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MANAGEMENT

Télétravail : les collectivités s’organisent durablement

Publié le 04/06/2021 • Par Emeline Le Naour • dans : A la une, Dossiers club RH, France, Toute l'actu RH

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Feodora / AdobeStock
Après près d'un an et demi de télétravail forcé, les collectivités déjà acculturées renforcent leur organisation en vue de son instauration durable. Sachant qu'à compter du 1er septembre, si la situation sanitaire le permet, cette organisation du travail s’effectuera, de nouveau, selon les modalités de droit commun et des accords-cadres.

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Alors que les règles concernant le télétravail de crise s’assouplissent peu à peu pour permettre un retour en présentiel progressif des agents, les collectivités commencent dès à présent à réfléchir à une organisation durable.

Adoption de chartes plus souples, lancement de concertation sur le nombre de jours de télétravail, investissements supplémentaires dans le matériel informatique… Depuis la fin du troisième confinement, les moyennes et grandes collectivités s’organisent en vue du 1er septembre, date à laquelle le télétravail de droit commun devrait pouvoir être instauré si la situation sanitaire le permet. Dans les trois versants de la fonction publique, les négociations concernant un futur accord national ont débuté fin mai et devraient aboutir d’ici à cet été.

Le conseil départemental du Nord (8 000 agents ; 2,8 millions hab.) n’a pas attendu le lancement de discussions nationales pour se saisir du sujet et « avoir un coup d’avance », comme s’en félicite Aude Fournier, DGA ressources au département et vice-présidente de l’Association des DRH des grandes collectivités. « Nous avons 5 800 postes télétravaillables actuellement et nous avons ouvert cette possibilité aux agents à temps partiel ». En interne, un audit a déterminé une durée de deux jours de télétravail par semaine pour les agents de la collectivité, en marche normale. Une durée limitée toutefois à une seule journée pour les cadres.

La crise, un accélérateur

Pour parvenir à poser les contours de cette nouvelle organisation, trois conférences sociales ont été nécessaires. « Les voyants étaient au vert du côté des agents et il y a eu une vraie demande de télétravail durable. Et nous avons voulu mettre en place une charte agile en prévision de la rentrée », explique Aude Fournier dont les services ont déjà validé la demande de 3 500 agents.

Un bond aussi bien technique (l’ensemble des agents pouvant télétravailler sont équipés) que managérial, largement facilité par la crise. La période aurait permis selon la DGA de faire disparaître peu à peu les freins psychologiques et les peurs des managers concernant le pilotage à distance d’une équipe.

Pas de télétravail pour 25 % des collectivités

Un constat qu’il faut toutefois nuancer si l’on regarde la territoriale dans son ensemble. Car si durant la crise sanitaire, les collectivités se sont adaptées en fonction de leurs moyens et de leurs compétences aux consignes de télétravail généralisées, la culture du distanciel ne semble pas avoir infusée de la même manière partout.

Ainsi, selon une enquête réalisée par l’AMF, le CNFPT, la FNCDG, l’ADF et Régions de France, entre mars et octobre 2020, la limitation des réunions en présentiel et le télétravail avaient peu été maintenus juste avant le début du deuxième confinement (voir chiffres-clés).

La relative souplesse permise lors des périodes de confinement ne devrait être profitable qu’aux deux tiers des collectivités, d’après Emmanuel Gros, DGS de Vannes (Morbihan, 1 200 agents ; 56 000 hab.)  et vice-président du SNDGCT, qui se réfère aux chiffres de l’enquête précédemment citée : « Il faut bien se rendre compte que les petites communes ont peu de compétences compatibles avec le télétravail et n’ont pas eu, non plus, de moyens financiers suffisants pour le mettre en place. »

Disparités de moyens et de natures des missions

Une remarque également formulée auprès du gouvernement par le syndicat des DG dans le cadre de la construction du texte sur le télétravail :  » Lors de la rédaction de l’avant projet, nous avons insisté sur le fait qu’il n’intègre pas le particularisme de la territoriale en ne distinguant pas les petites des grosses structures. » Pour rappel, l’ »accord de méthode de négociation d’un accord concernant le télétravail dans la fonction publique » a été approuvé le 11 mai et s’inscrit dans le cadre de l’ordonnance du 17 février 2021 sur la négociation collective dans la fonction publique.

Emmanuel Gros avait alors suggéré pour plus d’équité dans le développement du télétravail, que les accords prévoient par exemple l’utilisation d’un ordinateur personnel (avec une sécurité suffisante à la clé) pour parer au manque de moyens ou encore d’insister sur la formation des élus-employeurs dans le maniement des outils informatique ou sur le management à distance. Autre point soulevé par le SNDGCT : la possibilité de pouvoir se passer d’un accord avec les organisations syndicales quand elles n’existent pas et de le remplacer par une simple charte.

Dans sa collectivité, le DGS breton s’est déjà mis au travail en rénovant la charte de la ville datant de l’avant crise. « Nous avons opté pour des modalités plus souples avec des régimes hybrides. Les agents pourront télétravailler deux jours maximum par semaine. À eux, en accord avec leur hiérarchie, de les positionner dans un planning au mois et de fractionner ce nombre de jours en demi-journées s’ils le souhaitent », détaille Emmanuel Gros. Il estime que 200 agents déposeront une demande de télétravail pour la rentrée, quand ils n’étaient que 50 avant la crise.

Une organisation bien loin du télétravail contraint dont les agents de Vannes disent ne plus vouloir et qui correspond davantage à une organisation différente du service, pour permettre au bout du compte plus d’autonomie.

Accompagner les agents…

À Rouen (Seine-Maritime, 1 900 agents, 110 000 hab.) où le volume d’agents en télétravail est assez bas, la direction a tout de même décidé de prendre le virage du travail à distance en relançant le chantier. « Bien que beaucoup de services comme la propreté ou les écoles ne s’y prêtent pas, nous voulons rendre le télétravail plus systématique pour les autres. On espère toucher environ 200 agents », ambitionne ainsi Marie Blondel, DGA de la ville.

Le niveau d’équipement « plutôt faible » avant la crise a connu une accélération sans précédent. « En un an, nous avons augmenté 70% du parc informatique », se félicite Marie Blondel. Des conditions matérielles qui doivent s’accompagner d’une formation des agents et d’une attention particulière sur les questions d’illectronisme. « C’est la limite du télétravail, il faut accompagner les agents vers le numérique, le but étant d’éviter qu’ils soient captifs de tels ou tels managers qui eux maitrisent les outils numériques », prévient Marie Blondel qui a instauré une consigne auprès des services afin de faire remonter tous les cas d’incapacité numérique.

… et former les encadrants

Pour Lionel Diliakou, DRH de la métropole et de la ville de Tours (Indre-et-Loire ; 2 500 agents ; 140 000 hab.) et membre de l’ANDRHDT, les récentes modifications des règles applicables en matière de télétravail de crise formulées par la DGCL ne vont pas bouleverser le quotidien de sa collectivité et encore moins celui des petites communes. La véritable question se pose, selon lui en termes d’organisation durable du télétravail. Il estime que l’accent doit impérativement être mis sur la formation des encadrants pour ne pas voir les écueils des périodes de confinement se répéter. « Nous sommes repartis à zéro pour relancer un dispositif nouveau. Il y a eu un véritable engouement », fait-il savoir et avance un taux de 15 % de télétravailleurs à la rentrée.

Mais il avertit : « Pour avoir un télétravail de droit commun de qualité, il faut travailler au plus près des cadres, recueillir leurs retours d’expériences. Le management ne doit pas être la variable d’ajustement ». Lionel Diliakou pointe une donnée inconnue : quelles seront les conséquences du télétravail à long terme ? « Les habitudes de travail en présentiel étaient la norme, puis nous avons eu cette rupture totale. Il faut évaluer les répercussions sur les relations sociales à distance et garder en tête que nous avons encore beaucoup à apprendre notamment sur la question du contrôle du travail. » Et de rappeler qu’en pleine pandémie « certains élus, défiants vis-à-vis de leurs collaborateurs ont rechigné à mettre en place le télétravail. »

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