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Équipements sportifs

Gymnases : les limites de la polyvalence

Publié le 23/06/2021 • Par David Picot • dans : A la Une acteurs du sport, Actu expert acteurs du sport, France

Gymnase
skyNext - adobestock.com
Son format « boite à chaussures », son aspect souvent vieillot, son image de gouffre énergétique… le gymnase jouit d’une réputation peu flatteuse. Pourtant ses qualités multifonctionnelles séduisent toujours les collectivités. Même si elles génèrent aussi des limites. Explications.

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Gymnases : les limites de la polyvalence

L’histoire du gymnase à la française nous ramène dans les années soixante. Le pays sort d’une période post-guerre au cours de laquelle il a largement délaissé les équipements sportifs. L’Etat met alors en place un ambitieux projet national de construction de piscines – le fameux plan des 1 000 piscines – de terrains de sports et donc de gymnases. Près de 4 000 seront ainsi construits sur la période 1961-1975 (1). C’est notamment l’ère des complexes sportifs évolutifs couverts (COSEC), destinés principalement à l’enseignement de l’éducation physique et sportive (EPS).

« Qui peut le plus peut le moins »

Pour des raisons économiques et dans le but de réaliser des économies d’échelle, il est alors prôné des standards architecturaux. « A l’époque, la volonté de l’Etat est de concevoir un modèle d’équipement dimensionné pour les sports collectifs en salle : handball, basket-ball et volley-ball », resitue François-Emmanuel Vigneau, consultant en équipements sportifs, architecte et docteur en géographie et aménagement. « Donc, il a été pris la plus grande dimension de l’aire de jeu au sol, celle du hand en l’occurrence. Puis, la plus grande hauteur : le volley-ball à une pratique régionale. Le tout a été mis dans une boite à chaussures ».

Il parle ainsi de « conception unitaire » des équipements sportifs basée sur le paradigme du « qui peut le plus peut le moins ». Autrement dit, « on a alors considéré que si l’on conçoit des salles pour y pratiquer de la compétition pour adultes masculins, elles conviendront aussi à l’entraînement, à l’EPS etc. Mais non ! Avec le temps, il s’est avéré qu’elles n’étaient pas adaptées à la diversité des publics comme à leurs besoins spécifiques ».

Partir des usages

Cette polyvalence à tout crin rencontre ainsi quelques limites. Avec son dimensionnement et sa hauteur de plafond, le gymnase génère d’importants coûts de fonctionnement. « A chaque utilisation, il faut donc éclairer, chauffer en hiver, sans oublier l’entretien », poursuit François-Emmanuel Vigneau qui met en parallèle les usages. Pour être à peine schématique, la moitié du temps, l’équipement est utilisé par des activités comme du tennis de table, de la danse ou encore du yoga. Autant de disciplines qui ne nécessitent pas 1 000 m² de surface au sol ni 8 à 9 mètres de hauteur de plafond ».

D’où l’importance pour un élu ou un technicien du sport craignant la saturation de son équipement, de « bien se pencher sur le planning d’utilisation », insiste-t-il. « Car bien souvent, plutôt que de construire un nouveau gymnase, il s’avère plus judicieux et rationnel d’envisager de nouveaux espaces semi-spécialisés, plus petits et plus à l’échelle des pratiques. Ils permettront ainsi de libérer de nombreux créneaux sur le gymnase ‘principal’ ».

La fin de cette « pensée unique » ne constitue pas pour autant la panacée. François-Emmanuel Vigneau ne cache pas que le grand défi des équipements de demain « sera de doser entre spécialisation et polyvalence. Si trop de polyvalence tue la fonctionnalité, avec la spécialisation, il peut aussi exister un risque de ségrégation des sportifs et donc de ségrégation sociale. Il s’agit donc de réflexions intéressantes à conduire avec les collectivités », conclut le consultant.

Notes

Note 01 Les annales de la recherche urbaine N° 79 - La construction publique des équipements sportifs - aspects historique, politique et spatial, Marc Falcoz, Pierre Chifflet Retour au texte

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