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[édito] Démocratie locale

Démocratie zombie

Publié le 02/07/2021 • Par Jean-Baptiste Forray • dans : France

Isoloirs
Y.-M. Quemener / Adobestock
Les présidents de région élus le 27 juin 2021 n’ont été désignés que par 17,2 % du corps électoral en moyenne. Une légitimité famélique qui transforme leur assemblée en théâtre d’ombres. Conduite par et pour les élus locaux, la décentralisation a perdu de vue son but originel : rendre le pouvoir au citoyen.

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Frappés par une grève du vote qui a touché les deux tiers des inscrits, les scrutins départementaux et régionaux des 20 et 27 juin marquent l’avènement d’un régime censitaire d’un nouveau genre. Ils se traduisent par une surreprésentation d’une partie de la population : les personnes âgées. Une assurance-vie pour les élus locaux des vieux partis (PS et LR).

Les présidents de région victorieux n’ont été désignés que par 17,2 % du corps électoral en moyenne. Une légitimité famélique qui transforme leur assemblée en théâtre d’ombres. Conduite par et pour les élus locaux, la décentralisation a perdu de vue son but originel : rendre le pouvoir au citoyen.

Service minimum

Pour le politologue Bastien François, « le code général des collectivités territoriales est un texte obèse à côté duquel la Constitution de la France ressemble aux aventures de Oui-Oui ». Auparavant, les milieux populaires s’identifiaient énormément à la politique locale. C’était ce qui n’était pas compliqué, ce qui était proche. Ce n’est plus le cas. Au deuxième tour, seuls 12,5 % des électeurs de Vaulx-en-Velin (métropole de Lyon) se sont déplacés. Un taux qui ne dépasse pas 18,4 % à Forbach (Moselle).

Parmi les électeurs du premier tour, beaucoup ont découvert l’existence du scrutin départemental en se rendant dans leur bureau de vote. Le gouvernement a fait le service minimum et même moins que ça, avec l’immense raté de la privatisation de la distribution des professions de foi.

Discours aseptisé

Les candidats n’ont guère mis de cœur à l’ouvrage non plus, optant pour un discours aseptisé. Quand les uns, au PCF, prônaient « un département écologique protecteur innovant », les autres, chez LR, louaient une collectivité « écoresponsable » fondée sur « la lutte contre la précarité énergétique et les mobilités douces ». Pas de quoi inciter à prendre le chemin des urnes.

D’autant plus que, comme le souligne le président de l’Association des maires de France, François Baroin (LR), dans « Le Figaro » du 22 juin, « les tirages au sort de citoyens, les conventions citoyennes, les sondages à répétition contribuent à donner le sentiment que, même si on élit quelqu’un, ce sont d’autres qui sont légitimes pour s’en occuper ».

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