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Élections : arrêtons de mentir et enlevons nos œillères

Publié le 30/06/2021 • Par Auteur associé • dans : France

Christophe Jerretie
A. Lamielle-CC BY SA
Dans une tribune publié sur notre site, le député MoDem de Corrèze Christophe Jerretie invite les élus locaux à faire leur introspection après la déferlante abstentionniste lors des scrutins départementaux et régionaux.

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Christophe Jerretie

Député MoDem de Corrèze

Après un premier tour aux abonnés absents, il n’a pas fallu attendre longtemps avant d’entendre s’élever les habituelles voix, si promptes à stigmatiser le comportement électoral des Français. Depuis dimanche, elles inondent les médias. À coup d’expressions coup de poing du type : “crise de confiance politique” et “désintérêt citoyen”, elles arriveraient presque à nous faire croire que ce sont les électeurs qui doivent porter la responsabilité de cet échec électoral.

Vraiment ? Permettez-moi d’en douter. En effet, peut-être est-il temps pour nous – hommes et femmes politiques – de se remettre en cause ? D’enfin considérer ce manque d’engouement de nos électeurs non pas comme une marque d’ignorance, mais bien comme un choix politique !

Et si cette élection était enfin l’occasion de penser à redistribuer les cartes ? Finissons-en avec cette vision paternaliste des élections, qui étouffe les citoyens et paralyse la démocratie ! Une bonne dose d’humilité et une once d’introspection permettraient déjà à la classe politique d’entrevoir des bribes de réponses au problème de la participation. Car, voyez-vous, j’ai du mal à croire que les Français sont ici en faute. Quand j’observe notre système, les fondements de nos élections, j’ai parfois peine à y croire tant il est opaque et complexe : superposition des fonctions, répartition alambiquée des compétences dans les collectivités, manque de clarté sur la représentation réelle des élus… Voici quelques exemples parmi la centaine qui pourraient illustrer le syndrome du labyrinthe dont souffre notre démocratie. Pourquoi ne pas simplifier notre carte électorale ? Limiter le déplacement aux urnes à une élection locale et à une autre élection nationale ? Quand allons-nous nous rendre compte qu’en multipliant les structures politiques, nous ne faisons que diluer le pouvoir de la démocratie ?

En prenant la complexité comme fil rouge de ce plaidoyer, je ne peux m’empêcher d’ajouter qu’en 2021, après une pandémie mondiale et une révolution numérique, il parait lunaire d’avoir recours aux listes papier. Nous avons tous les outils nécessaires pour faire des élections un processus aussi simple qu’un clic droit… alors à quand ce changement ? De même, quelle différence fondamentale existe-t-il entre les programmes proposés aux régionales et ceux présentés aux départementales ? Aucune. Ils abordent les mêmes sujets, les mêmes problématiques… Et pourtant, on voudrait faire croire que pour trouver une solution, il faut deux élections ? Que la voie vers la démocratie consiste à multiplier les partis, les représentants… de façon à tous les empiler dans un millefeuille indigeste ? Dimanche, là où la plupart ont entendu un désintérêt général, j’ai entendu un véritable ras-le-bol. Ras-le-bol de la démocratie des sortants, ras-le-bol des couleurs politiques non assumées, ras-le-bol d’un système en panne…

Dans le fond, l’abstention des Français est en fait une bonne nouvelle. Elle prouve qu’ils ont une conscience politique aiguë : qu’ils sont plus exigeants que ce qu’on a bien voulu faire croire. Et ce sont ces revendications qui apporteront le changement : modernisation, réforme…

Pour la première fois depuis des décennies, ayons le courage de regarder nos failles. Enfin, faisons l’honneur à nos citoyens de leur parler-vrai, et vous verrez, chers collègues, que nous aurons alors des électeurs…

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HERMES

01/07/2021 10h13

Enfin un homme politique qui aborde le sujet sous l’aspect de la vision du Peuple!

Dans un récent article paru dans le huffingtonpost (Sans nouveau contrat politique, les abstentionnistes ont raison de ne pas voter), M. David Koubbi, avocat et auteur d' »une contestation française » dit la même chose d’une autre manière:
– « Il ne peut pas y avoir de démocratie effective sans représentativité ».
–  » nos citoyens ne votent pas car ils se sentent éloignés des décisions qui sont prises de façon illisible ou, dans le pire des cas, ne le sont pas toujours dans l’intérêt public ».
– « Tout, dans les rapports qui régissent les interactions entre les Hommes, relève d’un contrat. Tout sauf le lien entre un gouvernant et ses administrés, qui pourtant n’est rien d’autre qu’un contrat de mandat de représentation ».

En reprenant ses principales phrases, on voit bien qu’il affirme tout comme M. Jarretie que c’est aux élus de changer de paradigme, non pas au Peuple.

Bien sûr, il faut simplifier notre millefeuilles. Mais il faut également plus de transparences de la part des élus. Comment peut-on imaginer que les élus n’ont pas à présenter l’usage de l’argent publique au Peuple?
Comment imaginer que les élus peuvent décider de la manière dont ils vont être « rémunérés » et défrayés de leurs frais, sans que le Peuple puisse avoir connaissance de ces informations?
Comment peut-on imaginer qu’un député ou sénateur (ne disent-ils pas que cette activité est plus que prenante?) peut également exercer des fonctions dans une collectivité locale? le plus souvent une collectivité qui permet d’obtenir une indemnité supplémentaire qui peut aller à plus de 2.000 € mensuels.

Il faut également modifier le mode des élections, sauf pour la présidentielle. Il faut mettre un terme aux élections avec deux tours. Un seul tour avec une représentation proportionnelle avec la prise en compte des votes nuls ou blancs.

Espérons ainsi que le Peuple retrouve le chemin des urnes.

Glaudi

01/07/2021 10h23

Excellent ! Puisse cette prise de conscience être partagée « Quand allons-nous nous rendre compte qu’en multipliant les structures politiques, nous ne faisons que diluer le pouvoir de la démocratie ? ».
J’ajouterai trois propositions : revenir à une compétence large des collectivités, leur permettre de recevoir directement le fruit de l’impot, instituer une proportionnelle intégrale à un seul tour pour les élections locales. Ainsi les collectivités pourraient véritablement être maitre de leur politique publique (stratégie et mise en oeuvre) et les électeurs pourraient se sentir vraiment représentés.Le « front républicain » pourra toujours intervenir lors de l’élection interne des exécutifs.
Le système actuel anihile toute capacité d’initiative des collectivités, supprime toute diversité d’expression et conduit à une monarchie élective qui n’intéresse plus les citoyens.

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