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Emploi

Elargissement de « Territoires zéro chômeur de longue durée » : Compiègne dans les starting-blocks

Publié le 15/06/2021 • Par Rouja Lazarova • dans : A la Une santé social, Actu expert santé social, Dossier Santé Social, France

emploi-chomage
Web Buttons Inc / AdobeStock
Alors que l'élargissement n'attend que le décret donnant la liste des nouveaux territoires zéro chômeur de longue durée, La Gazette lance une série d'articles pour suivre, dans la durée, une collectivité qui se lance dans le dispositif.

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Depuis le lancement en 2016 de l’expérimentation « Territoires zéro chômeur de longue durée », pour 10 territoires précurseurs, nombreux sont ceux qui ont voulu rejoindre le dispositif. 60 de plus vont rejoindre l’aventure, dès la parution du décret les désignant.

La Gazette des communes va se plonger dans l’expérimentation Territoires zéro chômeur longue durée en suivant un des territoires qui doit être désigné dans quelques jour, le Compiégnois, dans l’Oise. Vous retrouverez dans ce dossier le processus de mise en place du dispositif, étape par étape, avec les personnes qui en sont au cœur : chômeurs, travailleurs sociaux, bénévoles associatifs, élus…

La gestation

Avec plus de 4000 entreprises et 40 000 emplois, le Compiégnois est la capitale économique de la Vallée de l’Oise. Et pourtant, le chômage, la pauvreté y sévissent dans certaines poches, les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV), ou certaines communes rurales. Ainsi, dès la première loi du 29 février 2016 visant à résorber le chômage de longue durée, une association intermédiaire, relevant de l’insertion par l’activité économique, Partage travail, s’intéresse à l’expérimentation TZCLD.

Embarquer les élus locaux

« La première chose à faire, c’est de sensibiliser les élus. Le président et le vice-président de Partage travail ont pris leur bâton de pèlerin et ont commencé à faire le tour des communes », témoigne Vincent Cacheur, nommé directeur de l’équipe projet TZCLD en mars 2019. Les deux hommes expliquent, persuadent.

L’expérimentation vise à proposer aux chômeurs de longue durée des emplois adaptés à leurs savoir-faire et à temps choisi, financés par les coûts évités du chômage, répondant à des besoins non satisfaits du territoire, sans entrer en concurrence avec les entreprises locales. Un élu en particulier tend une oreille attentive à leur prêche, le maire (UDI) de Margny-lès-Compiègne et premier vice-président de l’ARC, Bernard Hellal.

Vers le consensus local

« Leur discours a percuté ma fibre sociale. Je suis issu du PS, je suis passé à droite, mais dans la veine d’un Jean-Louis Borloo. Je me suis demandé, que pouvais-je faire en tant que maire pour ces chômeurs de longue durée, qui n’osent plus demander de l’aide, les invisibles, les oubliés », raconte l’édile. Que fait-il alors ? « Je me suis entouré l’élus départementaux et régionaux, de représentants de l’Etat, de toute sorte de personnes pour que l’on puisse avancer ensemble ».

En parallèle, les représentants de Partage travail continuent leur mission – sensibiliser un cercle le plus large possible d’acteurs, économiques, associatifs, y compris des habitants, car TZCLD repose sur le consensus local, qui s’est révélé d’une importance cardinale lors de la première vague de l’expérimentation.

Constituer le comité local de pilotage

C’est tout naturellement que Bernard Hellal prend la tête du Comité local de pilotage (le « colopil ») lorsque celui-ci se constitue en juin 2018. Son rôle : garantir les principes fondateurs du projet TZCLD, identifier les travaux utiles et non-concurrentiels, ainsi que les potentiels bénéficiaires de l’expérimentation.

Aujourd’hui, il compte 25 membres : les élus des communes concernées, des représentants du département et de la région, de Pôle emploi, de la DREETS (ex-Direccte), du Secours catholique, de l’entreprise de bâtiment André. Bientôt, il va s’élargir à de nouveaux membres, des commerçants, des acteurs de l’insertion professionnelle, des représentants des personnes privées durablement d’emploi.

Le périmètre retenu

Le territoire de l’agglomération de la région de Compiègne (ARC, 84 300 hab.) est un tout en contrastes : il va de la zone urbaine dense – telle le QPV La Victoire – à des zones rurales, comme les communes Saint-Sauveur ou La Croix-Saint-Ouen, en passant par Margny-lès-Compiègne que le maire qualifie de « périrurbain ». A la demande de la ville de Compiègne, ce premier périmètre choisi est élargi à trois autres quartiers relevant de la politique de la ville – le Clos des Roses, Vivier Corax et le Bellicart (autour du square de L’Echarde).

Ce nouveau périmètre comprend 25 300 habitants. Le taux de chômage y est globalement plus élevé que la moyenne nationale, autour de 13,6%, avec un pic de 20% dans La Victoire. Les demandeurs d’emploi de longue durée (DELD) y sont 2236, les bénéficiaires RSA avec paiement 1151 (avec, de nouveau, un pic à La Victoire, qui enregistre 1518 BRSA en droit ouvert, avec ou sans paiement, sur une population de 3083 personnes). Enfin, les équipes du projet ont identifié 42 DELD de moins de 26 ans et 136 jeunes « invisibles ».

Vers la phase opérationnelle

Avec l’embauche de Vincent Cacheur, en mars 2019, par Partage travail, la structure qui porte désormais l’expérimentation, l’équipe projet commence à se structurer. Elle est rejointe par deux bénévoles, et bientôt par un animateur et une assistante. A partir de l’été 2019, ils rencontrent les personnes concernées. Parmi les 600 volontaires, 81 sont identifiés comme ceux qui pourront devenir les premiers salariés de l’Entreprise à but d’emploi.

Des cafés-rencontres, des conférences, des débats – le travail de cohésion de la future équipe de l’EBE est lancé. « Quand on voit 40-50 personnes venir aux rencontres, s’exprimer, se débarrasser de la honte d’être chômeur, on est plus qu’agréablement surpris », conclut Bernard Hellal.

Cet article fait partie du Dossier

La construction d'un "territoire zéro chômeur de longue durée" pas à pas

Sommaire du dossier

  1. Elargissement de « Territoires zéro chômeur de longue durée » : Compiègne dans les starting-blocks
  2. « Territoire zéro chômeur » : du bénévolat en attendant l’entreprise à but d’emploi
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