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[OPINION] Smart city

« Il est temps de dépasser la smart city »

Publié le 28/07/2021 • Par Auteur associé • dans : Opinions

IoT- Une
geralt - Pixabay CCO
Dans une tribune, Hubert Beroche, fondateur du think tank Urban AI, revient sur les limites atteintes par la smart city surtout en termes d'urbanisme.

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Hubert Beroche

Hubert Beroche

Fondateur du think tank Urban AI t chargé de projet à la chaire ETI (entrepreneuriat, territoire, innovation) de l’institut d’administration des entreprises Sorbonne business school

 

Depuis une dizaine d’années, la smart city ne cesse de faire parler d’elle. Les recherches qui lui sont consacrées ont connu une croissance exponentielle depuis 2015 tandis que les projets de villes intelligentes se sont multipliés dans le monde. Certains pays tels que le Japon, la Corée du Sud ou encore l’Inde ont même fait de la smart city une priorité nationale.

Cet engouement général peut en partie s’expliquer par les promesses de la smart city : utiliser les nouvelles technologies pour optimiser la ville. La congestion urbaine et les accidents de la route pourraient ainsi disparaître grâce au « smart traffic ». L’énergie deviendrait durable via des « smart grids ». On pourrait même renforcer la démocratie locale avec des « smart citizens ».
Dans les faits, la smart city peine à réaliser ses promesses. Pire, bien souvent, elle crée le mal qu’elle devait combattre. La police prédictive engendre des tensions communautaires, la mobilité intelligente crée de la congestion et les services « smart » menacent la souveraineté des villes.

Progrès urbain

Face à ces échecs successifs, on a souvent proposé de réinventer la smart city. De faire du « smart », mais autrement. Comme si on ne pouvait renoncer à la smart city sans renoncer au progrès urbain. Pourtant, la smart city n’a pas le monopole du progrès urbain et encore moins celui de l’innovation technologique. Elle ne représente qu’une certaine façon de faire la technologie pour la ville. Ce que propose la smart city, c’est d’utiliser les technologies pour maximiser la consommation de biens et de services urbains tout en réduisant leurs coûts de production. Il s’agit donc, comme nous le disions plus haut, d’une fonction d’optimisation, en l’occurrence économique. En tant que citadins, nous souhaitons avoir accès à une eau de bonne qualité et utiliser des infrastructures routières performantes. Dans chacun de ces cas, les technologies de l’information peuvent y contribuer, par exemple à travers la maintenance prévisionnelle de canalisations, de routes et de ponts. Toutefois, une ville n’est pas qu’un marché.

Vivre-ensemble

C’est aussi un vivre-ensemble, un territoire et une poétique. C’est un espace habité car ouvert aux usages et aux bifurcations. C’est un héritage vivant et porteur d’avenir. La rencontre improbable de ces qualités est ce qu’on pourrait appeler l’urbain.
Les technologies peuvent aussi accompagner cette urbanité. C’est ce que nous appelons « urbaniser la technologie ». Par exemple, le capteur urbain tel qu’il est aujourd’hui conçu est une technologie anti-urbaine. Son design est guidé par la seule injonction économique du moindre coût. Discret, presque invisible, il devient un outil de surveillance. Dans une logique urbaine, les capteurs seraient des interfaces, des points de rencontre. Les données captées puis interfacées serviraient de support à des interactions délibératives. Ces interfaces pourraient également porter le récit urbain en racontant une donnée.
Ce processus d’urbanisation peut se faire à l’échelle de toutes les technologies et doit varier selon les villes. Il s’agit donc d’un travail continu et collectif plus que d’une vérité. Urbaniser la technologie, c’est œuvrer, ensemble, pour habiter durablement la terre.

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