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Billet

Le tourisme, ce secteur qui pèse de plus en plus lourd dans les budgets locaux

Publié le 09/07/2021 • Par Cédric Néau • dans : A la Une finances, Actualité Club finances, Billets finances, France

Storm approaching the beach
©Javier C. Acosta - stock.adobe.com
Comme tous les vendredis, retrouvez le billet du Club Finances. Cette semaine, focus sur la saison estivale qui va monter en puissance à partir de ce week-end et qui pourrait sauver les comptes locaux des villes touristiques fortement dégradés l’an dernier par la crise sanitaire. Mais ce tourisme-là a aussi un coût grandissant…

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Ni l’économie ni les finances n’ont émergé des (faibles) débats de la campagne électorale qui vient de s’achever visant à renouveler des exécutifs départementaux et régionaux bien mal élus au vu de l’abstention record. Mais que dire du tourisme, à la convergence de ces deux secteurs qui n’a été évoqué que par quelques départements de montagne ?

7,5 % du PIB

Sous le mot tourisme qui évoque les tongues, le farniente, les festivals et l’apéro, se cachent structurellement des questions économiques, d’emploi et de revenus fiscaux, tarifaires et domaniaux essentiels pour les territoires. Or, la crise sanitaire a particulièrement impacté les collectivités dépendantes de ce secteur qui pèse tout de même 7,5 % du PIB français, à comparer avec l’industrie manufacturière qui en génère 10 %.

Pour les grandes villes internationales comme Paris, mais aussi Cannes ou Nice, les stations balnéaires, les villes de jeux et d’eaux, les communes de montagne et celles dépendantes d’infrastructures de loisirs comme les parcs d’attractions, les zoos, les centres de vacances, etc. la saison qui débute est primordiale pour les comptes locaux. Le dernier rapport du Comité des finances locales (CFL) a opportunément rappelé le choc du covid sur les finances de ces communes : – 37,1 % de produit de taxe de séjour, -34,4 % de produit des jeux, -19,7 % de taxe sur les remontées mécaniques, -44,8 % de taxe sur les passagers.

Effet loupe

Les sommes en jeu ne sont pas énormes : En 2020, le bloc communal a perçu 376 M€ de taxe de séjour, soit 156 millions de moins qu’en 2019. C’est une goutte d’eau dans les 81 milliards du total des recettes d’impôts et taxes perçus par le bloc communal. Le Comité des finances locales rappelle toutefois : « L’ensemble de ces recettes liées à l’activité touristique représente un poids relativement faible dans le périmètre de la fiscalité du bloc communal mais elles sont concentrées sur des zones pour lesquelles ces baisses ont des effets sensibles. »

Le Casino de Santenay (Côte-d’Or) par exemple, « génère un million d’euros de taxe de jeu, soit les 2/3 de nos recettes de fonctionnement », déclarait le maire Guy Jadrot l’an dernier après les 74 jours de fermeture dus au premier confinement.

D’autres recettes sont concernées par la crise sanitaire. Selon le CFL, les redevances de stationnement et forfaits post-stationnement ont reculé de 182M€ (-25%). Dans son dernier rapport sur les finances locales, la Cour des comptes a également décompté une baisse de la redevance d’occupation du domaine public de 20 % ou de droit de place de 42,4 %. Pour une commune comme Saint-Cirq-Lapopie (Lot), le stationnement représente près de 60 % du total des recettes de cette cité classée parmi les plus beaux villages de France. Avant l’été dernier, son maire Gérard Miquel s’attendait à une chute de 50 % de cette recette, soit 200 000 euros, mais l’afflux de touristes français attirés par la campagne, avait plus que compensé la chute du nombre de touristes étrangers et largement comblé la perte de ressources. Qu’en sera-t-il cet été, encore promise aux destinations rurales, selon les premières estimations ? Début de réponse dans l’article à paraître cet après-midi dans le Club Finances.

Un modèle économique et financier à repenser

La crise a de toute façon montré la grande importance du tourisme sur certains budgets locaux. Elle doit aussi interroger ces collectivités fortement dépendantes à cette industrie- par nature très sensible aux aléas – sur la façon de rééquilibrer leur modèle économique et fiscal. C’est par exemple le cas de Paris qui a mené une réflexion sur ce sujet lors de ses Assises du tourisme durable le 1er juillet dernier. Le défaut de clientèle internationale dans la région-capitale n’a en effet pas été compensé par la clientèle française et le modèle du tourisme de masse génère aujourd’hui nombre de surcoûts environnementaux et sociétaux qui commencent à peser lourd dans l’équation financière des administrations publiques locales.

Les grands sites internationaux ne sont pas les seuls concernés. Avec le réchauffement climatique, le massifs montagneux sont condamnés à revoir leur stratégie pour préserver leur équilibre financier et économique.

Mais c’est aussi tout le trait de côte atlantique et de la Manche qui est menacé, et avec lui, le modèle balnéaire des communes littorales. Les empierrements à répétition, dont le coût doit être mis au passif de l’activité touristique locale, ne seront pas suffisants à stopper les vagues qui endommageront aussi le modèle de la résidentialisation secondaire et sa manne fiscale encore intacte, via la taxe d’habitation. Les jours des chambres avec vue sur mer sont comptés et pour les finances locales, il pourrait bien s’agir aussi de décomptes.

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