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Elections régionales et départementales

Des présidents de région reconduits par seulement 17 % des inscrits

Publié le 28/06/2021 • Par Alexandre Léchenet Jean-Baptiste Forray • dans : A la une, France

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Pascale Distel/La Gazette
Si les patrons de région sortants ont tous été réélus, à l'exception de ce lui de La Réunion, ils souffrent d'une légitimité faible. Le deuxième tour du scrutin a de nouveau été boudé par les deux tiers des électeurs. Gros plan sur les dommages collatéraux de l'abstention aux régionales, mais aussi aux départementales.

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Pas de surprise. Il n’y a pas eu de sursaut le 27 juin : le second tour des élections départementales et régionales a été boudé par les électeurs. Près de deux électeurs sur trois ne se sont pas déplacés vers les urnes. Pas de surprise non plus dans les résultats : la majorité des majorités sortantes ont été reconduites.

Des présidents élus par 17 % des électeurs

Des majorités très relatives, donc. En moyenne, la liste gagnante dans chaque région a reçu les voix de 17 % des inscrits. Aucune n’a dépassé le quart des inscrits. Les scores les plus importants sont dans les outre-mer et en Corse : 24,9 % des inscrits pour la liste de Gabriel Serville (Gauche démocrate et républicaine) au conseil régional de Guyane, 24,5 % pour celle d’Ary Chalus (LRM) en Guadeloupe ou 23,2 % pour celle de Gilles Simeoni (régionaliste) à l’Assemblée de Corse.

A l’opposé, en raison de l’abstention et de configurations de scrutins assez peu favorables, Loïg Chesnais-Girard devrait prendre la tête de la région Bretagne avec seulement 10,5 % des inscrits, suivi par Jean Rottner dont la liste a rassemblé 11,6 % des inscrits dans le Grand Est. Désagrément supplémentaire pour Loïg Chesnais-Girard : en ne dépassant pas 33 % des votes exprimés – il obtient 29,8 % –, il n’a qu’une majorité relative au conseil régional et devra compter sur des voix supplémentaires pour atteindre la majorité absolue.

Dans les départements, si le nom des présidents n’est pas encore connu, 54 présidents sortants se sont fait réélire le 27 juin, avec 23,1 % des inscrits en moyenne. Dès le premier tour, 17 présidents sortants s’étaient fait réélire, élus en moyenne par 29 % des électeurs.

Parmi les moins bien élus, Georges Ziegler, président sortant du conseil départemental de la Loire reçoit les suffrages de 13,7 % des électeurs inscrits, soit 51 % des suffrages exprimés. « Je ne suis pas réélu difficilement. Je fais le score que je fais d’habitude », a-t-il commenté auprès de France Bleu.

La droite consolide sa présence, le RN recule

D’un point de vue politique, ces élections montrent un reflux du Rassemblement national, qui perd 36 conseillers départementaux et 106 conseillers régionaux. Six conseils départementaux n’ont plus de conseillers frontistes au soir du second tour. Et le parti échoue à prendre une présidence de conseil départemental ou régional.

La gauche gagne deux départements (la Charente et les Côtes-d’Armor) mais en perd deux autres (l’Ardèche et le Finistère). Le Puy-de-Dôme, présidé par un macroniste anciennement ancré à gauche, passe à droite. En Seine-Maritime, le suspense est complet avant le troisième tour. Droite et gauche sont à égalité. Dans l’Eure, la majorité hétéroclite LR-LREM maintient ses positions. L’homme fort du département, le ministre Sébastien Lecornu, l’emporte avec plus de 80 % des suffrages.  Fin d’une époque dans le Val-de-Marne. Après avoir perdu aux municipales nombre de ses bastions de la ceinture rouge, le PCF perd la présidence du 94, le dernier département géré par des communistes. Bilan global : la droite dirige 64 départements sur 95.

Dans les régions, les têtes ne changent pas, sauf en outre-mer, où Huguette Bello, à la tête d’une liste d’union de la gauche l’emporte avec 20,9 % des inscrits à la Réunion face à Didier Robert (LR), en poste depuis 2010. En Guyane, le communiste Gabriel Serville l’emporte avec 24,9 % des inscrits face au sortant socialiste Rodolphe Alexandre. En Martinique, le socialiste Serge Letchimy retrouve la présidence de l’Assemblée avec 16,3 % des inscrits.

Un renouvellement mesuré

Conséquence de cette prime aux sortants : les assemblées départementales ne se renouvellent guère. Plus d’un conseiller départemental sur deux reste en place, contre un sur trois dans les conseils régionaux. Avec 54,6 ans de moyenne d’âge, les conseillers départementaux sont plus vieux d’un an que ceux élus en 2015 ; de même pour les conseillers régionaux qui passent de 49,3 ans en moyenne en 2015 à 50,5 en 2021.

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  3. Présidence de Régions de France : gauche et droite au coude à coude
  4. Régions : la tentation du grand saut fédéral
  5. Nouveaux exécutifs régionaux : la prime aux maires
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  7. Départementales : plein feu sur le scrutin oublié
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  21. L’action sociale, parent pauvre des départementales
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  23. Santé : les candidats en guerre contre les déserts médicaux
  24. Départementales 2021 : 15 % de candidats en moins par rapport à 2015
  25. En mode 2.0 et masquée, une campagne électorale à réinventer
  26. Elections départementales et régionales : les dernières consignes pour organiser le scrutin
  27. Campagne électorale : les règles à respecter
  28. Campagne électorale : ce qui n’est pas autorisé
  29. Elections départementales et régionales : encore des ajustements
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Des présidents de région reconduits par seulement 17 % des inscrits

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HERMES

30/06/2021 09h22

Je retiendrai de ce texte les propos de M. Ziegler, président sortant du conseil départemental de la Loire reçoit les suffrages de 13,7 % des électeurs inscrits, soit 51 % des suffrages exprimés. « Je ne suis pas réélu difficilement. Je fais le score que je fais d’habitude ».

Comment peut-il se satisfaire de ce résultat?

Tant que les élus n’accepteront pas de se remettre en cause la chute du nombre de votants se rendant aux urnes poursuivra sa décrue. Mon père a fait la guerre d’Epagne, non pas par plaisir mais pour le maintien d’un système démocratique.
Si les élus ne changent pas structurellement le mode de scrutin et ne sont pas plus transparents, on peut alors avoir des craintes pour l’avenir. Non, je ne pense pas à une dictature mais à une remise en cause par le Peuple des décisions des élus.

Quelle est la légitimité d’un exécutif représentant à peine plus de 10% de la population, voire un peu moins de 25%?

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