Logement

Construction : le gouvernement met un milliard d’euros sur la table

| Mis à jour le 18/05/2021
Par • Club : Club Techni.Cités

©Unkas Photo - stock.adobe.com

En déplacement en région parisienne, le Premier ministre Jean Castex, accompagné de la ministre du logement Emmanuelle Wargon, a annoncé le 17 mai une nouvelle série d'aides pour relancer la construction durable, alors que les délivrances de permis de construire stagnent. Une commission chargée d'étudier les freins à la construction est confiée au socialiste François Rebsamen.

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Alors que le secteur de la construction était à l’arrêt depuis plusieurs mois, le plan de relance annoncé en septembre dernier ne lui avait fait qu’une modeste place : 300 millions d’euros étaient destinés à un fonds pour la réhabilitation des friches (40 millions pour la reconversion des friches minières et industrielles polluées, et 259 millions via des appels à projets régionaux), et 350 millions d’euros à une aide à la relance de la construction durable destinée aux collectivités locales qui délivrent des permis de construire pour des projets ayant une densité supérieure à la moyenne.

Neuf mois plus tard, le rythme des constructions reste mou, « la reprise reste très modeste, notamment dans les secteurs tendus », explique-t-on dans l’entourage du Premier ministre.

Les deux dispositifs du plan de relance ont pourtant rencontré le succès : 1120 dossiers ont été déposés et sont éligibles au fonds friches. Pour l’aide aux collectivités acceptant des projets plus denses, 700 communes l’ont touchée, situées à 70% en zone dense, pour un montant de 65 millions d’euros.

Le fonds friches doublé

En déplacement à Saint-Fargeau-Ponthierry (Seine-et-Marne) et Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), le Premier ministre a donc résumé l’intention du gouvernement : « Le rebond que nous observons depuis plusieurs mois est encore très modeste et largement insuffisant dans les territoires où les marchés de l’immobilier et de la location sont les plus chers. Pour éviter que cela ne conduise à l’éviction des plus pauvres en dehors des villes et des métropoles, nous mettons

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Commentaires

2  |  réagir

18/05/2021 11h44 - Elly

Si l’activité de location immobilière est si inintéressante, pourquoi les prix de l’immobilier dans nos villes atteignent-ils des niveaux stratosphériques empêchant les classes moyennes et basses d’acheter un logement pour simplement se loger ?
A la revente le bailleur ayant profité de tous les dispositifs Scellier, Duflot, Denormandie etc n’est pas perdant.

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18/05/2021 09h05 - HERMES

L’immobilier dont celui locatif est un sujet qui m’intéresse et sur lesquels je travaille depuis plus de cinquante ans.

Au cours de cette période j’ai connu beaucoup (trop!) de plans de relance qui pour des raisons d’économies ont été remplacés par de nouveaux plans moins avantageux… pour les futurs propriétaires.
Pour ceux qui ne l’ont pas connu, avant l’élection de M. Mitterrand à la présidence de la république, les bailleurs privés bénéficiaient d’une réduction de leur base imposable de 35 % du montant des loyers et les dépenses prises en compte étaient plus variées. N’oublions pas enfin que la taxe foncière, à l’époque, représentait moins de un mois de loyer. Aujourd’hui, il est fréquent qu’elle soit comprise entre trois et quatre mois de loyer!
A cela est venue se rajouter un tombereau de nouvelles mesures (charges nouvelles) dont les propriétaires doivent s’acquitter. D’abord la CSG qui pour un bailleur est au taux de 17,2 % alors que pour un salarié, elle s’élève à 8,3 %. Pour un investisseur qui place ses deniers à la bourse, y compris l’impôt sur le revenu, le taux du prélèvement global n’est que de 30 %. Ainsi, les prélèvements entre impôt sur le revenu et taxes locales peut culminer à 95,2 % (33 % + 17,2 %+ 45 %). Pour ma part, j’en suis à 80 %… ce que je trouve déjà excessif.

En un mot, l’immobilier est la « poule aux œufs d’or » pour l’Etat comme pour les collectivités locales.

En même temps, pour favoriser les relations entre locataires et bailleurs, de nouvelles règles (favorisant les locataires) ont été mises en place. Pour mémoire, la gazette des communes publiait il n’y a pas si longtemps un article pour dire aux communes de ne pas mettre de bien en location. La raison: les lois pour favoriser les bonnes relations entre locataires et bailleurs!

Avez-vous remarqué que nos différents Présidents de la République, lors de leur déclaration de patrimoine, ne disposent que d’un modeste capital immobilier. Par contre le capital mobilier (dont les placements en assurance vie) est sans commune mesure.
Ainsi ces élus prêchent qu’il faut investir dans l’immobilier, ce que eux-mêmes ne font pas???

Si la détention d’un bien immobilier est coûteuse, son acquisition atteint également des sommets avec ce que l’on appelle les « frais de notaire », dont une partie revient aux départements (ils ont d’ailleurs eu la possibilité de les augmenter récemment).
Pour sa part, l’Etat a refusé ces derniers mois d’autoriser ces derniers à augmenter une nouvelle fois le taux des DMTO revenant à ces derniers. On peut penser qu’il trouve que le mouton est déjà bien tondu (principe qu’il applique aussi aux charges des entreprises en réduisant les montants prélevés sur les entreprises).

Ainsi, la France est sur le podium (je ne sais pas si elle a atteint le graal en décrochant la médaille d’or du pays le plus taxé dans ce domaine) des plus forts prélèvements sur les biens immobiliers!
Ne dit-on pas enfin qu’avec la disparition de la taxe d’habitation, les taxes foncières vont continuer à augmenter de manière conséquente?
Avec tout cela, on s’étonne de la montée des extrémismes et de l’apparition des gilets jaunes qui ne sont en fait qu’un rejet des prélèvements actuels.

L’Etat peut bien mettre un milliard d’euros sur la table. Tant qu’il ne changera pas de paradigme sur les prélèvements sur les biens immobiliers, ce dernier ne repartira pas comme avant.
Un humoriste avait dit qu’il était interdit d’interdire. Or les interdits sont plus nombreux que les droits.
Je vous l’affirme, connaissant bien cette question… et je n’ai pas évoqué l’application des textes par les services fiscaux (on s’en arrache les cheveux)!

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