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Aménagement du territoire

Un plan « Avenir montagnes » pour relancer un secteur sinistré

Publié le 27/05/2021 • Par Olivier Schneid • dans : A la une, A la Une acteurs du sport, France

Giraud Lemoyne
D.R.
Missionnés en février pour organiser la relance d’un secteur durement frappé par la fermeture des remontées mécaniques, le secrétaire d’Etat au Tourisme, Jean-Baptiste Lemoyne, et son homologue en charge de la Ruralité, Joël Giraud, précisent les contours du plan Avenir montagnes présenté par Jean Castex, jeudi 27 mai 2021, à Bourg-Saint-Maurice (Savoie).

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En quoi le plan Avenir montagnes présenté jeudi 27 mai par le Premier ministre, Jean Castex, est-il de nature à rassurer des élus locaux inquiets du devenir de leurs stations, et plus généralement, de la « pérennité de l’écosystème montagne » ?

 Jean-Baptiste Lemoyne Chacun a son libre arbitre et portera donc sa propre appréciation sur les dispositions de ce plan. Mais il n’est pas venu d’en haut. Il est le résultat de réunions tenues pendant des semaines avec Joël Giraud dans chacun des massifs, Alpes, Corse, Jura, Massif central, Pyrénées et Vosges. Nous sommes allés à la rencontre des acteurs pour remonter leurs demandes et élaborer un programme qui ouvre un avenir à la montagne. Non seulement parce que l’Etat y consacre les moyens, mais aussi parce que les régions ont souhaité y participer…

Joël Giraud : Et si vous mettez bout à bout les montants déployés dans ce plan, en additionnant les 300 millions d’euros cofinancés à parts égales par l’Etat et les régions pour soutenir les investissements, les 31 millions de l’Etat destinés à accompagner des territoires en matière d’ingénierie ainsi que les autres moyens financiers mobilisés, vous arrivez à 650 millions de soutien public, lesquels devraient générer, grâce à l’effet de levier, quelque 1,8 milliard d’investissements dans les territoires.

Ce plan a vocation à développer un « tourisme durable » dont certains élus craignent qu’il n’entrave leur modèle économique fondé sur le ski…

 Jean-Baptiste Lemoyne : En aucun cas, il n’est question de tourner le dos à l’activité ski. Le tourisme durable, cela signifie à la fois accompagner les activités existantes pour qu’elles aient la meilleure empreinte environnementale possible et aider les stations à mettre en place des activités rendant la montagne attractive pendant les trois autres saisons. Il ne s’agit certainement pas de dire ‘‘La neige c’est fini, le ski c’est fini’’. Mais d’encourager stations et massifs à s’adapter à un nouveau contexte, notamment climatique. Les problématiques étant différentes selon que l’on se trouve en basse, en moyenne ou en haute montagne.

Joël Giraud : Il est clair que l’esprit d’un plan tourné vers un tourisme durable n’est pas de financer des canons à neige ni d’équiper un vallon vierge en remontées mécaniques. En revanche, il peut amener à rationaliser de tels équipements et limiter ainsi leur impact environnemental. Grâce à l’ingénierie qui sera mise à leur disposition, des territoires pourront bénéficier de diagnostics pour, par exemple, savoir si cela vaut la peine d’investir dans une remontée mécanique sur trente ans si dans quinze ans, il n’y a plus de neige à cet endroit. Peut-être vaudra-t-il alors mieux s’engager dans une diversification. En la matière, ce plan consacre, par exemple, vingt millions de crédits publics à la restauration de sentiers (mille kilomètres sont concernés, ndlr) et à la biodiversité, une proposition de la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili. En bon élu de montagne, je m’en félicite.

L’ingénierie que vous venez d’évoquer, c’est le volet complémentaire de la partie investissements d’Avenir montagnes…

 Joël Giraud : Absolument, et c’était, là encore, une demande des acteurs. Nous allons cibler une soixantaine de territoires, sur l’ensemble des massifs, qui manquent de telles ressources en interne et pourront bénéficier du concours de chefs de projet embauchés par eux et financés à 75% par l’Etat. Ces collectivités seront ainsi accompagnées dans des programmes pouvant ensuite bénéficier du Fonds d’investissement. Ce volet ingénierie est doté de 31 millions. Il sera, pour un tiers, fléché vers le sujet, majeur en montagne, du premier et du dernier kilomètres. Nos voisins suisse, allemand, autrichien et italien maîtrisent cette problématique, qu’ils confient généralement à leur opérateur national ferroviaire. Ce n’est pas le cas chez nous. Un appel à manifestation d’intérêt (AMI) sera lancé pour promouvoir des mobilités durables, ceci incluant les projets de création d’ascenseurs valléens, sur le modèle suisse. On en voit par exemple l’intérêt dans les Alpes du Sud, avec des gares très proches des espaces skiables, mais une difficulté d’accès à ces derniers.

Jean-Baptiste Lemoyne : J’ajoute que ce sujet est très important, non seulement pour les touristes, mais aussi pour les habitants de ces territoires. Par ailleurs, toujours en matière de transports, même si nous sortons là du cadre stricto sensu du plan Avenir montagnes, je rappelle que le gouvernement a l’ambition de rétablir les trains de nuit – dont l’Autriche, devenue la première destination européenne de ski devant la France, est, elle, bien dotée.

Joël Giraud : Leur retour est, en effet, capital. De même qu’il faudra se pencher sur les problématiques de dessertes de TGV en bout de ligne.

Pour en revenir au plan Avenir montagnes, un autre sujet délicat qu’il entend traiter est celui de l’hébergement de loisirs …

 Joël Giraud : C’est un dossier sur lequel on a botté en touche depuis au moins vingt ans, à commencer par les fameux « lits froids » (tout au plus occupés quelques semaines par an, ils représentent près de la moitié des lits touristiques, ndlr). La difficulté est qu’on est face à de nombreux propriétaires. La création de foncières, sous l’impulsion de la Banque des territoires, qui y investira 25 millions par an pendant cinq ans, visera à racheter puis réhabiliter ce patrimoine et le remettre alors en « lits chauds ». Ce dispositif nécessitera des modifications législatives, à travers le projet de loi 4D.

Jean-Baptiste Lemoyne : Par ailleurs, des prêts seront fléchés vers les opérateurs de tourisme social, afin de les aider à rénover leurs équipements. C’est essentiel pour promouvoir les séjours de type classe de neige ou classe découverte, que nous voulons relancer, la jeunesse étant un public particulièrement ciblé dans notre volonté de conquête de nouveaux adeptes de la montagne. D’autant qu’il s’agit d’une catégorie de la population qui tend à moins la pratiquer qu’auparavant. Dans le même esprit, nous allons promouvoir les jumelages entre écoles de territoires montagnards et non montagnards.

Joël Giraud : Sans oublier un dispositif de soutien aux « colos apprenantes » et la mise en place de tarifs préférentiels pour les séjours pour enfants, négociés avec leurs organisateurs. Autant de mesures en faveur d’une jeunesse qui n’a jusqu’à présent jamais été considérée dans les plans pour la montagne.

Le gouvernement n’avait pas mesuré le cataclysme économique et financier qu’il allait déclencher en décrétant la fermeture des remontées mécaniques, entend-on chez des élus de la montagne. Ce plan vise-t-il à réparer cela ?

 Jean-Baptiste Lemoyne : La fermeture des remontées était nécessaire au regard de la situation sanitaire. Et les aides massives que nous avons octroyées aux territoires concernés, près de 5,5 milliards d’indemnisations, étaient un dû. Il s’agit aujourd’hui de faire en sorte que la montagne française reprenne des couleurs et d’accompagner ses acteurs dans cette transition. Voilà bien longtemps qu’un gouvernement n’avait pas consacré autant à la montagne, à la fois en urgence et en relance. Et ce n’est pas du recyclage, ce sont des crédits nouveaux…

Joël Giraud : Ils vont d’ailleurs devoir faire l’objet d’une enveloppe dans le cadre de la loi de finances rectificatives de cet été.

Guichet unique

Favoriser la diversification de l’offre et la conquête de nouvelles clientèles, accélérer la transition écologique des activités touristiques de montagne, dynamiser l’immobilier de loisirs et enrayer la formation de « lits froids » : décliné en quatorze mesures, le plan Avenir montagnes déploie une multitude de dispositifs, avec pour objectif d’accompagner les territoires concernés « vers une offre touristique résiliente et durable, adaptée aux spécificités de chaque massif ». La mesure n°2 permettra aux acteurs, à commencer par les collectivités, de s’y retrouver, grâce à la mise en place d’un « point d’entrée unique dans l’accès aux dispositifs de soutien ».

 

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