Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement
Club finances

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

icon Club finances

Billet

L’investissement local, le facteur X de la relance économique française

Publié le 21/05/2021 • Par Cédric Néau • dans : A la Une finances, Actualité Club finances, Billets finances, France

7382239368_ba418d5b73_b
Flickr cc by FutUndBeidl
Comme tous les vendredis, retrouvez le billet du Club Finances. Alors que les comptes des administrations centrales se sont dégradés, le solde des collectivités serait resté quasi-stable en 2020. Une bonne nouvelle pour l’économie française, dépendante plus que toute autre économie développée à la dépense et l’investissement public et particulièrement local. Ce n’est donc surtout pas le moment d’accroître la pression sur les collectivités…

Ma Gazette

Sélectionnez vos thèmes et créez votre newsletter personnalisée

Et soudain, le ciel se dégage. Avec le déconfinement, la sortie de crise apparait plus clairement pour tous les acteurs, et aussi ceux du monde public et plus particulièrement local. Tout le monde, et surtout le gouvernement, attend désormais d’eux d’appuyer à fond sur la pédale de l’investissement pour relancer la machine économique. Ce sont en effet eux qui portent près de 55 % de l’investissement public total (70 % si on exclut les dépenses militaires, bases de données et R&D). Ce poids engage.

Un poids incontournable

Il rend les acteurs locaux incontournables, notamment aux yeux de certains secteurs économiques comme le Bâtiment Travaux Publics, dont le poids dans le PIB français approche les 10 %, qui les bichonnent. Le journal Le Monde a pu par exemple en témoigner récemment dans son article sur les dîners clandestins de la FNTP organisés durant la crise sanitaire. Sans remettre une pièce dans la machine à suspicion qui projette cette image d’une France des ronds-points un peu trop nombreux, l’exposition des élus locaux à toutes les sollicitations, qu’elles viennent d’acteurs privés ou du gouvernement, doit être mesurée à l’aune de ce poids dans les investissements qui rendent la France toujours aussi attractive.

C’est une exception française. Les observateurs qui se pâment devant le plan de relance américain de plus de 6000 milliards de dollars oublient qu’il regroupe pour une part des dépenses déjà incluses dans les dépenses publiques françaises – ce qui explique que ces dernières culminent en France à plus de 55 % du PIB en 2019 contre seulement 38 % aux USA. Ce plan comprend aussi des investissements publics qui représentent depuis des années moins de 2 % du PIB américain mais entre 4 et 5 % du PIB français -soit un point de plus en moyenne que ses homologues européens – dont plus de la moitié provient donc de l’investissement local.

En déprise industrielle, cantonnée au 12e rang mondial en termes de dépenses en R&D et en déficit commercial depuis 2003, l’économie française reste dynamique grâce à sa consommation et ses dépenses publiques, y compris celles destinées à soutenir l’activité en temps de crise, mais aussi grâce à l’investissement public, dont la clé de voute est le secteur local.

Résistance française, assistance locale

La résistance de l’économie française a été confirmée mardi 18 mai par le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau, devant le Cercle des économistes. La perte de 4,4 % de PIB l’an dernier a été finalement moins forte que la moyenne européenne et le rebond en cours devrait être « nettement supérieur à la moyenne de la zone euro », s’est-il félicité. La banque centrale hexagonale anticipe un rebond de l’économie française au moins égal à 5,5 % du PIB cette année, soit « sa plus forte croissance depuis la crise pétrolière » et constitue selon lui « le plus fort rebond européen ».

Dans ses prévisions établies le 12 mai, la commission européenne voit plutôt la France en seconde position européenne avec un taux de croissance de 5,7 % derrière l’Espagne (5,9) %). Cette croissance ne rattrapera pas le retard pris en un an : A fin 2021, le PIB anticipé par l’OFCE pourrait rester inférieur de 5 points à celui de 2019. Mais le gouverneur de la Banque de France s’attend à un retour à ce niveau « avant-mi 2022 » et non plus au second semestre 2022.

Ce satisfecit fait écho à un autre ; le ministre délégué chargé des Comptes publics, Olivier Dussopt, a expliqué devant les députés de la délégation aux collectivités territoriales lors de la présentation des comptes définitifs du bloc communal, des départements et des régions pour l’année 2020 que les collectivités territoriales étaient « les acteurs publics qui ont le mieux résisté face à cette crise. Leur solde est quasiment à l’équilibre fin 2020 quand l’État est en déficit de 7,9 % du PIB et les administrations de sécurité sociale de 2,1 % du PIB », a affirmé le ministre du Budget.

Le bloc communal a bien réduit ses investissements en 2020 de 13 % – un niveau quasi-conforme à toute première année de mandat- mais les départements les ont maintenus (+4%) et les régions les ont poussés (+16,6%). En 2021, toutes les strates et catégories de collectivités devraient poursuivre leur programme d’investissement, malgré une baisse de 11,4 % de leur épargne brute, mais grâce à une bonne dynamique fiscale, selon les dernières estimations du gouvernement.

Préserver la clé de voute de la reprise

La capacité de résistance des collectivités durant la crise, n’est donc pas étrangère à celle de l’économie française. Aussi, tout élément visant à fragiliser le solde des comptes locaux sur lequel repose l’autofinancement qui lui-même est le premier levier de l’investissement serait contre-productif. A commencer par des dispositifs contraignants de dépenses ou de participation au remboursement de la dette publique, dont la charge n’est à moyen terme pas un problème. « Encadrer les dépenses locales, c’est freiner la relance au plus près des besoins et de la réalité des territoires et de leurs habitants » se sont à ce propos écriés trois DGA ressources dans nos colonnes cette semaine.

Mirela Agache-Durant, directrice générale de Groupama Asset Management estime que « dans un monde post-pandémie, on va avoir une lecture différente du niveau d’endettement. Les programmes de relance de l’investissement n’ont pas engendré une hausse du service de la dette car les perspectives de croissance future sont beaucoup plus visibles, plus solides et pour plus longtemps ». Elle poursuit : « l’acceptabilité de la dette dépend plus d’un consensus politique que de ratios ».

Et si la question de la dette devait devenir problématique, la cheffe économique de la direction générale du Trésor, Agnès Benassy-Quéré insiste : « Il n’est pas question que le gouvernement et le niveau infra-étatique comme les collectivités absorbent toute les pertes ». L’économiste libéral David Thesmar, professeur au MIT, complète : « Il n’est pas nécessaire que l’Etat (et par ricochet les APUL, ndlr) finance l’intégralité de l’ardoise à chaque fois qu’il y a une crise. Les investisseurs privés sont là pour ça. L’Etat peut aussi dire aux acteurs privés que si les entreprises font faillite, les banques sont bien capitalisées, elles peuvent donc encaisser une partie de ces prêts accordés à ces entreprises ».

De ce point de vue, la mise en application des dispositions Bâle III, qui prévoient notamment un renforcement du niveau et de la qualité des fonds propres, pourrait freiner cette capacité des banques à « encaisser » la crise, mais également ralentir la relance en limitant l’accès au crédit. La France et l’Allemagne œuvrent d’ailleurs depuis quelques mois à limiter la portée de l’accord qui doit entrer en vigueur en 2023, mais dont la transposition devait débuter dès 2021.

Le rôle des banques dans la relance n’est pas anodin. Selon Gwenhaël Le Boulay, Managing Director et Senior Partner au Boston Consulting Group, la transition écologique représente « une falaise d’investissement inédite depuis la reconstruction après la 2e guerre mondiale de 3 000 à 5 000 milliards par an durant 30 ans, financés à 10 % par le secteur public, 40 % par les banques, le reste par les investisseurs en actions (30 %) et en obligations (20 %) ». Malheur au pays qui ratera cette vague du siècle.

Dans une économie française shootée à la dépense et à l’investissement publics, il est donc primordial de maintenir intactes les marges de manœuvre de ceux qui les pilotent et de les prémunir d’une pression accrue sur leurs comptes via la question de l’endettement public, dont les collectivités ne sont pas responsables, ni même sur leur capacité d’investissement, par le biais de conditions d’accès au crédit plus restrictive.

Réagir à cet article
Prochain Webinaire

Moby, un programme CEE pour l'écomobilité scolaire

de ECO CO2

--
jours
--
heures
--
minutes
marche online

Aujourd'hui sur le Club finances

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Commentaires

L’investissement local, le facteur X de la relance économique française

Votre e-mail ne sera pas publié

Club finances

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement