[La série de l'été] Climat

Lille vise 45% d’émissions de gaz à effet de serre en moins d’ici 2030

Par • Club : Club Techni.Cités

Le PCAET s’appliquera à la communauté de communes de la haute Deûle, qui a fusionné il y a un an avec la métropole européenne de Lille.

Pascaline Chombart – MEL

La métropole de Lille a adopté son plan climat air énergie territorial (PCAET) mi-février. Ambitieux, le document vise une baisse des émissions de gaz à effet de serre de 45% d’ici 2030, au-delà des - 40% fixés à l’échelle hexagonale.

Alors qu’elles mettent en place des actions pour réduire leur consommation énergétique, les collectivités engagent désormais des politiques visant à réduire leur impact sur le changement climatique. Cet été, nous plongeons dans cette thématique via une websérie. Chaque semaine, quatre familles d’actions seront explorées avant de découvrir, ensuite, des outils pratiques. Le thème de cette semaine est l’aménagement.

La barre fixée par la Métropole européenne de Lille (MEL) est un peu plus haute que les objectifs français avec une réduction des émissions de GES de 45 % d’ici 2030, contre -40 % pour l’échelle hexagonale. Mais bientôt ce sera insuffisant. L’Union européenne devrait réviser ses objectifs pour grimper jusqu’à -55 voire -60 %, toujours d’ici 2030. Le plan climat air énergie territorial (PCAET), que la MEL vient d’annoncer, « sera révisé à mi-parcours, en 2024, pour intégrer les futures objectifs européens », souligne Audrey Linkenheld, vice-présidente de la métropole européenne de Lille en charge de la transition écologique.

Il n’y a pas de budget dédié au PCAET tant il est transversal. Les enveloppes sont à chercher dans chaque délégation et « certaines actions coûtent peu tout en ayant de grands effets », précise l’élue. Pour garantir la bonne articulation entre les différents documents réglementaires, le PCAET intègre le Scot de 2017 et le PLU de 2019. En 2022, le programme local de l’habitat (PLH) et le plan mobilité seront soumis au vote, puis inclus dans le PCAET version 2024.

Des déchets au réseau de chaleur

Les émissions de gaz à effet de serre devront être réduites « à la source », souligne Audrey Linkenheld. Dont celles issues de l’importation de marchandises. C’est un apport de la consultation publique de janvier : citoyens comme la Région soulignent l’importance de ces importations dans l’empreinte carbone de la métropole : 2,5 fois plus importantes que les émissions directes et indirectes liées à énergie.

La production d’énergies renouvelables doit de son côté plus que doubler d’ici 2030. Avec 40 % de la surface métropolitaine dédiés à l’activité agricole, les espaces boisés sont trop faibles pour miser sur l’énergie bois. La carte maîtresse de la Mel est la valorisation des déchets pour en faire des réseaux de chaleur. En parallèle, la prime air, 3,3 millions d’euros sur quatre ans, incite le remplacement des chauffages à bois chez les particuliers.

8 200 logements rénovés par an

« Il faudra être vigilant et flécher les aides vers les ménages en difficulté, prévient Zoé Lavocat, responsable climat et territoires au sein de Réseau action climat. Ça vaut pour les transports avec une tarification sociale comme pour la rénovation énergétique des logements. » Une problématique que la métropole a en tête : « On sait que 20 à 25 % des ménages sont en situation de précarité énergétique. » Rénover 8 200 logements par an, contre 3 000 à l’heure actuelle, « la marche est haute », admet la vice-présidente de la Mel. Une enveloppe de 30 à 35 millions d’euros par an sera mobilisée pour y parvenir.

Pour faciliter la mise en œuvre des dix objectifs et 42 fiches techniques du plan climat air énergie territorial, la métropole va également créer une nouvelle orientation d’aménagement prioritaire (OAP) sur le thème climat air énergie santé. Il s’agira d’un mode d’emploi pour les acteurs locaux pour la mise en œuvre de la stratégie bas carbone. Aussi, et surtout un outil de validation des projets : sont-ils compatibles ou non avec les objectifs du PCAET ? Chaque projet sera passé au crible. Ensuite, au tamis du budget climatique. Un indicateur, avec son éventail de critères, qui évalue les impacts sur le climat des dépenses engagées par la Mel. Si ces dépenses sont dommageables, elles seront amendées.

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