Le 29 mai, selon les chiffres de Santé Publique France, 17,6% de la population était complètement vaccinée, et la vaccination s’ouvre à partir du 31 mai à l’ensemble des Français âgés de plus de 18 ans.
Ajuster les opérations « Aller vers »
De la campagne vaccinale contre le Covid-19, on savait principalement combien de Français se faisaient vacciner et où il se faisaient vacciner. Pour améliorer la connaissance sur l’ampleur de la vaccination, et son ciblage, l’Assurance maladie (CNAM) a mis en ligne de nouvelles données le 27 mai, s’appuyant sur sa connaissances des assurés.
L’objectif de ces croisements est de s’assurer, département par département, de la meilleure couverture vaccinale possible des populations les plus à risques. La CNAM indique que ces chiffres vont servir localement « pour ajuster continument l’opération “Aller vers” les populations les plus vulnérables encore non vaccinées contre le Covid-19 ».
De fortes disparités dans la couverture vaccinale
Les données publiées par la CNAM concernent le lieu d’habitation des personnes vaccinées, alors que jusqu’à maintenant, Santé Publique France ne renseignait que leur lieu de vaccination. Elles permettent donc d’avoir une précision plus forte sur le taux de couverture vaccinale par département.
Pour les personnes âgées de plus de 75 ans, les départements où les taux sont les plus faibles sont les départements d’outremer, suivis de la Corse, des Alpes-de-Haute-Provence et de la Seine-Saint Denis. La façade atlantique compte le plus grand nombre de personnes de plus de 75 ans vaccinées rapporté à la population.
Tous âges confondus, les départements d’outremers sont encore ceux où l’on s’est moins fait vacciner. Viennent ensuite les départements de Seine-Saint-Denis (22% de la population), de Haute-Savoie (28%), du Val-d’Oise (29%) ou de l’Essonne et du Val-de-Marne, où seul 30% des habitants sont vaccinés d’au moins une dose.
En comparant ces chiffres avec ceux de Santé Publique France, on peut analyse les départements où le « déficit » de vaccination est important. Ainsi, en Seine-Saint-Denis, près de 5000 personnes n’habitant pas dans le département s’y sont fait vacciner.
Certaines populations à risque encore peu vaccinées
Un bilan est plutôt satisfaisant, selon la CNAM, qui note que « les publics considérés comme prioritaires par les autorités de santé sont aujourd’hui vaccinés à des taux très élevés et largement supérieurs à ceux des personnes sans comorbidité ».
Ombre au tableau, cependant : le taux de vaccination est « insuffisant », toujours selon la CNAM, pour « certaines catégories de patients souffrant de pathologies pourtant identifiées comme facteurs de sur-risques », citant notamment l’obésité sévère.
Au 23 mai 2021, moins de la moitié des personnes dont l’obésité a été constatée lors d’un séjour hospitalier ont reçu une première dose de vaccin dans toute la France, selon les chiffres diffusés par la CNAM. La vaccination leur est ouverte, pourtant, depuis le 5 mai. Ce taux, là encore, descend à 37% en Seine-Saint-Denis.
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