localement.

Réagir à cet article
marche online

Aujourd'hui sur les clubs experts gazette

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Commentaires

Coopération internationale : les collectivités doivent s’affirmer dans le rôle spécifique qui est le leur

Votre e-mail ne sera pas publié

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement